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REGULATEUR.

RÉGULATEUR.

Voici maintenant comment fonctionne le méca-nisme :

Le pignon prend à chaque instant et tend à com-muniquer à la roue à dents intérieures, une vitesseproportionnelle à celle de la machine; cette roue, aucontraire, ne peut prendre qu'un mouvement périodi-quement uniforme, dont la période a pour durée celled’une double oscillation du pendule, puisque tel est letemps nécessaire pour qu’une des dents de la roue so-# lidnire avec elle passe devant l’échappement.

Si donc ce mouvement périodique est tel qu’il donneà la circonférence primitive do la roue intérieure unevitesse moyenne égale à celle que la circonférence pri-mitive du pignon prend sous l’action de la machine,la barre qui porte la roue mobile restera fixe, ou plusexactement, fera autour d’une position moyenne depetites oscillations isochrones avec celles du pendule.Pourvu que l’œil du levier qui commande la vannesoit suffisamment allongé, ces petites oscillations nelui seront pas communiquées.

Supposons maintenant que le mouvement de la ma-chine s’accélère. La circonférence primitive du pignoumoteur prenant une vitesse plus grande, qui ne peutêtre communiquée à la roue intérieure à cause du pen-dule, la roue M roulera à l’intérieur de cette roue etentraînera le levier, et par suite la vanne pour en di-minuer l’ouverture. Si le mouvement de la machine seralentissait, le mouvement aurait lieu en sens contraireet la vanne s’ouvrirnit.

Cet appareil est assez délicat pour qu’on puisse fairevarier dans des porportions très étendues la résistancesurmontée par la machine, sans foire varier la vitesse.

RÉGULATEUR I>E PRESSION POUR LES GAZ. La

fig. 5 représente un régulateur imaginé par M. Bo-

quillou à l’époque où l’on se préoccupait beaucoup dugaz comprimé. La disposition ingénieuse de cet appa-reil a été imitée dans plusieurs régulateurs appliquésau gaz courant, et aussi pour régulariser dans lestuyaux des orgues l’émission du veut.

Soit A une capacité dans laquelle il s’agit de rendreconstante la pression du gaz qui lui est fourni par unrécipient, daus lequel la pression, toujours supé-rieure à celle de la capacité A, est variable.

La paroi C de la capacité A est mobile, est soutenuepar un cuir, une membrane; elle se soulèvera aussitôtque la pression du gaz y sera suffisante pour vaincrele poids de cette paroi supérieure.

^r les choses sont disposées de manière que, quandla paroi C est soulevée, elle applique un obturateurcontre l’orittce E, et le gaz cessera de s’écouler ous’écoulera en moindre quantité tant que la paroi Gsera soulevée.

Cet effet est obtenu en transformant le mouvementrectiligne de la paroi C en un mouvement rectilignede l’obturateur, ce qui s’obtieut facilement à l’aided’un levier rais en mouvement par la paroi C à l’aided’une tringle, comme le représente la figure.

j RÉGULATEURS COMPENSATEURS. NOUS avons CX-| posé à l’article chronomètre les conditions qui éta-| blissent la nécessité de rendre le balancier indépen-. dant des causes d’erreur qui doivent résulter desvariations de température, et comment on y était par**venu. Les erreurs qui peuvent provenir des imperfec-tions du réglage, aussi bien que celles qui résultent dol’épaississement des huiles et de la nature do l’instru-ment, peuvent être en grande partie appréciées par uneméthode duo à M. Lieussou, ingénieur hydrographede la marine.

Lorsque les huiles qui adoucissent les frottementsviennent d'être renouvelées, le moteur ne rencontrant•plus dans le rouage qu'une faible résistanco. imprimeau balancier une impulsion bien plus forte que cellequ’il lui transmettra au bout de trois ou quatre joursde marche, lorsque les huiles se seront épaissies. Lesamplitudes des oscillations, ainsi que leur durée, ontdonc unetendance à diminuer progressivement, commel’impulsion que transmet le rouage; c’est-à-dire qu'onarrive à ce résultat paradoxal, qu’une montre avancede plus en plus à mesure que la puissance efficace dumoteur diminue.

D’un autre côté le ressort spiral, à une certaine lon-gueur, est isochrone, c’est-à-dire qu'il y a une longueurqui assure la même durée aux grandes et aux petitesoscillations. Toutefois, cet effet n’est pas absolu, et cer-taines variations persisteut.

Suppose-t-on un chronomètre marchât dans unlieu où la température ne change pas, les seules va-riations qui surviennent sont alors totalement impu-tables à l’épaississement de l’huile. Dans ce cas, trèssimple à considérer, il arrive qu’il y a accélérationavec le temps. La moutre va un peu plus vite aujour-d’hui qu’hier, demain elle ira plus vite encore. Mais cequi permet de calculer les effets de cette accélération,c’est qu’elle est constante, autrement dit, c’est que ladifférence des vitesses, correspondante à deux joursconsécutifs, est la même à toute époque.

Les variations dues aux changements de température sont un peu plus compliquées; on cherche à leafaire disparaître en annulant l’un par l’autre deuxphénomènes inverses; mais il faut, pour obtenir unecompensation exacte, que ces phénomènes suivent tousdeux la même loi. Or c’est ce qui, dans la pratique,n’arrive presque jamais rigoureusement. Ainsi les hor -logers adoptent, pour régler leurs chronomètres, deuxtempératures comme zéro et 30 degrés, et ils opè-rent la compensation pour ces deux températures-là,sans s’inquiéter si elle se maintient pour les degrésintermédiaires. •

La discussion des observations de M. Lieussoumontre qu’en effet la température s’élevant de 0 à45 degrés, le chronomètre avance ; qu’aux euvirons de45 degrés sa compensation est la plus parfaite, et quela température s’élevant encore, l'instrument se met àretarder en donnant une suite de variations distribuéessur l’échelle des températures d’une manière symé-trique avec celles qu’on observe au-dessous de 45 de-grés. Il résulte de cet ensemble de faits que si l’onconsidère le chronomètre comme fournissant à 45 de-grés sa marche normale, les écarts qu’il subit auxchangements de température sont sensiblement pro-portionnels aux carrés des variations de la colonnethermométrique.

En résumé, M. Lieussou est parti d’un principe par-faitement vrai et qu’on peut généraliser. Tout chrono-mètre construit solidement, dont les pièces, les assem-blages ne s’altèrent pas, donne des résultats de mesuredu temps qui ne varient que par des causes de change-ments qui peuvent être appréciées par des expériencespréparatoires. D’où cet important résultat que l’obser-vation faite avec une formule, une table de correction

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