LAINES.
LAINES.
uairc qu’on nomme lame femelle et contre laquelle agis-sent les bords du coupeur tournant auxquels on donne
le nom de lame mâle ; f et g, sont des ressorts plats des-tinés à tenir le drap indiqué par des points contre les
1342. 1343.
bords coupants. Ou voit par les fig. 1342 et 1343 queces ressorts f et g sont des plaques minces de métal cou-pées en bandes étroites ou percées de longs trous.Leur but est de soutenir le drap qui doit passer entre, etd’opérer comme un lit h ressorts, appliquant la surfacedu drap contre les coupeurs, de manière à ce que leduvet ou poil’puisse être tondu, à mespre que le cha-riot d est tiré le long des rails supérieurs du bâti' de làmachine A A, au moyen de courroies commandées con-venablement.
La pièce de drap que l’on veut tondre est roulée surle rouleau k, et son bout dirigé à travers la machine,entre les ressorts plats f g , (comme on le voit dans lafig. 1344), vers l’autre rouleau 1, puis attaché; les cô-tés ou lisières du drap étant tenus étendus par de petitscrochets. Le drap ainsi placé dans la machine et forte-ment tendu est maintenu dans cette position au moyende roues à rochets qui se trouvènt sur les bouts desrouleaux l et l. Au commencement de l’opération de latonte, le chariot d doit être ramené en arrière, commedans la fig. 1340, de manière à ce que les coupeurssoient tout près de la lisière ; le cadre des coupeurs estlevé sur ses pivots, quand il recule, afin de ne pas en-dommager le drap, mais on le baisse ensuite avant dele faire agir. Une manivelle est appliquée à la poulie mqui, au moyen d’une corde sans fin, passée autour de lapoulie n à l’extrémité opposée de l’axe m et autour desautres poulies o et p et de la petite poulie q sur l’axe ducoupeur cylindrique, donne à ce coupeur un mouvementde rotation très rapide; pendant ce temps une vis sansfin qui se trouve sur l’axe de m et n s’engageant dansles dents de la grande roue r, fait tourner cette roue, etun petit tambour $ placé sur son axe pour rouler lacorde, de manière que le chariot d avec les coupeurs aet e, et le lit à ressorts f et g, sont lentement, mais pro -gressivement, avancés, et portent les coupeurs sur lasurface du drap d’une lisière àl’autre, la rotation rapidedu cylindre coupant a effectuant l’opération de la tonte.
Sur le cylindre coupant, entre les lames en spirale,on a proposé de placer des bandes de panne, en guise debrosses, pour relever le duvet ou poil à mesure que lecylindre agit, et par conséquent mettre les pointes dela laine en contact avec les coupeurs.
La même invention a été adaptée à une machine pourtondre le drap dans le sens de sa longueur.
La fig. 1344 représente une élévation géométriquede l’uu des côtés de la machine établie par M. Davis.La fig. 1345, est un plan horizontal de la même ma-chine, vue d’en haut, et la fig. 1346 une section priseverticalement en travers de la machine, près du milieu,afin de montrer les parties actives mieux que dans lesdeux autres figures précédentes. Ces trois figures re-présentent une machine complète fonctionnant, les cou-peurs agissant par un mouvement rotation et le drapétant placé sur le chariot, de manière à être tondu d’uncôté à l’autre; oaa, est le cadre de bois ou de fer.parfaitement assemblé par des traverses aux deux boutset au milieu sur les côtés supérieurs du cadre. Il y uune série d’axes portant les rouleaux-guides, 6,6, 6, surlesquels passent les barres latérales c,c, du cadre quiporte le drap, lorsqu’il passe sous les coupeurs dans l’o-pération de la tonte. Les côtés latéraux c, c, sont desbarres de fer droites, ayant à leur partie inférieure destranchants qui se meuvent facilement sur les rainuresdes rouleaux 6, 6, 6. Ces côtés latéraux sont fortementunis par les traverses du bout. Le cadre glissant estmuni des deux rouleaux inférieurs e, e, sur lesquels estroulé le drap que l’on veut tondre, des deux rouleauxsupérieurs et latéraux f, f , sur lesquels le drap est con-duit et soutenu, et des deux rouleaux du bout g t g t aumoyen desquels les barres h, A. sont tendues.
Quand on se prépare à tondre uue pièce de drap,toute la longueur de la pièce est d’abord roulée forte-ment sur l’un des rouleaux inférieurs e, qui doit être unpeu plus long que la largeur du drap d’une lisière al’autre.
Ou lève ensuite le bout de la pièce et on le passe Dardessus les rouleaux latéraux f, f, d’où on le ramène surl’autre rouleau e , et l’on attache ce bout à ce rouleau.Les crochets des barres A, A, sont alors engagés dansles lisières, et les deux rouleaux inférieurs e t e , ainsique les deux rouleaux ÿ, g, sont tournés afin de tirer lecrap et de le tendre, laquelle tension est maintenue pardes roues à rochets fixées aux bouts des rouleaux res-pectifs,ayant descliquets qui s’engagent dans leurs dents.
On fait glisser avec lu main, sur les barres du haut,le cadre qui porte le drap, de manière à ce que la li-sière soit presque près du coupeur ï i, prêt à commen-cer l’opération de la tonte ; on hausse alors le lit quiprésente le drap aux tranchants des ciseaux.
En considérant la section transversale, fig. 1346, onaura une idée de la construction du lit. Il est composéd’un rouleau de fer ou d’un autre métal A, A, ayant laforme d’un cylindre parfait, et recouvert de drap ou decuir, afin que l’élasticité existe à un faible degré. Cerouleau est monté sur des pivots dans un cadre l l , etil est soutenu par un rouleau plus petit m, monté de 1 amême manière, lequel rouleau a pour but simplement deprévenir toute courbure ou dépression de la partie cen-trale du rouleau supérieur ou lit k A, de manière à ceque le drap 6oit tenu en contact avec toute la longueurdes lames coupantes.
Afin que le lit k puisse se lever et tomber, pour pré-senter aux coupeurs le drap qui doit être tondu, oupour le baisser après l’opération, le cadre l /, peutglisser du haut en bas dans le support, ou table à rai-nure n «, indiquée par des points.
Ce support est situé vers le milieu de la machine, latraversant précisément sous les coupures, et il est fixéau cadre a par des boulons et des vis. 11 y a un levier 0 ,fixé à la barre transversale du support, qui tourne surun axe qui lui sert de point d’appui. Le bout du bras leplus court de ce levier agit sous le centre du cadre glis-sant, de sorte qu’à l’aide du levier a, le cadre glissantainsi que le lit, ceux-ci sont haussés ou baissés, et quandils sont haussés, retenus par un cliquet à ressort j.
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