IMPRIMERIE.
IMPRIMERIE.
Faites faire conversion au dernier feuilleton, et pro-cédez comme aux précédents. Mettez à part sur les deuxantres, alors les folios de tous les trois se suivent.
"L'in-seize se coupe d’abord en petits cartons qui re-présentent autant de feuilles in-4" et se plient selon ceformat.
L'in-vingt-quatre se réduit également en petites feuil-les in-12, qui se plient selon ce format.
L'in-trente-deux se réduit aussi en petites feuilles in-8°,qui se plient selon ce format. m. brun.
IMPRIMERIE mécanique. L’imprimerie se com-pose, comme nous venons de le voir, de deux opérationsdistinctes, la composition et l’impression. De ces deuxopérations la seconde seule parait pouvoir être du do-maine de lu mécanique, aussi allons-nous voir qu’on estarrivé à l'exécuter par procédés presque entièrement au-tomatiques. Nous parlerons ensuite des teutaiives faitesrécemment pour faire rentrer la première, autant quefaire se pouvait d’une opération exigeant nécessairementl’intervention intelligente du compositeur, dans le do-maine mécanique, recherches qui n’ont mené jusqu’iciet ne paraissent pouvoir conduire qu’à des résultats demédiocre importance.
impression mécanique. La première personne quiait rendu public le projet d’une presse mécanique futWilliam Nicholson, l’éditeur du Journal philosophique ,qui prit un brevet d'invention en -1790,1° pour placer lestypes sur une surface cylindrique ; cette disposition descaractères, des filets, des garnitures, etc., était tout àfait nouvelle (fig. 1295); 2° pour étaler l’encre à la sur-face des types, en faisant rou-ler sur eux la surface d’uncylindre enduit d’encre, oubien en faisant que les typess’appliquassent eux-mêmessur celui-ci. Quant au moyende répandre l’encre égale-ment sur ce cylindre, il pro-posait pour cela d’appliquer troisrouleaux distributeurs,ou davantage, longitudinalement au cylindre à encre, demanière qu’ils pussent rouler sur eux-mêmes par le mou-vement de ce dernier. « J’opère, disait-il, toutes mes im-pressions par l’action d’un cylindre, ou d’une surfacecylindrique ; c’est-à-dire que je fais passer le papier en-tre deux cylindres, sur l’un desquels est fixée la formedes types qui constitue ainsi uno partie do sa suiface;l’autre cylindre est garni de drap, il sert à presser lepapier de manière à lui faire recevoir l’impression; oubien encore je fais passer la forme des types, préala-blement encrée, successivement en contact avec le pa-pier enveloppant le cylindre garni de drap. »
, Dans cette description, M. Nicholson indique assezclairement les principales'parties qui entrent dans lesmachines à imprimer d’aujourd’hui ; et s’il avait donnéà chaque partie de soç invention autant d’attention qu’ilen a apporté dans ses inutiles efforts pour attacher lestypes à un cylindre, ou bien, s’il avait songé à courberles formes stéréotypées dont on commençait à parleralors, il aurait, selon toute probabilité, réalisé un ap-pareil pratique.
La première machine à imprimer qui aitété employéea été, sans contredit, inventée par M. Ivœnig, horlogerde Saxe, et construite sous sa direction; des l’année 1 804M. Kœuig s’occupait de perfectionner les presses d’im-primerie. N’ayant pu réussir à intéresser à ses vues lesimprimeurs du continent, il vint à Londres bientôtapres cette époque ; il soumit ses plans à M. T. Bensley,célèbre imprimeur, et à M. Taylor.
Ces messieurs fournirent libéralement des fonds àM. Kcenig et à son aide Bauer, mécanicien allemand .En 1 811, Kcenig obtint une patente pour une méthodepar laquelle il faisait marcher par un moteur une presseordinaire à la main ; mais après beaucoup de dépenses
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et de travail, il fallut renoncer à ce projet. Il dirigeaalors son attention vers l’emploi d'un cylindre, au lieud’une surface plaue, pour communiquer la pression; ilréussit enfin, quelque temps avantle 28 novembre 1814,à compléter son automate à impression, car ce jour-là, leséditeurs du Times annoncèrent à leurs lecteurs qu’ils li-saient pour la première fois un journal imprimé par unemachine à vapeur; c'est donc là un jour à jamais mé-morable dans les annales de la typographie.
Dans cette machine, la forme à types était disposéede manière à se mouvoir horizontalement au-dessousdu cylindre à impression sur lequel la feuille de papierétait tenue très serrée au moyen d’une série de cordonsde fil, sans fin. L’encre était placée dans une boite cy-lindrique, d’où elle était chassée au moyen d’une visqui pressait sur un piston parfaitement ajusté : l’en-cre tombait ensuite entre deux rouleaux de fer, quipar leur mouvement de rotation la transmettaient à plu •sieurs autres rouleaux subjacents, lesquels avaient nonseulement un mouvement autour de leurs axes, maisencore un mouvement alternatif eu travers. Ce systèmede rouleaux égalisateurs se terminait par deux autresgarnis de cuir qui appli-quaient l’encre sur les types■ (fig. 1296). Cette manière
n* d’égaliser et d’appliquer l’en-
cre offrait évidemment unuwmmfo. mécanisme un peu trop com-
pliqué, et par conséquent. difficile à conduire; il exi-
geait quelquefois deux heu-res avant qu’il pût être mis
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convenablement eu train.
Afin d’obtenir rapidement un grand nombre d’im-pressions avec la même forme, un cylindre fut établi dechaque côté de l’appareil à encre, la forme.devant pas-ser au-dessous de chacun d’eux; avec cette dispositionà double effet, on obtint 1,100 impressions par heurelorsque la machine fut mise en œuvre pour la premièrefois; mais un perfectionnement subséquent la mit àmême d’en donner jusqu’à 1,800.
La seconde découverte de Kœuig fut de construireune machine capable d’imprimer les deux côtés d’unjournal chaque fois que les formes complétaient leurpassage au-dessous des cylindres. L’appareil (fig. 1297)
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se composait de deux machines simples, complètes, pla-cées l’une vis-à-vis l’autre, les deux marbres étant réunis en un seul, vers les extrémités duquel se trouvaientles encriers.
La feuille était portée d’un cylindre à l’autre commeauparavant, par le moyen de rubans, et le cheminqu’elle parcourait ressemblait à la lettre S,, couchée ho-rizontalement ca». Par là la feuille était tournée sensdessus dessous, pendant la course même d’un cylindreà l’autre. Sous le premier cylindre elle recevait l’impres-sion de la première forme, et sous le second celle de ladeuxième. Ainsi disposée, la machine put imprimer 750feuilles d’impression des deux côtés eu une heure. Cenouvel appareil à registre fut construit en 1815 pourM. T. Bensley. Ce fut la seule machine construite parKcenig, pour imprimer des deux côtés.
MM. Donkin et Bafeon, quelques années auant cette