POTERIE.
POTERIE.
lindriqi.e en fonte dans laquelle on met l’argile ; la par-tie inférieure de cette botte se raccorde avec un cylindrequi doit former l'extérieur du tuyau, par une partie co-nique dans laquelle se trouve fixé un couteau transver-sal à lames dentelées qui supporte le noyau. La boiteest souvent fixée sur un chariot, qui en porte plusieurs,que l’on amène successivement pleines d’argile, au fur età mesure qu’il en est besoin, au-dessus de la partie co-nique dent nous venons de parler, lîn piston plein, mé-tallique, mû par une vis, sert à refouler l'argile, qui estd'abord coupée en deux parties par le couteau à lamesdentelées ; le refoulemeut dans la partie conique faitensuite rapprocher et réunir ces parties qui, en passantentre le noyau et le cylindre qui l’enveloppe, formentun tuyau cylindrique susceptible de recevoir une lon-gueur indéfinie. Souvent pour diminuer le frottement etpouvoir employer un piston qui joue facilement dans laboîte, on place dans celle-ci et sur son contour, au-des-sus de l’argile, un anneau en corde de chanvre à peinetordue. On reçoit les tuyaux obtenus dans une gout-tière en bois demi-cylindrique, assez inclinée pour quee tuyau s’avance sans frottemeut; si elle était verti-cale, le tuyau se romprait sous son propre poids. Ondonne généralement à ces tuyaux 4 “,50 à 2*,00 de lon-gueur. On les cuit d’abord en grès, sans aucune glaçure,dans des fours carrés analogues à celui représenté fi-gures 2169 et 2470, p. 3102, où on les place verticale-ment sur plusieurs étages. On augmente leur imperméa-bilité en les recouvrant intérieurement d’un vernis plom-bilere, ce qui exige, dans ce cas, une seconde cuisson.
Creusets, Voyez acier, creusets et verre.
III. POTERIES A PATE TRANSLUCIDE.
7° Porcelaine d*ire.
La porcelaine dure est caractérisée par une pâte fine,dure, translucide, et une glaçure dure et terreuse, ditecouverte. Nous ne nous occuperons ici que de la fabri-cation de cette poterie, telle qu’elle se fait à la Manu-facture royale de Sèvres .
Les éléments qui entrent dans la composition despâtes et couvertes sont le kaolin, le feldspath, la craie,et quelquefois le sable siliceux, l'argile plastique et lapoudre de porcelaine cuite ou dégourdie. Le kaolin vientae Saint-Yrieix ; il y en a, comme nous l’avons dit,deux variétés principales, l’argileux et le caillouteux,qui, par lévigation, dounent des argiles et sables cor-respondants. Le feldspath est pris dans une roche dequarz et de mica, qui porte le nom de pegmatite etqui vient également de Saint-Yrieix . Le sable siliceuxest tiré d’Aumont, piès Creii. La craie vient de Bougi-val. Enfin, l’argile plas-tique est tirée d’Abon-dant, près de la forêt deDreux. La préparationde ces matières ayantété décrite au commen-cement de cet article,nous n’y reviendronspas *, nous ferons seule-ment observer qu’elle sefait avec le plus grandsoin, et que c’est parti-culièrement aux pâtes4e porcelaine que s’ap-plique le procédé de raf-fermissement par pres-sion , que nous avonsdécrit page 3096; lespâtes plus plastiquesd«s faïences et grès s’yprêtent difficilement.
La composition de la pâte de service de Sèvres est d'en-viron .
Chaux.0,045
Potasse. . 0,030
ToôfT
Cliaque fois que l’on reçoit une livraLon de kaolinsaprès les avoir lavés, on analyse les sables et argilesqu’on en retire, et on les mélange entre eux et avec dela craie, et au besoin avec du sable siliceux d'Auraont,de manière à arriver à la composition ci-dessus, ce quise fait au moyeu d’un calcul que l’on conçoit aisément.
La pâte de sculpture, pour les statuettes et autres ob-jets qui ne doivent pas recevoir de couverte et se cui-sent eu biscuit, est composée d’environ ;
Argile de kaolin caillouteux. . 0,64
Feldspath.0,46
Sable d’Aumont.0,16
Craie.0.04
'M<f
Les très grandes pièces se font ordinairement avecune pâte plus plastique que les précédentes, et dont lacomposition, due à M. Régnier, est de :
Argile de kaolin caillouteux. . 0,43 à 0,44Argile plastique d'Abondant. 0,24 à 0,25
Sable quarzenx d’Aumont. . 0,16 à 0,09Craie.0.04 à 0,05
4,00 à 4,00
Nous avons décrit précédemment d’une manière som-maire les diverses méthodes de façonnage; ou lés ap-plique toutes à Sèvres , suivant la forme des pièces àfabriquer. Nous rappellerons seulement que les assiettesordinaires et autres objets analogues se moulent à lacroûte, et sont ensuite soumises au calibrage. La fi-gure 2487 représente le calibre employé à cet effet kS èvres. Le calibre proprement dit c, se fixe sur la plaque K, par des vis à écrou a, a, que l’on peut fairemonter ou descendre le long des fentes f, f; la plaque Kest rendue solidaire de la règle bascule RR’, qui y en-tre à coulisseau au moyen des vis ci-dessus et du but-toir b ; la règle RR’ est fixée latéralement à un châssisen bois très solide H R’, et peut se relever en tournantsur sa charnière h; des taquets (, t\ servent à limiterson abaissement ; c’est en faisant monter ou descendrele calibre parallèlement à lui-même, au moyen des vis à• écrou o, a, que l’on règle l'épaisseur que l'on veut dou-( ner aux pièces.
2187.
Après une dessiccation lente à l’air, les pièces deporcelaine sont desséchées, ou dégourdies, à flammes
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