MACHINE A VAPEUR.
MACHINE A VAPEUR.
Le premier, qui est le plus employé, ne gouverne paslu tigre rigoureusement en ligne droite; il fait décrire àson extrémité une courbe dite, à cause de su forme,courbe a longue inflexion, qui se rapproche tellementd’une droite que, en pratique, la différence est insen-sible.
Le parallélogramme d'Olivier Evans guide la tigeparfaitement en ligno droite, mais il nécessite que l’axeprincipal du balancier, outre un mouvement circulairealternatif sur lui-même, puisse en prendre un rectilignealternatif. Il faut alors placer cet axe sur un supportmobile, ce qui nuit à la solidité de la machine tout enla compliquant inutilement; aussi ce parallélogrammeest—il fort peu employé.
Il est bien évident que ce système composé d’arti-culations, dans lequel les mouvements autour des pointsde rotation sont peu étendus, entraine des frottementsbien moindres que les systèmes à glissières, ù frotte-ment de glj&sement; pour de puissantes machities sur-tout ces systèmes séduisant par leur simplicité neseraient pas admissibles.
11 e&t bon de tenir compte également des vibrationset ébranlements qui résultent souvent de la dispositionde ces guides à une grande hauteur, mais ceci rentredans l’examen des dispositions d’ensemble desmachiues,dont nous traiterons ci-après.
Nous n’avous plus à donner ici la démonstration despropriétés du parallélogramme articulé; on les trou-vera à l’article différentiel (mouvement). Nousrenvetrons également à cet article pour la démonstra-tion de ce fait, qu’il existe sur le parallélogramme unsecond point qui, comme le sommet, l’extrémité, peutservir h guider une tige en ligne droite. Ce point serten général pour attacher l’extrémité de la tige de lapompe à air.
Le sommet du parallélogramme de Watt, le seul dontnous parlions ici, qui guide la tige du piston, décrit,'•comme nous l’avons déjà dit, une courbe dite courbeà longue inflexion, qui se rapproche suffisamment d'uneligue droite; les écarts restent daus les limites permisespar l’élasticité des pièces, à la condition toutefois queles diverses parties du système soient convenablementdéterminées. Ainsi, en donnant au balancier, commeon le fuit ordinairement, une longueur égale à troisfois la longueur de la levée du pistou, la déviation dela tige est de 2,5 millimètres.
Le parallélogramme de Watt se compose de cinqparties principales, savoir :
Deux grandes chapes, deux chapes de'pompes à air,deux guides, deux contre-guides, une lanette
Les grandes chapes se construisent d'après les mêmesprincipes que les chapes de bielles. Elles n’en diffèrentque par les dimensions, mais les formes et épaisseursprincipales sont les mêmes. Entre les deux coussinets*intermédiaires est un remplissage tantôt en foute, tan*tôt en cuivre, au goût des constructeurs. Les chapesde pompes à air diffèrent des grandes chapes en cequ’elles portent trois axes dont un, celui de la lunette,n’a pas besoin de coussinets. A cet effet, elles affectentla même forme que les précé sentes, seulement renver-sée, et ont la tête munie d’un prolongement, en formede levier, venant recevoir l’axe delà pompe à air dansune tête ronde située à l’extrémité.
La lunette est un axe au milieu duquel est ménagétin vide au travers duquel passe la tige de la pompe àair, de là le nom do lunette.
Nous renverrons également à l’article différen-tiel (mouvement) pour la démonstration du principesur lequel repose le parallélogramme d’Olivier Evans,qui ne figure plus aujourd’hui dans aucune machine àvapeur de construction moderne. En effet, même enobtenant le petit mouvement rectiligne que doit pren-dre l’axe du balancier à l’aide d’une articulation autour
1 d’un point fixe, ce système, où rien en quelque sorte1 n’est fixe, devient bientôt incapable d’un bon service.Applicable seulement aux faibles machines il ne vautpas les glissières avec ou sans galets dont «ous avonsparlé ci-dessus. Il consomme bieutôt à peu près autantde travail en frottements, sans avoir tous les avantagesde simplicité et de solidité qu’offrent ces derniers, pres-que exclusivement employés aujourd'hui dans la prati-que de l’iudustrie pour les machines d’une faible puis-sance.
XI. Balanciers.
On donne le nom de balanciers à de grandes pièceslongues, mobiles, portées sur un axe placé en leur mi-lieu, dont les extrémités sont animées d’un mouvementcirculaire alternatif.
Les balanciers s’emploient pour transmettre le mou-vement rectiligne alternatif d’une tige à d’autres tigesou à une bielle, et réciproquement.
On distingue deux formes principales de balanciers,savoir :
Le balancier droit (fig. 133, 134, 135, 136, 137 et138), qui s’emploie dans les machines à cylindre ver-tical, dites machines ù balancier.
Le balancier à trois branches (fig. 144), qui s’em-ploie pour machines horizontales transmettant le mou-vement à une tige de pompe ; cc dernier ne se rencontreguère que dans les mines.
Le premier est tantôt d’une seule pièce, tantôt dedeux, appelées flasques ; le second est généralement àdeux flasques, ce qui simplifie l’assemblage de ses touril-lons extrêmes avec les têtes des tiges de communication.
Balanciers à une (lusoue .—Ces balanciers s’emploientgénéralement pour les machines dont la force est au-dessous de 11)0 chevaux; cela tient à ce que, dans beau-coup d’usines, on n'a pas de fourneaux assez grandspour couler des balanciers de cette force en une seuleflasque. Ou pourrait croire que la question des trans-ports est pour quelque chose dans l’emploi des balan-ciers à deux flasques; mais il n’en est rien, attenduque, si on veut qu’un balancier à deux flasques arrivesain et sauf à destination, il faut avoir soin de l’as-sembler avant de l’expédier, même quand les flasquesdoivent voyager verticales. Il résulte de là qu’il n’y apas de raison sérieuse pour ne nas faire tous les ba-lanciers à une seule flasque.
Parmi les balanciers à une flasque, on distingue :
Les balanciers à têtes plûtes ;
Les balanciers à boules.
Les balanciers à têtes plates (fig. 139 et 440) con-sistent en une plaque de fonte aussi mince que possible,munie, de distance en distance, de renflements danslesquels sont pratiqués les trous où se logent les axes.Le contour extérieur de la plaque représente deux pa •raboles dont les foyers sont très rapprochés des som-mets (forme du maximum de résistance d'une piècesoutenue en son milieu), lesquels sont situés en regardl’un de l’autre au milieu du balancier ; des nervures deformes variées relient ensemble les divers renflementsde part et d'autre et, de plus, régnent tout autour demanière à donner à la flasque une certaine résistanceà la rupture transversale.
Les balanciers à boule diffèrent des précédents en ceque les tourillons extrêmes sont mobiles autour d’unaxe (fig. 133 et 134) formant l’extrémité du balancier.
Cette disposition a pour but d’éviter la rupture del’une des pièces d'assemblage, dans le cas où le plandu mouvement du balancier n’est pas exactement lemême que celui des tiges ou bielles avec lesquelles ilcommunique.
Il existe plusieurs modes d’assemblage des touril-lons extrêmes avec le balancier; dan9 tous, ils fontsaillie sur un manchon en fer forgé avec.