IRIDIUM.
IVOIRE.
toxyde de iûanganè9e, et l’iode mis en liberté se vola-tilise et vient se condenser dans le col de la cornue. Onle sèche en le comprimant entre des feuilles de papierbuvard, et on le purifie par sublimation.
L’iode a la plus grande analogie avec le chlore et lebrome. 11 forme avec l’oxygène plusieurs combinaisonsacides que l’on ne peut obtenir que par des moyensindirects. Il a une beaucoup plus grande affinité pourl’hydrogène, aveclequel il forme Y acide hydriodique.Il s’unit avec les autres corps simples pour former desiodures.
IRIDIUM. Métal découvert en 1803, par Descotils,dans les minerais de platine, et qui doit son nom à ceque les sels offrent des dissolutions très variées. C’estpeut-être le plus réfractaire de tous les métaux ; il nedonne pas le plus léger indice de fusion à la températureà laquelle le platine fond complètement. Cependant,Children est parvenu à le fondre à l’aide d’une déchargede sa batterie électrique. Il a obtenu un globule bril-lant d’une densité z= 18,68. Ordinairement, on l’obtientà l’état d’une poudre grise, semblable à la mousse duplatine, et dont la densité — 15,683. Lorsqu’il a étécalciné, il est insoluble même dans l’eau régale, maiscelle-ci l’attaque avec facilité et le dissout, lorsqu’il estallié à une certaine proportion de platine. Il forme avecl’oxygène quatre oxydes, que l’on obtient en décompo-sant les chlorures correspondants par un alcali. Nousindiquerons sa préparation en parlaut du platine.IRRIGATIONS. Voyez canal.
IVOIRE ( angl . ivory, ail . elfenbein). Substanceblanche, dure, de la même nature que les os, et quiconstitue les défenses d’éléphant. Plus dur et d’un grainplus serré que l’os, dont on le distingue aisément pur letissu formé de losanges que présente sa coupe transver-sale, l’ivoire est susceptible de r* cevoir le plus beau poli,et se rapproche, par la facilité et la netteté de ses coupes,des métaux les plus ductiles; aussi les arts mécaniques,et surtout celui du tourneur, emploient cette substanceà la confection de pièces d’une délicatesse et d’un finiréellement extraordinaires. On fait à Dieppe un com-merce très étendu d’objets en ivoire, travaillés avecbeaucoup de soin et d’habileté.
L'ivoire qui provient des éléphants d’Afrique est pré-férable à celui des éléphants de l’Inde ; il est plus dur,d'un graiu plus serré, et les défenses sont plus grosses;il n’est pas rare d’en trouver de 2® à 2’“,25 de longueuret de 0",15 à 0“,20 de diamètre à la base. Les dentsd’hippopotame fournissent une sorte particulière d’i-voire qui surpasse en finesse et en dureté celui qui pro-vient des défenses d’éléphant; mais comme ces dentssont fort creuses, on ne peut l’employer que pour depetits objets ; les dentistes l’emploient presque exclusi-vement à la confection des dents artificielles. Les dé-fenses du morse et celles du narwal fournissent aussiune espèce d’ivoire.
On emploie l’ivoire en feuilles minces pour la pein-ture à l’aquarelle et pour la marqueterie; dernièrementon est parvenu, au moyen d’une scie cylindrique, à ob-
JACQUART (métier a la). Voyez tissage.
JAIS ou jayet. Variété de lignite jouissant d’unéclat très vif, et autrefois très employé pour la con-fection de parures de deuil, etc. La mode est actuel-lement passée, et les fabriques qui l’exploitaient sontpresque entièrement tombés.
tenir des manchons d’ivoire qui, fendus sur leur Ionguéur et étendus à la manière du verre à vitre, don-nent des feuilles de 0“,30 à 0®,40 de largeur, qu’onemploie au placage des meubles de grandes dimensions,tels que les cuisses de piano, etc.
L’ivoire se ternit assez rapidement au contact de l’airet de la poussière, en prenant une couleur jaunâtre.M. Spengler a remarqué qu'il suffisait de l’enfermersous une cloche ou une cage de verre hermétiquementclose pour l’empêcher de jaunir. Les objets ainsi con-servés acquièrent même une blancheur plus grandeque celle qu’ils avaient primitivement, lorsqu’ils sontexposés aux rayons du soleil. Il a été conduit par cetteobservation à un procédé fort simple pour blanchir l’i-voire jauni. Il assure qu’il suffit pour cela de le brosseravec de la pierre ponce calcinée et délayée avec del’eau, puis de renfermer les pièces encore humides sousune cloche ed verre, que l’on expose journellement auxrayons du soleil.
On teint aisément l’ivoire en différentes couleurs,mais pour que la teinture soit solide, il faut laissertremper, pendant 6 à 8 heures, dans du vinaigre, oumieux dans une dissolution d’alun, les pièces que l’onveut colorer. On les teindra alors en beau rouge, en lesplongeant dans une décoction de bois de Brésil ; enjaune, avec une décoction alunée de safran ou d’épine-vinette ; en vert, avec un mélange de 3 parties de vert-de-gris et de 1 p. de sel ammoniac dissous dans du vi-naigre; en un beau bleu, en les plongeant à plusieursreprises alternativement dans le bain de vert qui pré-cède et dans une lessive chaude de potasse ; enfin lenoir «'obtient au moyen d’un bain dans une décoctionchaude de bois d’Inde, puis dans une dissolution d’acé-tate de fer.
Nous rapporterons ici une de ces nombreuses et cu-rieuses découvertes de feu M. d’Arcet, notre savautcollaborateur, dont les arts et l’industrie déplorent laperte récente.
M. d’Arcet, en traitant l’ivoire par l’acide hydro-chloriqne étendu d’eau, obtint de la gélatine brute ; ilsoumit ensuite cette gélatine brute à l’action d’une dis-solution de tan : elle devint alors parfaitement infusibleet inaltérable par l’air et par l’eau, et en la veinant aumoyen d’une dissolution d’or et d’argent, il obtint unproduit tout-à-fait semblable à l’écaille rouge, si chèreaujourd’hui, et si recherchée pour les beaux ouvragesde tableteries.
La gélatine ainsi préparée peut se travailler et se souder comme l’écaille. Au moyen de quelques précautions,on peut réduire en gélatine des objets d’ivoire préalable-ment façonnés, sans qu’ils se déforment, puis les tanneret leur donner l’apparence de l’écaille, de manière àproduire une illusion complète.
En calcinant au rouge, en vases clos, des râpureset rognures d’ivoire, on obtient un charbon d’une bellecouleur noire qui, broyé à l’eau, est employé en pein-ture sous le nom de noir d'ivoire.
JAUGEAGE. Voyez hydraulique.
JAUNE. Voyez couleurs.
JAUNE MINÉRAL ou jaune de naples. Bellecouleur très solide, employée non seulement dans lapeinture à l’huile, mais encore dans la peinture sur por-celaine et sur émail. Sa préparation a été longtemps