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LAINES.

LAINES.

Le poêle consiste ordinairement eu une plaque de fer,chauffée par le feu ou par la vapeur, et surmontée d’uneplaque semblable, placée à un intervalle suffisant pourpermettre d’introduire les dents entre ces plaques parun côté qui reste ouvert, tandis que l’espace contenueutre leurs bords sur leurs autres côtés est fermé pourretenir la chaleur.

Lorsque l’ouvrier peigne la laine, il la prend parmèches d’environ 42 grammes chaque, l’arrose d’huileou graisse avec du beurre, et la roule dans ses mainsafin de rendre tous les filaments également onctueux.

Quelques laines dures et sèches demandent un sei-zième de leur poids d’huile, d’autres n’en demandentqu’un quarantième ; il attache ensuite au poteau unpeigne chauffé avec ses dents tournées en haut, saisitune moitié de la mèche de laine dans ses mains, la jettesur les dents en la faisant passer à travers, et cela àplusieurs reprises, laissant à chaque fois quelques fila,ments droits sur le peigne; quand le peigne a ainsi re-cueilli toute la laine, il est introduit dans le poêle avecses pointes chargées de la laine pendant en dehors etexposée à l’inffuence de la chaleur; l’autre peigne, quivient d’être retiré chaud du poêle, est placé sur le po-teau et garni des 8 à 4 0 grammes de laine qui reste,

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tion, parce qu’ils sont trop courts pour pouvoir êtresaisis par la main du peigneur, se nomment blouses ,tandis que la laine peignée longue se nomme cœur.

Les blouses ne peuvent être filées comme lainesrases à une grande finesse; elles sont réservées pour lafabrication du gros drap.

Quand la laine est finalement tirée du peigne on lalaisse refroidir ; on la dispose ensuite en paquets de dixou douze poignées.

Beaucoup de tentatives ont été faites pour exé-cuter le peignage de la laine mécaniquement, maisjusqu’à présent une seule machine a été employée enFrance avec succès. Cette peigneuse, qui fut inventéepar J. Collier, en 4827, continuant à se propager et àdonner de bons résultats, mérite une description tantsous le rapport des services que sa propagation paraitêtre appelée à rendre encore, que sous le rapport de l’in-térêt que présente sa conception mécanique, dont leprincipe paraît avoir été conçu par M. Godart d’Amiens ,qui prit un brevet d’invention en 4 825, pour une ma-chine analogue, dont il céda la propriété à M. Collier.La fig. 4 34 5 représente le plan ; la fig. 4 316 une vue decôté, et la fig. 4317 une coupe transversale de cettemachine.

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après quoi il remplace celui qui est dans le poêle; ayantalors les deux peignes chauffés, il en tient un de lamain gauche sur son genou, étant assis sur un tabouretpeu élevé; et saisissant l’autre de la main droite, ilpeigne la laine sur le premier, introduisant les dents del’un des peignes dans la laine fixée dans l’autre, et lestirant en travers.

Cette manipulation se répète jusqu’à ce que les fibressoient parallèles comme une mèche plate de cheveux ;il est convenable de commencer par peigner le bout dela mèche et d’avancer progressivement d’une extrémitéà l’antre jusqu’à ce que les dents s’engagent ensembleautant que possible, sans qu’il y ait froissement ; sil’ouvrier agissait autrement, il risquerait de briser lesfilaments, ou arracherait tout à fait leurs bouts de l’undes peignes. Les flocons qui restent à la fin de l’opéra-

Les mêmes lettres indiquent les mêmes parties dansles trois figures.

On voit que les peignes se composent chacun d’ungrand cercle creux en fonte D, assemblé avec six braségalement creux, et réunis à un moyeu commun.

La coupe, fig. 4347, indique que le plan du cercleforme un certain angle avec la verticale, et que sonaxe creux E n’est pas horizontal, mais forme un angled’environ 4 4° avec elle ; cet axe communique avec lachaudière à vapeur par le tuyau recourbé F, et avecl’air extérieur par le tuyau G ; le tuyau F laisse arriverla vapeur dans la jante en passant par 5 bras de la roueafin de chauffer les dents du peigne, le sixième braslaisse échapper la vapeur qui a servi par le tuyau G.Chaque peigne circulaire porte une double rangée dedents, ou broches en acier de forme conique très aiguë