KALEIDOSCOPE
KERMES.
nne glace transparente ou dépolie t placée horizontale-ment dans un châssis à coulisse u.
v, glace étamée, ou mieux, prisme plan convexe,destiné à réfléchir les images ou dessins snr la glacehorizontale t.
ar, écran en bois formant le couvercle de la chambreobscure et dressé pour intercepter les rayons lumineuxqni ne partent pas du kaléidoscope ; un bouton à visfixe la position du châssis u et celle de la glace v quireçoit l’image réfléchie.
y , lampe à double courant d’air avec un réflecteur y’ :elle est disposée pour éclairer les éléments du dessin,c’est-à-dire pour que les images soient vues plus netteset plus vives.
x, support à coulisse destiné à soutenir le kaléidos-cope lorsque celui-ci est fixé sur la chambre obscure.
Fonctions de l'appareil. Après avoir placé toutes lespièces de l’instrument, on met au foyer en élevant lechâssis à coulisse u. Lorsque l’image est au point,c’est-à-dire lorsqu’elle est nette et vive, on arrête lechâssis au moyen d’un bouton à vis, afin de prévenirtout dérangement; ensuite on recouvre la glace polied’une feuille de papier transparent, verni et quadrillé,snr laquelle on imite toutes les couleurs de l’image pro-duite, à la façon des dessinateurs metteurs en carte.
Toutefois on peut enlever la glace polie et la rem-placer par une glace dépolie sur laquelle les images sepeignent avec une grande netteté ; alors on copie l’i-mage sur une feuille de papier ordinaire ou quadrillé,et on lui donne du premier coup les formes et les di-mensions voulues.
Pour avoir une image circulaire, il faut incliner lesmiroirs en tournant le bouton y, fig. 1311, de gaucheà droite, lorsque les miroirs sont parallèles. Si l’onveut, au contraire, former une bordure ou un dessincontinu et rectangulaire, on dispose les miroirs paral-lèlement l’un à l’autre, comme on le voit fig. 1311, entournant de droite à gauche lorsque les miroirs sont in-clinés.
Enfin, si l’on place dans la boite catoptrique o undessin rectangulaire et transparent de manière à formeravec la glace e ou f un angle de 45°, on obtient, parréflectiou, une image formant un coin ou triangle rec-tangle.
Observations. Au besoin, la chambre obscure p, seulepourrait servir à réduire et à simplifier des dessins pla-cés verticalement à une distance voulue et éclairés di-rectement ou par transparence à l’aide d’une lampemunie d’un réflecteur concave. Dans ce cas, on sup-prime le verre dépoli qui ferme la boite catoptriqueainsi que les éléments colorés et les dessins eux-mêmesservant d’éléments.
On peut former des images multipliées au moyen desdessins eux-mêmes en se servant du kaléidoscope.
KERMES ( angl . kermes-grains, ail. kermes kœr-ner). On désigne sous ce nom les corps desséchés desfemelles du genre coccus «Kcts, insecte qui croît sur lesfeuilles du quercus ilex , et qui fournit une matière colo-rante rouge. Le kermès était déjà connu en Orientdu temps de Moïse, et on l’emploie dans l’Inde , depuisl’antiquité la plus reculée,, dans la teinture des soies;il était également connu des Grecs et des Romains, etPline rapporte que les habitants de la péninsule ibéri-
que payaient aux Romains la moitié de leur tribut enkermès. Actuellement le principal centre de productionde kermès est le département des Bouches-du-Rhône .
Du 9* au 14 e siècle, les paysans étaient obligés,daus beaucoup de parties de l’Allemagne , de livrer cha-que année aux couvents une certaine quantité de kermèsplus foncé et plus gros que le précédent ; c’était lecoccus potonicuSy qui s’attache surtout aux racines duscleranthus perennis, de la potentille, de la tormentilloet de la pimpinelle. Ce kermès était principalementexpédié à Venise , où il alimentait les teintureries d’é-carlate. Actuellement on n’en récolte plus guère quedans les plaines sableuses de la Pologne et de l’U-kraine.
On trouve en Sibérie , sur les racines de fraisier, unevariété particulière, le co -vus fragariœ .
Enfin, dans le sud de la Russie , ou trouve le coccusuva ursi , qui est presque deux fois aussi gros quele coccus polonicus , et qui, avec l’alun, donne uue bellecouleur rouge. •
Le kermès ordinait? se présente sous la forme degrains ronds légers, de 2 à 3 millim. de diamètre, d’unrouge-brun, ayant une saveur piquante et une odeurqui n’est pas désagréable. La matière colorante qu’ilreuferme est soluble dans l’eau et l’alcool ; les acides larendent brunâtre, et les alcalis la font tourner au violetou au rouge carmin. Avec les dissolutions de fer, elledonne snr la laine uoe couleur noire, du rouge de sangavec l’alnn, du gris vif avec un mélange de sulfatede fer et de crème de tartre, de vert-olive avec unmélange de sulfate de cuivre et de crème de tartre, dubrun de cannelle très vif avec un mélange de sel d’étainet de crème de tartre, et du violet avec un mélange dosulfate de zinc et de crème de tartre. Les couleursd’écarlate et de cramoisi obtenues avec le kermès sonttrès solides.
Les bonnets rouges, importés en si grande quantitéde France en Turquie , sont généralement teints avecun mélange à parties égales de garance et de kermès.
Depuis la découverte de l’Amérique , le kermès a étépresque entièrement remplacé dans la teinture par lacochenille, qui fournit une couleur plus riche.
KERMES MINERAL. Sulfure d’antimoine préparéartificiellement, en dissolvant du sulfure d’antimoinenatif dans une dissolution bouillante de carbonate depotasse filtrant à chaud. Par le refroidissement, lekermès se dépose sous la forme d’une poudre d'un brun-rouge employée en médecine.
IÜRCHWASSER. Liqueur spiritueuse d’un goût trèsagréable, dû à une faible quantité d’acide hydrooyani-que ou acide prussique, et que l’on prépare dans la Forêt-Noire, ainsi qu’il suit : on choisit les merises les pluspures et les plus saines ; on en enlève les queues ; on lesécrase sur une corbeille d’osier, et on en reçoit le jusdans un cuvier ; on pèse le mare, on en pile le quartseulement que l’on mêle avec le jus, et l’on abandonnele tout à la fermentation, à une température de 15à 30®, en ayant soin de couvrir imparfaitement lecuvier. Quand la fermentation est achevée, on tire laliqueur au clair, et on la distille comme à l’ordinaire.
KOUMISS. Liqueur que les Kalmoucks préparent enfaisant fermenter du lait de jument, et qui, soumise àla distillation, donne une liqueur spiritueuse d’uneodeur désagréable *à laquelle ils donnent le nom de rock.