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RABOT.

QUINQUINA.

bonté et que le bas prix n’est qu’une condition secon-daire.

Les ouvriers ne savent plus où trouver ces outilsqu'ils préfèrent, ce qui résulte de la défectuosité de no-tre législation sur les marques et de sa mauvaise ob-servation. Il serait bien temps que la sévérité desmoeurs et de la loi vînt faire respecter les marques quiont perdu toute valeur, parce qu’elles sont contrefaitesaussitôt qu’un producteur intelligent est parvenu à con-quérir une bonne réputation à ses produits. Rien deplus injuste ni de plus désastreux pour l’ouvrier qui«net son honneur et doit trouver son profit à donner àun outil des qualités qu’un long service pourra seulpermettre d’apprécier.

QUINQUINA ET QUININE Le quinquina est undes articles les plus importants du commerce de la dro-guerie. Cette substance, dont ics propriétés fébrifugessont bien connues, est une ccorcé qui provient d’arbresde la famille des rubiacées.

On en distingue plusieurs espèces dans le commerce,plus ou moins recherchées, d’après les proportionsqu’elles renferment de quinine, base végétale découvertedans le quinquina par AIM. Pelletier et Caventou , et àlaquelle appartiennent essentiellement les propriétés fé-brifuges du quinquina. On trouve dans plusieurs quin-quinas, au lieu de la quinine, ou en même temps queoelle-ci, une autre base végétale un peu différente, lacinchonine, base qui ne paraît pas jouir de propriétésfébrifuges aussi énergiques que la quinine, à laquelle,du reste, elle reste bien souvent mêlée, et à laquelleelle ressemble extrêmement sous tous les rapports.

Parmi les divers quinquinas, on distingue surtout :Le quinquina jaune royal ou quinquina calysaya. Cesécorces, provenant d’arbres assez forts, sont générale-ment en gros morceaux plats ou qui n’ont qu’une fai-ble courbure : la cassure en est inégale et présente delongs filaments soyeux. Sa saveur est une amertumefranche et sans restriction. C’est dans ce quinquiua queMM. Pelletier et Caventou ont découvert la quinine :c’est toujours le plus recherché pour cette fabrica-tion.

Le quinquina gris ou kina loxa, se compose des es-pèces les plus recherchées de la province de Loxa, auPérou : c'étaient les seules estimées des Espagnols . El-les sont entièrement roulées et forment de petits cylin-dres de la grosseur d’un tuyau do plume, et au plus decelle du petit doigt. L’épiderme est fin, de couleurfauve, plus ou moins obscure, souvent tacheté par deslichens argentins ou grisâtres. Depuis la découverte dela quinine, cette espèce est pen estimée en France .

Le quinquina rouge provient des écorces du cinchonaoblongifolia ; ces écorces sont grosses, plates ou cylin-driques, couvertes d’un épiderme rugueux comme celui du calysaya. L’écorce de l’intérieur est rouge;sa saveur est trè3 amère et plus astringente quedans les autres espèces Ce quinquina est très recher-ché.

D’autres écorces, dites quinquina rouge pâle, parais-sent être des variétés de la précédente.

Préparation du sulfate de quinine . La graude consom-mation du sulfato de quinine et son prix élevé ont f:vtrechercher avec soin les méthodes les plus parfaitespour sa préparation. La solubilité de la quinine dansl’alcool, qui était la base des teintures à l’aide desquel-les on administrait le quinquina avant la découverte dela quinine, fournit la base de ces procédés. Le procèded’extraction indiqué par MM. Pelletier et Caventou cor*sistait à traiter le quinquina par l’alcool; à évaporercette teinture en vases clos, puis à reprendre l’extraitalcoolique par l’acide hydrochlorique qui en sépare laquinine avec quelques autres principes ; à décomposerl’hydrochlorate résultant par la magnésie en excès, e‘.à traiter enfin le dépôt magnésien par l’alcool pour esextraire la quinine. Ce procédé a été avantageusementsimplifié par M. Henry fils. Il traite le quinquina parde l’eau bouillante acidulée qui enlève très bieu la qui *nine et remplace la magnésie par la chaux.

On voit que l’extraction de la quinine consiste 4° àbien épuiser, par des lavages successifs, le quinquinaréduit en poudre ; 2° à ajouter de la chaux et à traiterpar l’alcool le précipité ; 3° à soumettre à la distillationla teinture alcoolique, et, lorsque cette opération esttrès avancée, à ajouter l’acide sulfurique nécessairepour sulfater la quinine, c’est-à-dire jusqu’à ce que laliqueur rougisse le papier de Tournesol. Par le refroidissement, la liqueur donne le sulfate de quinine cris-tallisé. On l’obtient parfaitement blanc en le redissolvant et le filtrant avec du noir animal.

M. Robiquet a donné, dans le Dictionnaire techno-logique, un travail très complet sur la manière donidoit être conduit en grand ce travail. On comprend fa-cilement combien il importe que les opérations se suc-cèdent sur des proportions bien déterminées et dansun ordre convenable. Ctl& est surtout important pourun produit d’autant de valeur que le sulfate de qui-nine. Aussi est-il bon d’opérer chaque jour sur le*mêmes quantités, de la même manière, afin d’obtenirles mêmes rendements avec les mêmes frais, ce quipermet de diminuer les prix de révisât, et in s’aper-cevoir de la moindre erreur.

R

RABOT. Outil composé d’un ciseau destiné à couperet d’un fût qui sert à le manœuvrer et à empêcher le ciseau de pénétrer irrégulièrement dans le bois. Le fûtou prisme de bois, est de longueur variable, fait de boidur, généralement de cor-mier. La largeur dépendde celle du fer, qu’elle J/jV

n’excède que de la quan- i-^i

tité suffisante pour la ré- 1 ™

sistance qu’il doit offrir.

Le fût est percé (fi-gure 2209) d’un trou ob-

Long dit lumière , dans laquelle se place le fer. suivanl’inclinaison qui est déterminée par la partie postérieur*

de cette lumière, dans laquelle il est maintenu par uncoin aigu qui s’applique, d’une part, sur le fer, et del’autre sur deux portées, ou butoirs, ménagés sur les côtésde la lumière, en laissant les parties antérieures librespour le passage du copeau que détache l’action du fer.

L’inclinaison du fer est d’autant moindre que le ra-bot doit débiter davantage : ainsi il est de 43 à 50 de-grés pour les varlopes et demi-varlopes (rabots longs]qui serVent à commencer le travail, et de 50 à 55 de-grés pour les rabots qui servent pour les bois noueux.

Le fer du rabot est un ciseau long de 2 décimètresenviron, d’une largeur variable, en général de 4 ou 5centimètres, épais de 2 ou 3 millimètres par le haut etde 4 ou 5 par le bas. En cette partie est soudée une