REGULATEUR.
REGULATEUR.
convenable, pourra donnef des résultats d’une mer-veilleuse exactitude avec des instruments qui n’au-ront pas exigé des dépenses considérables de réglage,de tâtonnement fort coûteux pour masquer imparfai-tement des erreurs notables dans des cas non prévus.
La formule de M. Lieussou est de la formed = aT-Wi(J— l’) s ,a,b, coefficients ; T, temps écoulédepuis que l’on a remis de l’huile; i, température duréglage, C celle du lieu d’observation ; d, différence àajouter au temps observé.
RÉGULATEUR DE TEMPÉRATURE.— Incuba-tion artificielle. En parlant de régulateur de tem-pérature, il n’est pas question ici des moyens employésdan6 tous les fours ou fouteaux manufacturiers pourobtenir un chauffage et une température à peu près ré-gulière, par la manœuvre des portes du fourneau ou ducendrier et de clefs ou registres, par l’emploi des appa- ,reils de distribution ou la conduite du feu ; nous parlonsdes procédés avec lesquels la température d’un appareilte règle et s’égalise par sa marche même, de manière àactiver la source de production de chaleur quand latempérature de l’appareil vient à baisser, et à la ralen-tir quand la température s’élève.
Une disposition plusieurs fois employée consiste àinstaller par une de ses extrémités, dans la capacité dontle degré de chaleur doit être maintenu invariable, unetige métallique en fer, en cuivre ou en zinc, dontl’autre bout sort à l’extérieur. Cette tige subit évidem-ment les variations de température du milieu dans le-quel elle est plongée ; elle s’allonge quand la tempéra-ture s’y élève, et se raccourcit quand elle s’abaisse.
Il est évident que si la tige métallique est assez lon-gue pour qu’une légère variation de chaleur produise unallongement sensible, on pourra au moyen de leviersqui multiplieront l’amplitude du mouvement, faire ma-nœuvrer par la tige un appareil qui diminuera l’intensitéd’actiou de la source de chaleur, quand la tige s’allon-gera sous un excès de chaleur, et l’augmentera quand,ail contraire, un abaissement de chaleur viendra rac-courcir la tige métallique.
Rien de plus simple que le principe de ce procédé.Nous l’avons vu appliqué à des étuves, à des poêles àfeu lent et à température constaute, comme les poêles àanthracite de l’Amérique . La tige alors, plongée dans leréservoir d’air chaud, manœuvrait par ses mouvementsune clef placée dans le tuyau de fumée, unie à une valve,très sensible, qui réglait ou fermait presque complète-ment l’arrivée de l’air sous le foyer et par conséquent lavitesse de combustion. Installée dans des vases pleins deliquide^pour le service des bains, les distillations, lesévaporations, etc., que l’on veut maintenir sans varia-; on au même degré pendant un long temps, la tige mé-tallique agit de la même mauière.
Le thermostat du docteur Ure est construit sur leprincipe dont nous avons parlé plus haut, et forméde deux ou plusieurs lames de différentes dilatabilités,l’une en acier, l’autre en laiton.
Ces barres, invariablement liées par un bout, agissentpar l’autre bout au moyen d’un levier e, e, sur une valveou registre on (fig. 22J 8) qui ouvre ou ferme, par exem-ple, l’entrée de l’air de ventilation dan£ un appartementou l’entrée de l’air chaud sous une chaudière ou un bain.La fig. 2219 est une disposition qui sert à maintenirun réservoir d’eau à une température constante, en ou-vrant ou fermant, suivant les besoins, un robiuet quiopère ou interrompt l'introduction de l’eau chaude. Onvoit donc qu’en ajustant les tiges à la température pourlaquelle elles doivent être réglées, on obtiendra facile-ment le degré que l’on veut, par le calcul des rapportsd’allongement avec les longueurs des leviers, engre-nages ou autres transmissions, et l’amplitude de lacourse à faire exécuter à la pièce qui réchauffe la capa-cité donnée. La *ig. 2220 représente 2 barres inéga-
lement dilatables ab , ac, liées en a, et qui ouvrent ouferment plus ou moins le robinet du tuyau g enagissant sur les leviers intermédiaires d et f.
2218.
Le docteur Ure a décrit plusieurs applications de sonprocédé et en particulier à une cheminée dont il ma-nœuvre le registre. Mais il est évident que l’impossi-bilité d’employer dans la plupart des cas de longuesbarres, rend les courses disponibles infiniment petites, etexige, pour avoir des mouvements utilisables, des com-plications embarrassantes et peu sûres de leviers oud’engrenages. Ces leviers, en effet, ne peuvent pas resterinaltérables ni toujours en parfait état de mouvement,et l’appareil de règlement finit par ne plus rien régler.
Régulateur de Sorel. M. Sorclaeu l’heurouscidéede sub-stituer àîa dilatation trop faible des tiges métalliques, lesgrandes dilatations de l’air, renfermé dans une capacitéclose. La petite chaudière à régulateur (fig 2221 et2222)montée par M. Sorel dans le couvoir do madame Rous-seau, consiste en une chemise extérieure en cuivre A quireçoit un vase intérieur sans communication avec elle;au centre est ajusté un cylindre en tôle avec un foyer,et des trous, percés au bas de ce cylindre, portent aufoyer l’air destiné à la combustion, et qui arrive à tra-vers l’enveloppe extérieure du tube vertical D fermé enhaut, et muni seulement de trous d’entrée à sa circonfé-rence. Les produits de la combustion passent à traversun grand nombre d’orifices percés dans le cylindre dufoyer, et échauffent avec le calorique dégagé, l’eaude la chaudière, sans la mettre jamais en ébullition,comme le ferait uu foyer direct. Puis la fumée s’é-chappe par un tuyau de tôle muni d’une clef. Autourdu tuyau d’arrivée d’air est un récipient renversé,servant de flotteur et rempli d’air, qui se dilate quandla température s’élève, et, s’élevant en même temps,va fermer les trous d’arrivée d’air et ralentir la combus-tion.— Il descend, au contraire, dès que la températures’abaisse, ouvre un plus large passage à l’air d’alimen-tation, et rend à la combustion toute son activité. Unpetit tuyau, muni d’un bouchon, sert à régler la quan-tité d’air renfermée dans le récipient, de manière à fer-mer complètement l’ouverture d’admission d’air au de-gré maximum que l’eau de la chaudière doit atteindre,comme àl’ouvrir en entier au degré le plus bas, et d’ob-tenir ainsi une température constante, à un degré près.
Les variations atmosphériques exigeant des variationsdans l’intensité du chauffage, on augmente ou on dimi-nue la quantité d’air contenue dans le flotteur suivant