SERRURERIE.
SERRURERIE.
Brainah a faite de ceprincipe h la construc-tion de la serrure quiporte son nom.
La fig. 2274 montre la coupe de la ser-rure entière ; la fi-gure 2275 est le plandu barillet ou partiemobile de la serrure ;la 6g. 2276 est le plande la plaque üxe quiempêche le barillet detourner toutes les foisque l’on ne fait pasusage do la véritableclef de la serrure ; lafig. 2277 représente laclef avec ses entailleset son panneton; lafig. 2278 est le plandu pêne.
Un cylindre i t, estajusté, à frottementdoux, dans une massede laiton mm, qui sertde couvercle à toute laserrure. Au milieu ducylindre t *, que l’onnomme barillet, etdans le sens de son
2278.
axe, est creusé un trou cylindrique capable de recevoirla broche p avec son plateau f, et le ressort à boudin o.La broche est rivée sur le plateau inférieur, ou mieuxajoutée à vis. La broche p, le plateau t et le ressort àboudin a sont en acier. Le plateau t porte un canon quilui permet de glisser librement et sans jeu le long dela broche p, qui est parfaitement cylindrique et polie.Le ressort a tend continuellement à pousser le pla-teau t vers le bord de la broche p, et c’est par le mou-vement de compression que la clef lui imprime qu’ellemet en prise toutes les pièces qui composent l’appareil,afin d’en obtenir les effets assurés qu’on en attend.
La fig. 2275 montre le plan de la partie supérieure dubarillet, sans la broche p. On y voit les huit lamesd’acier, 1, i, qui constituent le jeu de la machine. Ceshuit lames, que l’on voit en élévation en l (fig. 2274), ap-puient, par un talon ménagé dans leur partie supérieure,sur le dessus du plateau t , et l’on voit sur chacuned’elles des entailles b, b, à différentes hauteurs. Ce sontces lames qui empêchent le barillet de tourner autour dela brocho p, à moins que les entailles de chacuned’elles ne se trouvent toutes dans le plan de la pièced’acier, que l’on voit en plan fig. 2276. Ce sont lesentailles faites au bout de la clef en o (fig. 2277), ensens inverse de la distance où elles se trouvent de laplaque c, c, lorsqu’elles sont toutes élevées à la mêmehauteur par l’effet de la réaction du ressort à boudin ;ce sont ces entailles, disons nous, qui ramènent toutes
les entailles b , b, dans le plan de la plaque circulaire c, c,par l’effet de la pression du bout de la clef sur le plateau/, en comprimant le ressort à boudin a, jusqu'à ce que lepanneton s de la clef se trouve engagé dans la rainured, d, d’où il ne peut sortir sans que la clef ait fait untour entier en avant, ou qu’elle ne retourne en arrièrepour se présenter devant la seule issue qui lui est mé-nagée, et alors le ressort à boudin a, réagissant libre-ment, la repousse fortement et la fait sortir d’elle-même de l’entrée de la serrure.
Au-dessus du barillet i, t, se trouve une vis f, tarau-dée dans la base du barillet, et dont la tête est cylin-drique et saillante de toute l’épaisseur de la queue gdu pêne r. Lorsque la clef est enfoncée suffisammentpour que son panneton puisse s’engager sous la rainured, alors les échancrures des lames d’acier se trouventdans le même plan que la lame c, c, le barillet peuttourner, et la tête de la vis f décrit un cercle (tig. 22781.La fig. 2278, qui» représente le plan du pêne, montrelaposition qu’il a quand la serrure est fermée. On y voitla place de la vis f dans cette position. Les lignes ponc-tuées, dans cette figure, indiquent le chemin que par-court la même vis en entraînant avec elle le pêne pourlui imprimer une marche rétrograde. En tournant ensens inverse, la vis appuie au point à, et elle ne peutachever sa course sans entraîner avec elle le pêne dela même quantité dont elle l’a fait avancer lorsqu’onl’a fait agir dans l’autre sens. La tête de la vis t> nesert, en parcourant l’entaille e qu’à empêcher lepêne de vaciller à droite ou à gauche.
D’après ce que nous venons de dire, on voit quecette serrure est réellement incrochetable; il est impos-sible d’y introduire un rossignol, la véritable clefseule peut entrer Pour qu’un voleur parvînt if l’ouvrir,il faudrait :
i ° Qu’il eût une clef forée d’un trou égal à la gros-seur de la broche, et tel qu’il lui restât assez de profon-deur après que la clef s’est appuyée sur le plateau f,pour enfoncer les lames d’acier I, f, assez bas, pourque leurs entailles soient dans le plan de la plaque c c ;
2° Qu’il devinât où doit être placé le panneton s dela clef, pour qu’en l’enfonçant les entailles qu’il auraitfaites au bas de la clef puissent recevoir les extrémitésdes petites lames d’acier ; mais ce panneton peut êtreplacé à tous les points de la circonférence du bas de laclef. Il faudrait en outre qu’il devinât quel est l’enfon-cement indispensable à donner à chacune des entaillesde la clef pour ramener J’entaille de chaque lame d’a-cier dans le plan de la plaque c c. Et comment le con-naîtra-t-il cet enfoncement?
Un seul moyen reste au voleur pour atteindre sonbut. Ce moyen c’est de fabriquer une collection com-plète de clefs dont chacune lui présenterait une desnombreuses solutions qui peuvent se présenter... Enoutre il fant supposer qu’on lui laissera le temps d’enessayer successivement plusieurs...
Nous indiquerons en peu de mots la constructionde ces serrures incrochetables.
On fait fondre le barillet et le couvercle en lais-sant assez de matière pour les tourner. Le barilletest en deux pièces : le corps du cylindre et le fund.Le corps du cylindre porte une saillie en retraite dd;cette saillie sera entaillée verticalement pour recevoirle panneton s de la clef. Le fond du barillet se tourneà part, s’ajuste à sa place et se-fixe au cylindre t» partrois vis que l’on ne voit pas. On laisse un trou aucentre pour le tarauder et y ajuster à vis la broche p.
Le couvercle m s’ajuste pareillement sur le tour,de manière à ce que le barillet concorde parfaitementavec le couvercle dans toutes ses parties depuis l’anglenn, jusqu’au haut.
Au-dessous de l’angle nn, on laisse tout autour dubarillet une large ouverture cylindrique, nécessaire