RÉGULATEUR.
RELIURE.
ces marches, il semait du grain ou toute autre nour-riture que tous les poulets venaient manger. Il est évi-deut que les poulets les plus forts pouvaient seuls mon-ter sur les marches les plus hautes, et ils se trouvaientainsi naturellement classés par taille et par âge. Aprèssept ou huit semaines, on les fait coucher sous les mè-res; puis alors ils perchent dans le cabinet-perchoirdont nous avons parlé plus haut. Quant aux couvéesde l’été, on les «ort à quinze jours ou trois semaines,mais à l’ombre seulement ; à trois mois, ils sont bons àvendre et à manger.
Jusqu’à cet âgé, on perd ordinairement 20 p. 0/0des poulets éclos. Leur maladie la plus habituelle estune diarrhée due le plus souvent à la températuretrop élevée des mères, ou à ce qu’ils s’y trouvent tropserrés , et que l’on guérirait probablement par un ré-gime de riz bien cuit. Il en périt aussi beaucoup par as-phyxie, comme nous l’avons dit, étouffés par les autres.Il faut, pour éviter les pertes, exercer une active sur-veillance, séparer ces poulets trop nombreux, les ren-trer à chaque menace de pluie, ou bien avant l’arrivéede la nui$. ; se défendre surtout contre les grandes cha-leurs, qui sont même défavorables aux éclosions; carles coudées qui réussissent le mieux sont celles de lalin de l’hiver.
. Incubation artificielle par les eaux minérales. —D’Ar-cet a essayé aussi à Vichy , en \ 827, et ensuite à Chau-des-Aigues, l’incubation artificielle pour donner debelle volaille aux malades qui arrivent de bonne heureaux eaux et qui n’y trouvent que dos poulets excessive-ment petits. Les œufs étaient placés dans un panier sus-pendu dans une chambre chauffée par le passage deseaux minérales dans nn poêle métallique. L’éducationde ces poulets, même pendant l’hiver, dans des salleschauffées de la même manière, ne peut présenter au-cune difficulté. C’est un procédé très ingénieux. Nous neparlerons d’aucune des dispositions de procédés que l’ontrouve décrites dans le Bulletin de la Société d’encou-ragement, dans le Dictionnaire des découvertes, les Mé-moires de l’Académie des sciences , etc. : aucun n’amême fonctionné, et les procédés de Bonnemain sontrestés ce qu’il y a de plus parfait.
Coucoirs portatifs. — Si cependant l’incubation ar-tificielle , comme industrie spéciale, n’a pas vécu etdonné des bénéfices, l’éclosion artificielle par de petitsappareils portatifs s’est répandue dans beaucoup defermes, où elle adonné do très bons résultats.
Le meilleur de ces appareils est le caléfacteur-cou-rolr de Lemare, inventeur aussi original et aussi prati-que que Bonnemain. Cet appareil, représenté en coupe(fig. 2230), consiste en une botte inférieure en bois A,qui supporte l’appa-reil à eau chaude 13,et contient la lampe àesprit de vin H. Unvase en cuivre ou enzinc B, rempli d’eau,et qui reçoit la chaleurtransmise parlalampepour la transmettre etLégaliser sur les œufs.
Ce vase porte un tubeP, qui sert à le rem-plir d’eau, et un petittube pour évacuer l’airde la partie supérieureau momeut du rempli ssage. Un panier auxœufs F, isolé de l'enveloppe double G, remplie de ouatepour éviter tout refroidissement; enfin un couvercleouaté également. La lampe à esprit de vin, bien plusrégulière que la lampe à huile, est placée sous le vased’eau et réglée de hauteur pour entretenir dans te pa-
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nier la température nécessaire dé 39“ donnée par unthermomètre qui plonge au milieu des œufs, et dont latige sort au dehors. Un régulateur du feu, reposantsur le principe de la dilatation de l'eau, consiste en unflotteur creux, lié par une chaînette à un registre quiouvre ou ferme l’arrivée de l’air nécessaire à la combustion de la lampe. Quand l’eau est trop chaude, ladilatation fait monter le flotteur et fermant toute arrivéed’air, ralentit la combustion de la lampe. Il ouvre, aucontraire, cette arrivée, et active la combustion quandl'eau, en se refroidissant, fait baisser le flotteur. Lamèche de la lampe est coupée soir et matin, et onvérifie de temps en temps le règlement et la marche durégulateur.
Dans le couvoir Sorel, les œufs sont enveloppés detoutes parts d’eau chaude en circulation, montant parun tuyau central et redescendant par des tubes latéraux ;le tout entouré d’une enveloppo en bois on en carton.Le régulateur est, sur le principe que nous avons dé-crit. un récipient renversé, plein d'air, et qui entoure lachaudière centrale. L’excès de température de l’eau, endilatant l’air, fait monter le récipient qui enveloppeconcentriquement la cheminée, ferme les trous latérauxpar où s'échappent les produits de la combustion, etralentit celle-ci, et réciproquement l’active en ouvranttons les orifices quand la température de l’eau vient àbaisser. La sensibilité de ce régulateur est parfaite. Lesconditions principales à observer sont l’installation del’appareil dans un endroit très calme et très isolé. Lechoix des œufs, la conduite de l’incubation et les soinsà donner aux poussins sont les mêmes que dans le grandappareil. Il faut toujours régler la température de l’ap-pareil avant d’y introduire les œufs.
Mais dans une ferme on ne peut pas organiser l’édu-cation des poulets, quand ils sont sortis des étuves,comme on le ferait dans une entreprise industrielle. Ilfaut faire conduire, surveiller et réchauffer tous lespoussins comme le font les poules. Celles-ci acceptentdifficilement la conduite des poussins qu’elles n’ont pascouvés; les chapons, au contraire, adoptent tous lespoussins de tout âge qu’on leur confie, quand on les adressés et accoutumés à les conduire : ce conducteur estpresque toujours facile à leur donner. Un chapon con-ducteur suffit à 40 on 50 poussins, et a pour chacund’eux tous les soins de la mère la plus vigilante. A defaut de chapons conducteurs, on loge les jeunes pou-lets dans une poussinière portative grillée comme lespromenoirs que nous avons décrits, et fermée par un cou-vercle et dans laquelle on place une mère portative de0 U *,50 de longueur, donc la peau de mouton est piushaute à l’entrée qu’au fond pour que les pouiets de tou-tes les tailles y trouvent refuge- Quand la températureextérieure est trop froide, on place le soir sous la mèreun vase plein d’eau chaude. Les deux bouts de la mèredoivent être fermés seulement avec un rideau tombant enflanelle pour éviter que les poulets, en s’y entassant,ne viennent à s'étouffer. Une poussinière de \ mètre delongueur, 0 m ,32 de largeur et autant de hauteur, suffità 50 poussins.
La propagation de ces ingénieuses méthodes contri-buera puissamment à multiplier les volailles dans lesfermes et les maisons de campagne, et sera une sourcenouvelle de richesse agricole pour la France .
PH. GROUVELLE.
RELIURE (angl. boohbinding , ail. buchbinderei).Les feuilles, en sortant des mains de l’imprimeur, sontpliées et assemblées parle brocheur. Ce travail est tropsimple pour devoir être décrit : la pliure doit être faiteavec soin, page sur page, en se guidant pour l’ordre desfeuilles d’après la signature (marque de chaque feuille)qui est située au bas de la première page.
Les diverses feuilles cousues et assemblées avec unfil, recouvertes d’une couverture imprimée, sont dites