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MACHINE A VAPEUR.

MACHINE A VAPEUR.

Quadrature de là courbe en millimètres carrés.

7,126

6,504

6,192

5,699

4,793

3,447

Travail développé par la vapeur par course. .

64,702 km

59,052 k ' ,,

56,22 l k “

5l,747 k -

43,721 k “

3l,298 km

Pression moyenne pendant l’admission parcentimètre carré.

1 k ,19

1 k ,20

1 k ,23

1 k ,25

1 k ,23

1 k ,20

: Course du piston pendant l’admission.

4 m ,9S2

1-.676

4»,317

0-.927

0 m ,617

0 m ,321

| Poids de vapeur dépensé par course.

5 l ,015

4 k ,307

3 k ,448

2\474

4 k ,644

0 k ,825

Travail développé par kilogramme de vapeur.

12,902 k “>

13,71o km

16,307 km

20,966 k "

27,0I9 k ™

38,018 k -

Travail par calorie.

20

20

25

32

43

58

L’examen de ces résultats met en évidence les grandsavantages que procure l’emplqi de la détente pourl’économie du combustible; et les détails de calculdans lesquels nous sommes entrés indiquent la marcheà suivre pour déduire, des courbes de l'indicateur, letravail développé par la vapeur dans le cylindre.

C’est sur l’emploi de détentes prolongées, dont lesavantages sont si évidents, que repose, comme nousl’avons déjà dit, le grand progrès qui se réalise de plusen plus chaque jour, surtout en y joignant les condi-tions de réchauffement qui sont essentielle» pour quele résultat soit tout à fait satisfaisant.

Distribution de la vapeur. Le diagramme tracé parle crayon, de l’indicateur ne donne pas seulement lamesure du travail moteur total transmis au pistond’une machine. Comme nous l’avons vu, il fait con-naître les pressions successives qui se produisent pen-dant que l’espace dont ce piston forme la paroi mobilecommunique soit avec la chaudière, soit avec le con-denseur ; il met en évidence toutes les circonstancesde la distribution de la vapeur et les vices qu’elle peutprésenter. C’est cette étude qui a causé les plus grandsprogrès accomplis récemment dans l'emploi de la va-peur et dont nous avons parlé à l’article avance du

TIROIR.

Aujourd’hui toutes les machines sont réglées demanière à fournir des diagrammes analogues à. ceuxreprésentés ci-dessus, c’est-à-dire de manière à ce qu’ily ait avance à l'échappement et avance à Vadmission .En effet, on voit que la courbe supérieure s’infléchitassez brusquement, ce qui résulte de ce que la sortiede vapeur est ouverte avant la fin de la course, de cequ’il y a avance à l’échappement.

D’une autre part, on voit la ligne inférieure qui in-dique la pression résistante, provenant du condenseur,se relever rapidement ^avant la tin de la course rétro-grade; ce qui provient de ce que l’orifice d’admissionest ouvert un peu avant que le piston ne soit parvenuau bout du cylindre et recommence une nouvelle course.Par suite de cette avance à l’admission, l’espace nui-sible est rempli et le piston marche un instant à contre -vapeur; par suite l’inertie des pièces, dout le mouve-ment va changer de sens, ne produit aucun choc dansles articulations ; enfin l’inertie de la vapeur, qui nese met pas en mouvement instantanément, ne pro-duit aucune résistance ou perte de pression.

H résulte d’une réglementation convenable, économiede travail, moindre usure de la machine. Il est clair,toutefois, que l’avance à l’admission qui fait naître untravail résistant doit être renfermée dans des limitestrès-resserrées. L’examen des courbes tracées par l’in-dicateur montrera si on n’a pas dépassé le but. Ilsuffit en effet qu’à l’origine de la course la pression aitsensiblement la valeur normale qu’elle conserve pen-dant l’admission.

£au entraînée avec la vapeur. Les courbes des dia-grammes présentent très-souvent des irrégularité» quis’expliquent par une circonstance qui se renouvelleplus fréquemment qu’on n'eût pu le prévoir sans desobservations directes sur le cylindre, nous voulonsparler d'entraînement de l’eau à l’état vésiculaire parla Vapeur.

On couçoit que lorsque la soupape d’admission estbrusquement ouverte, au moment où le mouvementdu piston va changer de sens, si surtout le volume del’espace nuisible, précédemment en communication avecle condenseur, est un peu considérable, le vide pro-duit en uu point de la chaudière fait naître une ébulli-tion tumultueuse, fait dégager une multitude de bullesqui entraînent mécaniquement une grande quantitéd’eau à l’état vésiculaire. Cette eau, dont la quantitéaugmente lorsqu’on a mis dans la chaudière, commeon le fait quelquefois, des substances visqueuses, sedirige vers le cylindre. Si donc, en outre, le réservoirde vapeur, la proportion du volume occupé par la va-peur dans la chaudière au volume occupé par l’eau n'estpas considérable, il entre une proportion notable d’eauliquide dans le cylindre.

Cette eau , qui cause de fréquentes erreurs dansl’appréciation de la quantité d’eau vaporisée par lahouille, qu’ou suppose alors, à tort, égale à celle quidisparaît de la chaudière, vient en grande partie secondenser le long des parois du cylindre refroidi lors-qu’il a été en communication avec le condenseur.

Tant que le pistou travaille à pression pleine, l’eaun’a aucune influence, mais lorsque la détente se pro-duit, la pression diminuant, l’eau entraînée se vapo-rise en quantité d’autant plus grande que le cylindreest plus chaud, qu’il est garni d’une enveloppe lui four-nissant une plus grande quantité de chaleur. Les pres-sions successives se trouvent alors bien supérieures àcelles qui seraient fournies par la loi de Mariotte ,jusqu’à ce que toute l’eau soit disparue.

C’est surtout par des proportions convenables de lachaudière, par la diminution de l’espace nuisible et lacompression dans cet espace d’une petite quantité devapeur, qu’on évite rentraînemeut d’une quantité no-table d’eau et le bouillonnement tumultueux qui luidonne naissance.il y a évidemment avantage à l’éviter,puisque la vapeur à laquelle une partie de l’eau seu-lement donne naissauce est condensée presque aus-sitôt que produite, avant d’avoir pu produire son effet

M. Farinaux a adapté à la machine dont nous avonsdéjà parlé un appareil qui, d’après M. Le Chàtelier,dessèche parfaitement la vapeur, et est infiniment supé-rieur aux boules et cloches percées de trous qui lais-sent parfaite nent passer le mélange de vapeur et d’eau.

Cet appareil se compose d’un cylindre de O 03 ,22 dediamètre sur 0 m ,80 de hauteur, dans lequel la vapeurarrive, vers le haut, par un tuyau qui se recourbe