MACHINE A VAPEUR.
MACHINE A VAPEUR.
dans laquelle on représente par P, 3, 4 ou 5 fois lacharge supportée par l’arbre, suivant sa nature, enkilogrammes.
/, la distance entre les tourillons, en centimètres.
m, n, les distances, en centimètres, du point chargéaux tourillons, d’où m = l.
R, un coefficient de résistance, qui est
Pour le fer. . . 6000
Pour la fonte. . 2800
Pour le chêne. . 690
Pour le sapin. . 610
r, le rayon du cercle inscrit, dans le périmètre del'arbre, exprimé en contimètres.
Lorsque les arbres sont en bois, les tourillons sonttoujours en métal.
Les tourillons en fer se construisent de la manièresuivante : on fait dans l’arbre une entaille dans laquelleon loge le tourillon, consistant dans une barre de fercarrée, recourbée d’uue part, et terminée, de l’autre,par une partie ronde, puis on remplit le vide avec dubois, et on serre par des frettes en fer posées à chaudsur l’arbre rendu conique à ses extrémités.
Quand les arbres métalliques sont pleins, les tou-rillons font corps avec eux; mais quand ils sont creux,et surtout d’un grand diamètre, il est de toute nécessitéde faire les tourillons à part ; alors l’assemblage se laità brides comme pour L s tuyaux.
Les assemblages des arbres bout à bout se font aumoyen de manchons ou de prisonniers.
Quand les arbres sont ronds on emploie le manchoncomposé de deux joues égales assemblées à boulons.
Quand les arbres sont carrés on emploie le manchoncarré à deux faces analogue au précédent.
Quand on veut établir et interrompre à volonté lacommunication entre deux arbres, on emploie les em-brayages.
XV. Volants.
Les volants ou régulateurs sont des pièces destinéesà rendre régulière la vitesse de rotation. Us se compo-sent d’une masse de fonte annulaire d’un diamètre suf-fisant, appelée jante, montée sur l’arbre de la manivellepar l’intermédiaire de plusieurs bras et d’un moyeu.
Ou distingue en construction plusieurs espèces de vo-lants, savoir :
Les volants d’une seule pièce.
Les volants de plusieurs pièces.
Les volants articulés.
Les premiers s’emploient pour machines à vapeurjusqu’à 12 chevaux, force pour laquelle ils ont 3 mètresde diamètre.
Pour forces au-dessus de 12 chevaux, on emploieavec avantage les volants en deux ou trois morceaux.Ces derniers se moulent comme pour être coulés d’uneseule pièce, puis au moment de fermer le moule, on éta-blit des séparations dans les noyaux d’assemblage, aumoyen de plaques de tôle disposées à cet effet.
Ces volants, outre qu’ils coûtent fort peu d’assem-blage, ont le grand avantage de pouvoir se transporterfacilement.
L’assemblage des portions des jantes se fait au moyend’un tirant et de deux clavettes en fer. L’assemblage desportions de moyeu se fait au moyen de deux frettes pla-cées de chaque côté, en dehors.
Les volants articulés s’emploient pour les grandes ma-chines. Ces volants non seulement coûtent fort cherd’assemblage, mais encore sont dangereux, en ce qu’ilsne présentent pas la même garantie de liaison iutimedespièces que les précédents.
Dans ces volants, la jante est coulée en plusieursmorceaux ; chaque bras est coulé séparément et lemoyeu est coulé seul.
L’assemblage de ces diverses pièces entre elles doitêtre tel que :
1° La jante ne puisse s’échapper des bras et causerdes accidents ;
2° L’ajustage des points de. contact coûte le moinscher possible.
On lait aussi desvolants dont les bras sont coulés avecle moyeu. L’assemblage des portions déjantés entre ellesest, comme nous l’avons dit plus haut, à tirants et cla-vettes ; seulement, ici, les bras n’étant pas d une seulepièce avec la portion de jante correspondante, la résis-tance de cet assemblage doit être beaucoup plus forte.Les assemblages des bras avec la jante sont à queued’hironde.
On détermine le poids du volant des machines à va-peur par la formule
4645 n N= m V*
dans laquelle on désigne par
P, le poids de l’anneau du volant;
V, la vitesse de la circonférence moyenne ;
m, le nombre de tours de l’arbre du volant par mi-nute ;
N, la force de la machine en chevaux vapeur ;
et n, nn nombre variable avec le degré de régula-rité que l’on veut obteuir ;
On fera
n = 20 à 25, pour les machines à vapeur faisantmouvoir des moulins, des pompes, etc.;
n = 35 à 50, pour les filatures ou l’on fabrique ducoton des n°* 40 à 60 ;
n = 50 à 60, pour les filatures où l’on file les nu-méros très fins.
LIVRE II.
Composition des parties des machines à vapeur.
Une machine à vapeur peut se diviser en sept partiesprincipales, savoir :
1 ° La vaporisation ;
2° La distribution;
3° Le travail ;
4° La transmission du mouvement;
5° La condensation ;
6° L’alimentation ;
7° Le bâti.
CHAPITRE I rp . VAPORISATION.
La vaporisation comprend tous les appareils néces-saires pour la transformation en vapeur d’une quantitéd’eau donnée, et pour la conduite de cette sapeur jus-qu’à la distribution. A cet effet, on distingue daus lavaporisation :
i* Le fourneau ;
2° Le générateur.
Le fourneau comprenant la série des appareils pro-pres à la combustion.
Le générateur comprenant la série des appareilspropres à la vaporisation proprement dite.
1. Fourneau.
Le fourneau se compose de trois appareils, savoir :
1 0 Le foyer où a lieu la combustion :
2" Les carneaux où a lieu la transmission de la cha-leur développée par la combustion ;
•*3° La cheminée par où a lieu le dégagement des gazprovenant de la combustion.
§ T r . Foyer . — Le foyer est une capacité «le forme etde dimension convenables pour recevoir et faire brûlerdans un temps donné une quantité déterminée d’uucombustible préalablement désigné.