LIN.
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pes produites par cette peigneuse entraînent avec elles,on y a apporté les modifications suivantes, représen-tées fig. 4427, 4428 et 4429.
L’appareil consiste en deux séries de peignes (fi-gure 4 428) fixées aux deux châssis mobiles représentés,en a et 6. Chaque châssis est formé de montants verti-caux a, b, portant des branches latérales garnies dedents de peignes ; ces branches ou bras sont parallèleset à égale distance les uns des autres, mais ils sontfixés à chaque châssis de manière à occuper les espacesintermédiaires, quand les châssis sont réunis l’un àl’autre comme l’indique la fig. 4429. Les châssis sontmis en mouvement au moyen de manivelles tournantesqui y sont adaptées, ainsi que le représente la fig. 4 427,et lorsque les manivelles tournent sur leurs axes.
Les bras de l’un des montants passent entre ceux del’autre sans se toucher, cela constitue ce qu’on appelleune monture de peignes ; mais dans une machine per-fectionnée il y a deux systèmes semblables, les pointesde l’une s’y trouvant opposées à celles de l'autre.
La manière dont les séries de ]>ointes, qui constituentune machine, agissent sur le lin est indiquée par lafig. 4427, qui représente l’appareil vu de profil. Lors-que les manivelles tournent dans la direction des flèches,les montants viennent dans une autre position, et c’estalors que les pointes ou les peignes de* l’un d’eux a,commencent à pénétrer dans le lin, et qu’en descendantces pointes peignent ou divisent les fibres. Le mouve-ment de rotation des manivelles continuant, les deuxmontants a et b viennent dans la position indiquée parla fig. 4 428. Les pointes du montant a se retirent de lafilasse, tandis que oelles du montant b s’en rapprochent,et poussent les fibres en dehors des premiers pourqu’elles soient peignées par l’effet du mouvement des-cendant des pointes.
On voit par là qu’à mesure que les peignes du châs-sis a et b s’avancent chacun à son tour, ils passent endehors l’un de l’autre la totalité de la filasse, et rendentimpossible l’entrainement et l’embrouillement des fila-ments, puisque chaque montant, en s’avançant, nettoiede toutes les fibres qu i ont pu s’y attacher les pointes dumontant qui vient d’agir.
Toutefois, une simple monture de peignes semblablesn’agissant que d’un seul côté de la filasse, n’opére-rait qu’imparfaitement la division des fibres ; il est doncnécessaire pour atteindre le but d’une manière plus effi-cace d’employer deux montants et de les placer à l’op-posé l’un de l’autre, de chaque côté de la filasse, commeon le voit par la disposition des figures.
‘ Les manivelles des deux montants opposés, a et b, etc, d , sont liées l’une à l’autre au moyen des roues den-tées e } f, comme dans la fig. 4 428, ou bien par quatreroues dentées qui permettent aux peignes d’agir enmême temps, les deux montants se trouvant en senscontraire, mais avec des vitesses égales, et la filasse setrouvant par ce moyen peignée ou sérancée de la ma-p nière indiquée par la dernière figure.
Jusqu’ici nous n’avons considéré que deux montantsgarnis de pointes, et constituant une double monture•opérant de chaque côté de la bande de filasse interposée.Mais si l'on Veut produire une pins grande quantitéd’ouvrage, on peut établir dans la même machine plu-sieurs montures semblables, travaillant l’une à côté del’autre, et s’étendant dans le sens de la largeur de lamachine. Les peignes peuvent alors être placés surtrois châssis, dont celui du milieu peut avoir ses bran-ches ou ses bras s’étendant de chaque côté, tandis queles bras des deux autres châssis viendraient seuls péné-trer dans les intervalles de ce châssis intermédiaire, oumettre en mouvement un système de peignes ainsi dis-posés ; il faut que les montures soient reliées entre ellespar de triples manivelles.
Tel est le principe sur lequel repose la machine à pei-
gner, perfectionnée, et représentée par les diverses fi-gures dont nous allons décrire maintenant chaque coustruction séparément. La machine ou l’appareil repré-senté par la fig. 4424 a quatre séries de peignes, dontdeux opèrent sur le lin par devant et deux par derrière,a et b sont les deux séries de devant, et c, d, les deuxséries placées en arrière ; e, e, sont les poignées aux-quelles sont suspendues les bandes de filasse, préalable-ment espadée. Ces poignées sont accrochées à la barre,qui leur sert d’appui et de guide.
Les montants des peignes sont fixés en haut et enbas aux hirondelles g t g y qui sont toutes en communica-tion au moyen de roues dentées, et mises en mouvementpar la courroie d’une roue conductrice.
Les peignes une fois mis en action de la manière quenous avons décrite, opèrent sur les bandes de filassesuspendues au milieu d’eux, et en divisant les fibres.Ainsi qae nous l’avons dit, ces bandes de filasse sontprogressivement conduites à travers la machine aumoyen des crampons qui les tiennent suspendues, etqui glissent sur leur guide par l’action de la chaînesans fin, à laquelle les crampons sont séparément atta-chés au moyen d’un crochet qui s’implante dans un deschaînons.
La chaîne est conduite par une roue à cames, tour-nant sur l'axe d’une roue d’angle, à laquelle on imprimeun mouvement lent de rotation au moyen d’un pignond’angle placé sur l’axe d’une roue semblable, mise enmouvement à son tour par un autre pignon fixé à l’ex-trémité de l’axe de la manivelle supérieure. Par cemoyen, les crampons garnis de filasse et placés sur lebord de la barre qui leur sert de guide, sont conduitslentement à travers la machine, où le lin se trouve gra-duellement soumis d’abord à l’action des aiguilles d’unpeigne grossier, placées à distance les unes des autres,et finalement à celle de pointes plus fines et plus rap-prochées entre elles ; ensuite chaque crampon et la filasse qn’il porte sont retirés de la machine, à l'extré-mité opposée de la barre sur laquelle il a glissé pendantl’opération.
Mais si l’ouvrier néglige d’enlever la pince arrivée àl’extrémité de la barre, la machine s’arrête au moyend’un levier articulé et fourchu à son extrémité, lequelpousse la courroie et la fait passer de la poulie conduc-trice fixe sur une autre qui est libre, et porte ainsi endehors de la machine, l’action de la force motrice.
À mesure que les peignes en agissant sur le lin pouren diviser les filaments en déchirant les fibres, et en ré-duisent une partie en étonpe, celle-ci est séparée de lafilière pendant le mouvement descendant du pignon, etelle est déposée entre deux rouleaux sans fin p, p (fi-gure 4424). Ces rouleaux la conduisent au grand tam-bour q placé par dessous, autour duquel elle s’enrouleen deux lames sans fin, l’une d’étoupe grossière, l’autred’étoupe fine, leur adhérence étant favorisée par nn rou-leau r ; et lorsqu’une certaine quantité de cette étoupese trouve accumulée autour de la périphérie du tambour,on l’en retire en la coupant par bandes. Les rouleauxcannelés, ainsi que le grand tambour, sont mis enmouvement au moyen de courroies. Lorsque chaquebande de filasse a été ainsi conduite à travers la ma>chine à peigner, on ouvre les mâchoires des mordaches,on change les bouts de la filasse et on introduit de nouveau celle-ci entre les mâchoires de l’instrument, demanière que l’extrémité de la bande qui n’a pas étésoumise à l’action de la machine le soit à son tonr de lamême façon. Afin d’empêcher une partie quelconque dulin de s’attacher aux branches des châssis mobiles, cha-cun de ceux-ci est garni d’un bouclier, ou plaque de ferpoli ou de cuivre, qui recouvre une partie des peignesainsi que les têtes des vis qui tiennent ceux-ci fixésaux branches. Comme la plaque de métal est courbéeen forme de bouclier, elle glisse sur les brandies de*