MANOMÈTRE.
MANOMETRE.
MANIVELLE. Voyez mécanique géométrique.
MANNE Suc qui exsude spontanément ou par in-cision d’une espèce de frêne qui croît principalement enSicile et dans la Calabre . Les premières mannes, ditesmanne en formel, se présentent en longues et bellesstalactites blanches et cristallines. A mesure que lasaison avance, les larmes s'agglutissent au moyend’un suc poisseux incristallisable, dont le mélange portele nom de manne en sorte. Enfin, à la fin de la récolte,le suc devient très spiritueux et se rassemble dans depetites fosses creusées au pied de l’arbre : ce dernierproduit, de qualité inférieure, est ce qu’on nommemanne grasse.
La manne renferme un principe sucré qui a reçu lenom de marmite, et une substance qui fermente facile-ment, ce qui permet d’isoler la mannite aisément, endélayant la manne dans l’eau, faisant fermenter, éva-porant à siccité, et reprenant le résidu par de l’alcoolbouillant qui dissout complètement la mannite et lalaisse déposer par le refroidissement en longues ai-guilles blanches.
La manne est employée en médecine comme pur-
MANOMÈTRES. Nous avons vu, à l’article chau-dières a vapeur, que les ordonnances des 22 et23 mai 1843 et 47 janvier 4846, relatives aux appareilset bateaux à vapeur, veulent que chaque chaudièresoit munie d’un manomètre destiné à faire connaître latension de la vapeur. Pour toutes les pression* effectivesqui ne dépassent pas quatre atmosphères, dans leschaudières établies à demeure, et deux atmosphèresdans les chaudières de bateaux, lesdites ordonnancesexigent que le manomètre soit à air libre. Mais pourles pressions plus élevées, ce manomètre eût été d’unusage peu commode, et souvent même impossible, enraison de la longueur qu’il aurait fallu donner au tubede l’instrument. C’est par ce motif que les ordonnancesprécitées ont permis d’employer dans ce cas le mano-mètre à air comprimé, et la même faculté a été laissée,quelle que soit la pression, pour les chaudières des ma-chines locomobiles et pour les locomotives.
Le manomètre à air libre a toutefois, h côté desavantages qu’il présente, certains inconvénients inhé-rents à sa nature même : il est embarrassant; son tubese salit fréquemment, de manière qu’il devient difficiled’y apercevoir le niveau du mercure. Afin de remédierà ces inconvénients, diverses espèces d’appareils ma*nométriques ont été proposées, et deux de ces mano-mètres, que nous décrirons plus loin, ont été l’objet derapports favorables de la part de la commission cen-trale des machines à vapeur.
Subséquemment et sur l’avis de cette commission,par une circulaire en date du 47 décembre 4849, M. leministre des travaux publics a pris une décision d’unegrande importance pour les propriétaires d’appareils àvapeur, en déclarant qu’il y avait désormais lieu d’au-toriser sur toutes les chaudières toute espèce de 1 mano-mètres , bien fabriqués et bien gradués, à la conditionque, lorsqu’il s’agira d’un manomètre autre que celuià air libre, décrit dans l’instruction du 23 juillet 4843(voir chaudière A vapeur), la chaudière sera pour-vue d’un ajustage qui permette au fonctionnaire chargéde la surveillance des appareils à vapeur de vérifierlors de ses visites, à l’aide d’un manomètre étalonportatif, l’exactitude de l’instrument employé Pour quece contrôle puisse être exercé facilement, il est néces-saire qu’un mode uniforme d’ajustage soit partoutadopté. L’administration s’est arrêtée au mode suivantqui a paru le plus simple.
Il consiste, comme le font voir les fig. 4 et 2, h adaptersur la chaudière un tube de 4 centimètre de diamètre,muni d’un robinet; une des extrémités I, doit êtrefixée directement sur la chaudière, ou sur le tuyau de
vapeur du manomètre fixe, ou enfin sur le tube supé-rieur du niveau d’eau; l’autre extrémité doit êtreterminée par une bride verticale annulaire de cinqmillimètres d’épaisseur et dont la largeur est de un cen-timètre et demi, ce qui lui donne un diamètre total dequatre centimètres.
On peut fixer les manomètres que nous allons décriresur un ajustage semblable au moyen de vis de pres-sion et en formant un joint avec une rondelle annu-laire de caoutchouc. C’est, du reste, le mode suivi pourla pose des manomètres vérificateurs.
4.
Manomètre Journeux. Le premier manomètre dontnous parlerons est celui deM. Galy-Cazalat exploité purM. Journeux. Pour obtenir un manomètre à air librecommode, et réduire la longueur de l’échelle, M. Galy-Cazalat a eu l’idée de faire presser la vapeur et le mer-cure qui lui fait équilibre sur des surfaces d’une éten-due différente. L’instrument (figure 3) se composed’une cuvette formée de deux pièces. La partie supé-rieure a est en fonte : elle est destinée à recevoir lemercure; l’autre partie b est en bronze; elles sontséparées par un diaphragme en caoutchouc vulcanisé,dont le pourtour est serré entre les bords des deuxpièces par les écrous d, de manière à former entre ellesun joint imperméable. Au-dessous de la rondelle decaoutchouc se trouve un disque de bronze c’, de 0~,0608de diamètre, relié par une petite tige r h un autredisque de même métal c, de 0 m ,0185 de diamètre, quijoue dans un tube alésé et repose sur une seconderondelle en caoutchouc vulcanisé, fixée de la mêmemanière que celle qui supporte le poids du mercure.La partie inférieure de la cuvette communique par unpetit orifice o, avec l’air extérieur, de sorte que lapression de l’atmosphère agit également au-dessus etau-dessous du grand diaphragme en caoutchouc quila divise en deux parties. La vapeur est amenée de lachaudière par un tuyau f’, fixé à l'aide de l’écrou e,de manière à exercer la pression sous le petit dia-phragme inférieur. Après avoir placé le tube mano-métrique t, serré dans le stuffing-box s, on verse lemercure par un orifice t*, fermant à vis, ménagé surle côté du couvercle a ; on agite un peu pour faciliter