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SCULPTURE.

SCULPTURE.

En 4844. « Ainsi il fait aujourd’hui} il copie, il ré-duit en înarbre. en pierre, en ivoire, en plâtre, en bronzeet en bois les statues, les groupes, les bustes, les bas-reliefs, les rondes-bosses, les ornements, enfin tous,les motifs qui lui sont demandés, et le tout avec unefidélité scrupuleuse et l’exactitude la plus sévère. «(Voyez tom. III, p. 328, des Hapports du Jury en 1844.)

Réduction des figures de ronde-bosse, par M. Sau-vage. M. Séguier a présenté à l’Académie des scien-ces , séance du 6 août 1840, au nom de l’auteur, plu-sieurs copies de propositions différentes d’une mêmefigure de ronde-bosse, exécutées au moyen d’un appa-reil qui n’est qu'une modification du pantographe ap-pliqué à la sculpture, mais qui se distingue de ceuxqu’on a employés précédemment, dans le même but, parune grande simplicité, ce qui permet de scie procurer àpeu de frais. La substance sur laquelle on opère est unbloc de savon ou de cire qui se taille très aisément, etsur lequel on fait ensuite un moule qui peut donner unnombre illimité d’épreuves en plâtre ou en métal. Lamatière plastique, à l’état où l’emploient les statuaires,peut aussi servir pour une réduction.

« Procédé de AI. Dutel , en 1839. La sculpture qu’aexposée M. Dutel, sortant des appareils, est à l’état d’é-bauche, mais d’une précision suffisante quant aux mas-ses. Ce genre de sculpture, obtenue plus particulière-ment sur marbre, est produit par une fraise auiméed’une grande vitesse.

« Cet instrument est soumis, dans sa translation, àun système de parallélogramme mobile, mis en rapport,à main d’homme, avec le modèle par une touche mousse,comme dans le tour à portrait. Le modèle et la copieobéissent simultanément à un mouvement de rotationlent, qui vient présenter successivement à l’appareiltous les points de leurs surfaces. »

(En 1844.) « Successeur de M. Dutel, M. AlexandreContzen a fait plusieurs perfectionnements importants àses appareils, qui sont mis en mouvement par une ma-chine à vapeur de la force de 6 chevaux.

« L’exactitude, la précision de ses appareils, sontréellement remarquables. C’est le modèle lui-même qui,par ses formes et son développement, imprime à l’outilqui travaille le mouvement d’action sur l’objet à exécu-ter, en conservant cependant la faculté et la facilité desoutenir et changer de forme selon le désir de créationdu statuaire, et d’avancer plus ou moins, en raison duplus ou moins de temps que l’artiste veut passer à cemême travail pour le terminer. »

Le journal ['Illustration a publié dans le numéro du18 mai 1845, page 180, le dessin en perspective de cettemachine. Ce dessin donne bien une idée générale de lacomposition des organes qui la constituent, mais illaisse à deviner les transmissions de mouvements et lamanière de faire marcher les outils propres à opérer lasculpture.

Procédé de Af. Grimpé. « En 1839, la société Gossede Billy a soumis à l’appréciation du jury des sculp-tures en relief et en creux, rectilignes et curvilignes,des objets à formes simples ou sculptés, des tenons, desmortaises, des queues d’aronde, des languettes, rainu-res, feuillures, des poulies de marine, d’arçon, sabote-rie et charronnage, tous confectionnés mécaniquement-par les procédés inventés par M. Emile Grimpé, avecune rapidité extraordinaire, ajoute M. Blanqui, rappor-teur, et une économie qui varie, selon les difficultés dutravail, de 20 à 850 p. 100. Les expériences les plus au-thentiques sont faites à cet égard . » (Voir tom. III, p. 178,des Rapports du Jury en 1839.)

Le fait d’une économie de 20 p. 100 est exact sansdoute, quant à l’emploi du procédé de sculpture méca-nique, inventé par M. Grimpé, pour faire des mouluresen relief et en creux, des incrustations de formes régu-lières et irrégulières ; quant à l’économie de 850 p. 100,

c’est sans doute 85 p. 100 qu’on a voulu dire; elle nousparaît douteuse. Quoi qu’il en soit, nous pouvons affir-mer que la société Gosse de Billy n’a fabriqué qu’unpetit nombre d’objets qui ont été vendus à l’encan aprèsla dissolution de la société en 1840. Depuis cette époqueles machines elles-mêmes ont été démontées et aban-données sans emploi par une cause que nous ignorons.

Feu Philippe de Girard , l’illustre et immortel auteurdu principe sur lequel repose la filature mécanique dulin (voyez lin), a inventé et construit aussi en Pologne ,à l’époque do la révolution de 1830, une machine pro-pre à fabriquer les bois de fusil ; les encastrements'despièces étaient achevés ensuite à la main.

Plus tard, cependant, M. de Girard a construit uneseconde machine qui creusait tous ces encastrementsdans huit bois de fusil à la fois, et il envoya, en 1832,à la Société d’encouragement deux bois de fusil fabri-qués ainsi, qui y sont encore déposés.

La simple inspection de ces bois démontre rigou-reusement qu’ils ont été travaillés mécaniquement.

Il est juste de dire que ces bois de fusil ont été dépo-sés à la Société d’encouragement avant que M. Grimpén’annonçât la solution du même problème, et qu’il doitavoir eu connaissance du résultat des travaux de M.Philippe de Girard.

Philippe de Girard fixa lui-même le prix de ses ma-chines à la somme de 28.000 florins de Pologne (envi-ron 23.000 francs), que le gouvernement russe lui ac-corda avec 25.000 francs de gratification en sus, et unepension viagère de 6.000 francs réversible, pour moi-tié, sur la tête de son frère. Ces machines fonctionnent,depuis cette époque, dans la fabrique impériale deTula.

M. de Girard nous apprend lui-même, dans un mé-moire imprimé en 1844, qu’il écrivit à M. le ministrede la guerre, le 2 mai 1836, pour offrir au gouverne-ment français de lui vendre des machines semblables.

La réponse deM. le ministre fut que M. Grimpé s’é-tait engagea faire des machines propres à fabriquer lesbois de fusil moyennant la somme de 300.000 francsvotée par les chambres, et que l’on supposait qu’il réa-liserait ses promesses; mais, depuis, M. Grimpé a re-noncé à ce marché.

Philippe de Girard renouvela alors l’offre de livrerses machines à moitié du prix de celles de M. Grimpé.

Le ministre de la guerre lui écrivit « que la fabrica-tion mécanique des bois de fusil était impraticable,parce qu’il était impossible que les garnitures du fusil,faites à la main, pussent s’adapter à des encastrementsfaits à la mécanique, »

Philippe de Girard répondit « que si on lui donnaitcent mille'garnitures de divers calibres, il se chargeraitde faire cent mille bois auxquels elles s’adapteraient ;que c’était tout ce qu’on pouvait lui demander. «

On promit alors de nommer une commission, maisPhilippe de Girard est mort eû 18io sans avoir rienconclu. Du reste, tous les plans de ces machines sontrestés entre les mains de l’un de ses parents.

Nous avons publié ces faits pour répondre à ce repro-che qu’on a adressé souvent à M. de Girard « qu’il ucaitabandonné la France , tandis que c'est le gouvernementfrançais seul qui a méconnu et repoussé ses importantesinventions. Honneur «lu moins à la Pologne , au gouver-nement russe qui a accueilli et récompensé si digne-ment et si généreusement Philippe de Girard , hommesi remarquable, i\ la fois peintre, sculpteur, et inven-teur de la lampe hydrostatique, de la filature mécani-que du lin, d’une machine à fabriquer les bois de fu-sil, etc.

Procédé inventé par J f. Amedée Durand , en 1826,pour S'.'ulpter ou graver en creux sur le bois et autresmatières, en suivant des formes et des profondeurs déter-minées, mais planes. La fig 2260 représente la dispo-