RÉSISTANCE.
RÉSISTANCE
DÉSIGNATION DES MATIÈRES.
VALED» DE /pour 1 centi-mètre carré desection.
4° MATIERES DIVERSES.
kil.
Verre et cristal, en tubes ou tiges plei-nes.
248
77,00
p. ( Calcaire de Portland . . . .
ie ’ j Blanche d’un grain fin et ho-' roogène.
60,00
14,4
Briques ordinaires, faibles.
8,0
Plâtre gâché, fabriqué à la manière or-dinaire.
4,0
/ En chaux grasse et sable,
I âgé de 44 ans. .....
4,2
1 En chaux grasse, mauvais.
0,75
1 En chaux hydraulique ordi-! naire et sable.
9,00
Mortier . / En chaux éminemment hy-\ draulique.
15,00
J De ciment de Pouilly et sa-1 ble (parties égales), aprèsl un an de durcissement dans\ J’air ou dans l’eau.
9,6
Les métaux qui se sont allongés par l’effet des char-ges ne reprennent pas leurs dimensions primitives aprèsla rupture, parce que l’altération qui a lieu au pointde rupture a lieu aussi dans des parties voisines. Cettealtération a lieu même sans la rupture. De là les dan-gers des essais, qui souvent altèrent le métal soumis àl’essai et le rendent impropre à l’usage pour lequel oncroit le reconnaître très convenable.
Des fers doux et fers durs. Les premiers résistentbeaucoup plus, mais s’allongent, tandis que les secondsgardent leur longueur jusqu’» leur rupture. Quand plu-sieurs iils doivent porter en même temps les deuxièmesparaisseut donc préférables ; c’est l’opinion de plusieursauteurs sur les ponts suspendus, tandis que d’autrespréfèrent les fers doux dont la résistance est bien plusgrande, et pour lesquels l’entretien peut corriger l’in-convénient des allongements successifs. Le fer douxs’allonge de 0,40 à 0,27 de sa largeur primitive ; avantde se rompre, sa section se réduit de 0,5 à 0,7, et sadensité à 0,99 de ce qu’elles étaient primitivement. Ceseffets diminuent avec la longueur et l’accroissement dela section des barres.
L’acier de bonne qualité, recuit, même trempé, peutsupporter sans altération d’élasticité les 4/5 de la chargede rupture en s’allongeant de 2 à 3 millièmes.
Résistance des métaux à Vécrasement. On doit distin-guer deux classes de métaux :
1° Les métaux durs, la fonte de fer, l’acier, l’airain,qui ne se compriment que de quantités insensiblesavant de se briser eu fragments plus ou moins gros ;leur résistance à la compression doit être analogue àcelle des pierres, comme leur nature les en rapproche.C’est ainsi qu’un boulet en fonte tiré contre un obstaclerevêtu de fer, se sépare en une pyramide ayant pourbase la partie antérieure, et des segments qui glissentsur les faces de celle-ci (voir projectiles) j
2° Les métaux ductiles plus ou moins mous qui se dé-forment avec une extrême lenteur, dont les dépressionssont considérables, et qui suivent des lois toutes parti-culières.
Les expériences faites sur les écrasements des mé-taux sont fort difficiles, par la raison que la pièce secourbe ou s’écrase par le pied sous l’effort de la charge,ce qui complique la question.
Le fer forgé commence à se comprimer sous unecharge de 4.945 kil. par centimètre carré de section, etil fléchit avant l’écraseraeut quand la longueur de lapièce dépasse le triple de la plus petite dimension de lasection transversale.
La fonte s’écrase sous une charge de 40.000 kil. parcentimètre carré de section transversale, et elle ne flé-chit avant de s’écraser que quand la longueur de lapièce dépasse dix fois la plus petite dimension de la sec-tion transversale ; jusqu’à cette limite la résistance resteà peu près constante.
La charge permanente ne doit pas dépasser 4 /4 à 4 /5*de la charge de rupture
Influence de la durée de la compression ou de l'exten-sion sur la résistance des corps. Les molécoles des corpssoumis à une action de compression ou d’extension nereprennent pas immédiatement le nouvel état d’équi-libre qui leur convieut, et la réaction ne sc produitsouvent que quand l’action n’a duré qu’un certain temps.Ainsi, un ressort tendu pendant un long espace de tempsfinit souvent par perdre de la force, et, sous l’influencede cette action constante, l’état d’équilibre qui s’établitchange la nature même du corps.
Une expérience que chacun a pu faire, c’est que deslames minces d’acier, de verre, placées dans des posi-tions inclinées, se plient plus ou moins sous leur proprepoids, sans qu’elles se redressent quand on leur rendla position verticale, comme il eût été si l’action avaitduré peu de temps.
Dans les expériences dont les résultats doivent êtreappliqués aux constructions, il importe donc beaucoupde mettre un intervalle suffisant entre les variationsd’action qu’on fait subir aux corps ; et dans la pratiqueon préfère, avec raison, partir des constructions exi-stantes pour calculer ce qu’on doit faire, d’autant plusque les pierres, les bois, sont soumis à des actions phy-siques qui peuvent les altérer indépendammeut des ac-tions mécaniques, et que le constructeur doit se préoc-cuper à la fois de ces divers éléments.
Un comparant les charges portées par les matériauxdans les constructions les mieux faites, ou quand on abesoin d’agir sur de nouveaux matériaux, comme celas’est \u dans l’application moderne du fer aux con-structions et dans l’établissement des puissantes ma-chines, on admet que l’on peut sans inconvénient at-teindre la limite où l’élastioité des matériaux cesse d’êtreparfaite. C’est le point où il peut se faire dans le corpsdes dérangements moléculaires qui pourraient altérerses résistances, et où par suite on doit s’arrêter.
Résistance des pierres , briques , etc.
Ecrasement. Les pierres les plus dures cèdent peu à lapression, puis se divisent tout à coup avec éclat en la-mes ou aiguilles de faible résistance ; les plus tendresse partagent en pyramides, ayant pour base les faces su-périeures et inférieures et leur sommet près du centre,qui tendent à chasser au dehors les parties latérales coinprises entre elles. Ces parties se réduisent en aiguilleset en petits prismes, mais la cohésion des molécules estpresque totalement détruite dès que les pierres com-mencent à se fendiller. C’est donc à ce point seulementque devrait être fixée la limite à atteindre, et ce phéno-mène a lieu à un peu plus de moitié des charges produi-sant l'écrasement.
Résistances des massifs en pierres. Quand plusieurspierres sont assemblées (ce qui ne doit avoir lieu quepar des surfaces plus ou moins droites), la résistancese trouve beaucoup diminuée, d’autant qu’on doit évi-ter tout tassement qui compromettrait la solidité de l’édi-fice
Pour trois cubes superposés, Rondelet a trouvé la ré-sistance réduite aux 2/3 environ, effet que diminue l’interposition du mortier, et M Vicat a trouve qu’un