MACHINE A VAPEUR
MACHINE A VAPEUR.
2° Pompe d'eau fraîche. La quantité d’eau, en poids,qu’elle doit produire pour deux coups de piston est, d’a-près le résumé de la page précédente, de 25 litres pour4 kil. de vapeur, c’est-à-dire 25 fois aussi grande quecelle produite par la pompe alimentaire.
On lui donne un diamètre égal au tiers au moins dudiamètre du piston à vapeur sans détente, à condensa-tion.
La pompe alimentaire est aspirante et foulante ; lapompe d’eau fraîche est aspirante etélévatoire ou fou-lante à volonté.
La première, vu son petit diamètre, est à pistonplein ; elle se construit de diverses manières.
La pompe d’eau fraîche, pouvant être foulante ouélévatoire, se construit de deux manières.
Quand elle est de petit diamètre, comme pour ma-chine sans condensation, il est préférable de la fairefoulante. Lorsqu’au contraire son diamètre est assezgrand, comme pour machine à condensation, on la faità piston muni d'une garniture.
Dans tous les cas, les tiges des pistons des pompess’assemblent avec les bielles qui leur transmettent lemouvement du balancier au moyen de douilles à char-nières.
Pour les locomotives, on emploie la pompe d’alimen-tation à piston plein Elle ne diffère de l’autre que parles soupapes qui sont à boulets.
Cette disposition a pour but d’éviter les arrêts qui semanifestent souvent dans les soupapes des pompes or-dinaires, et qu’il serait impossible de corriger sur lechemin quand la machine marche; mais, d’autre part,les boulets ferment moins bien que les soupapes, ets’arrêtent quelquefois comme elles quand il se trouvedes ordures dans leurs boîtes.
On a établi une pompe sans clapets qui auraitl’avantage de toujours fonctionner à la conditionqu’on ne la ferait marcher que dans un sens ; ilreste à savoir si, à haute pression, elle ne laisseraitpas échapper de l’eau par le joint du boisseau avec laclef.
CHAPITRE VII. bâti.
Le bâti est la partie fixe d'une machine ; c’est luiqui sert à maintenir en place les autres parties et à lesrelier entre elles ; ses formes et dimensions sont néces-sairement assujetties aux dispositions adoptées pourl’emplacement des autres parties ; la composition dubâti se trouve donc bien plutôt appartenir à la compo-sition même des machines qu’à celle de leurs partiesqui sont toutes considérées isolément. Néanmoins ilest, dans la composition du bâti, quelques principes quise rencontrent toujours les mêmes, quelle que soit ladisposition adoptée; ce sont ces principes que nousallons passer en revue ici.
On considère trois espèces de bâtis, savoir :
Les bâtis pour machines fixes ;
Les bâtis pour machines de bateaux;
Les châssis pour locomotives.
4° Bâti pour machine fixe. Partout où il y a une ma-chine fixe, il y a uue fondation et des murs.
On peut se proposer l’un des buts suivants, savoir :
4° Ou faire servir autant que possible ces fonda-tions et murs à relier les diverses parties de la ma-chine entre elles, quelle que soit la place de chacune ,auquel cas le bâti est à peu près nul ;
2° Ou faire un usage modéré de la stabilité qu’offrentces maçonneries, pour donner plus de force au bâti ;
3° Ou s’affranchir complètement du joug des ma-çonneries, afin de pouvoir déplacer plus facilement lamachine.
Dans le premier cas, quelle que soit la disposition
des parties de la machine, on a à lutter contre une pro-priété des maçonneries bien nuisible en mécanique, àsavoir : le tassement . Aussi n’est-ce généralement pasune bonne chose que mélanger la maçonnerie dans lesmachines. Il est cependant des circonstances où touteautre disposition serait très coûteuse et même vicieusesi on n’y avait pas recours ; c’est lorsque les machinessont puissantes et à balancier. Alors rien ne vaut unbon mur en pierre de taille pour supporter le ba-lancier. Dans ce cas, les supports du balancier sontmontés sur une même plaque traversée, ainsi quele bâtiment de la machine, par deux poutres qui ser-vent à relier le mur du milieu avec le* deux murs deface qui lui sont parallèles, ainsi qu’à supporter leplancher et les boutons des guides du parallélogramme.Ces supports sont en outre munis de boulons de fon-dation dont le but est de les relier à un poids suffisantde maçonnerie pour que les actions simultanées et con-traires du piston et de la bielle sur les extrémités dubalancier ne puissent le soulever.
Dans le second cas, on ne laisse d’action aux ma-çonneries que dans le sens où le tassement ne peutnuire, c’est-à-dire dans le sens horizontal ; alors onse trouve dans les meilleures conditions de l’établisse-ment des machines pour certaines dispositions que l’onne peut rendre indépendantes des murs qu’a l’aide decomplications, souvent infructueuses, dans le bâti ;telles sont les machiues à entablement.
Dans ces machines, on fait un usage frequent del’entablement toscan ou autre à deux colonnes. Nouscroyons utile d’observer que, alors, le diamètre des co-lonnes, au lieu d’être de deux modules, comme dans lescolonnes eu pierre de taille, n’est que d’un module,dimension suffisante pour la fonte et donnant à 1 appa-reil une apparence de légèreté fort satisfaisante pourl’œil.
Le troisième cas est tantôt la conséquence de cer-tains systèmes , tantôt essentiellement antipathiqueavec certains autres; en général il ne convient quelorsque l’arbre moteur est situé près du sol, ce qui neveut pas dire qu’il convient toutes les fois que cettedisposition a lieu.
Dans ce cas, la pièce principale du bâti est la plaquede fondation qui doit communiquer avec toutes lesparties par des pièces invariables.
2° Bâtis pour machines de bateaux . Les bâtis pourmachines de bateaux sont de la troisième catégorie desbâtis que nous venons de passer en revue. 11 faut queles machines se supportent elles-mêmes ; aussi, dans cecas, leurs bâtis consistent-ils généralement en une forteplaque de fondation, dont une partie sert à agrandir lecondenseur, sur laquelle s’élèvent, de part et d’autre,deux entablements massifs d’ordres dorique, gothiqueou autres, après lesquels viennent se fixer les différentesparties.
3 Châssis pour locomotives. Dans les locomotives, iln’y a pas à proprement parler de bâtis, la chaudière rem-plissant en quelque sorte les fonctions de plaque de fon-dation, par la quantité de parties qu’elle supporte. Il n’ya qu’un châssis, espèce de cadre en bois recouvert detôle sur ses faces verticales, servant à poser tout le sys-tème sur les essieux des roues. (Voir locomotive.)
Conclusions .
Après avoir déterminé les dimensions proportion-nelles des différentes pièces et parties, nous avons cruutile de les réunir dans le tableau suivant, qui renfermeles dimensions de toutes les pièces importantes, pourtrente forces différentes de machines, c’est-à-dire de-puis un quart de che\al environ iusqu’à cinq cootschevaux.