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SERRURERIE.

SERRURERIE.

Travées .

29 travées composées chacune de 45 pannes

de 4“,45 en fer double T, de 0'“.44 de **>•

hauteur, pesant chacune 88 k ,8. 38,628,0

20 travées de lanternes composées des piècessuivantes :

444 chevrons en fer, à vitrage, de 7 œ ,5de

longueur, pesant chacun 30 k ,4. 42,464,4

4 borne de faîtage vitré. 675,8

Boulons et autres fers. 3,834,2

427 balustresen fonte. 43,475.0

54 consoles en fonte. 4,863.0

664 supports de chevrons. 664,0

Poids des travées. . . - 74,298,40Poids total du comble. 4 44,526,8

soit, par mètre carré de surface couverte, non comprisla couverture, 40 kil.

Dans les essais, la ferme de la gare de Bordeaux n’a subi qu'une faible flexion sous une charge corres-pondant à 480 kil. par mètre carié de toiture.

Les fig. 25 et 26 se rapportent à deux fermes de lastation de Chester , eu Angleterre.

La première fig. est une petite ferme de 4 4“,6 d’ou-verture. Les arbalétriers sont formés de deux fers enE de 3 pouces de hauteur, réunis dos à dos par 4 4 rivetsde 3/4 de pouce de diamètre ; mais laissant entre euxun certain espace pour rooiser les contre-fiches et leschantignolles des pannes et de la pièce faîtière . Lescontre-fiches sont en fer simple T, et viennent se réu-nir au point d’intersection de l’entrait et du tirant.L’obliquité considérable de ces pièces et leur grandelongueur relative les rend peu propres à soutenir l’ar-balétrier, qu’elles sont cependantdestinées à empêcherde fléchir. Les pannes sont en bois, en partie garnies detôle. Un châssis vitré occupe le haut du comble.

La fig. 26 est une autre ferme de la même stationde 48 m 30 d’ouverture, établie dans le même systèmeque la précédente, et plus sujette qu’elle encore à lacritique, le poids de l’arbalétrier se trouvant reportésur des pièces en fer assez longues, et très fortement in-clinées. Le tirant devient d’une force considérable, etl’aspect de la construction n’est rien moins que satis-faisant dans son ensemble. La présence des pannes enbois ne parait pas non plus parfaitement justifiée.

Nous terminerons enfin par la ferme du comble dela nouvelle gare du chemiu de l’Ouest, rue Saint-La-zare, à Paris . Cette importante construction forme latransition naturelle des ouvrages de chaudronnerie auxouvrages en fer forgé, ou de grosse serrurerie propre-ment dits.

Cette ferme (fig. 27) a 40 mètres d’ouverture et7 mètres de montée; c’est la plus grande portée decomble eu métal que nous conuaissions. Elle est en-tièrement composée de tôle et de fer d’angles combinésde la façon la plus heureuse ; elle fait également hon-neur à l’ingénieur, M. Flachat, qui l’a projetée, et àl’excellent constructeur, M. Joly, d’Argenteuil , auquell’exécution en a été confiée.

Les sections A, B,... P, que présente la figure, sontfaites aux points du dessin d’ensemble marqués desmêmes lettres. Ces eroquis montrent nettement le modode construction des différentes pièces, maison ne pou-vait les surcharger des cotes nécessaires à l’indicationde toutes leurs dimeusions. Nous allons donc faire con-naître celles des pièces principales.

Les arbalétriers (section A) sont formés d’une lamede tôle de 40 millim. d’épaisseur et de 0 m ,30 de hau-teur, garnie de quatre cornières, ayant chacune 75 mil-lim. de hauteur et 43 d’épaisseur moyenne. La lamede tôle qui réunit les deux cornières supérieures a470 millim. de largeur et 44 d’épaisseur*

Les lames verticales des pièces C, D, G ont 9 mil-lim. d’épaisseur, celles des pièces E, H, L, M, est de8 millim., la laine de la pièce B a 40 millim., celle dola pièce N en a 7, et enfin celle de la panne P n’en aque 6.

Tous les fers h cornières ont 6 centimètres de hau-teur. Leur épaisseur moyenne est de 4 0 millim. pour lespièces B et G, de 8 pour les pièces C, D, E, M, et enfinde 6 pour les pièces H, L, N.

Les hauteurs totales des sections sont indiquées ci-dessous en millim.

B, C, D, E, G, H, L, M, N, P270, 245, 240,220,200, 200, 480, 480, 420, 300

Le diamètre des rivets est de 20 millim. pour lespièces A et D, de 48 pour B, C, G et H, de 46 pourE, L, M, enfin de 45 pour N et P.

Les pannes ont été disposées verticalement, au lieude rester normales aux versants du toit. Cette disposi-tion a présenté quelques difficultés d'exécution.

La couverture est en tôle ondulée. La dépense parmètre carré de surface couverte, couverture comprise,ne dépasse pas 50 fr. C’est un prix bien remarquable-ment bas pour un comble d’une si énorme portée.

IV. Ponts en tôle. Les ponts en tôle constituent uneclasse toute spéciale de constructions appartenant àla grosse chaudronnerie, mais que l’on entreprendmaintenant dans tous les établissements où l’on s’oc-cupe de grosse serrurerie , ce qui a permis d’en ren •voyer ici l’étude.

La tôle présente pour la construction des ponts degrauds avantages qui tendent à multiplier chaque jourdavantage ses applications.

Taudis que l’on ne peut pas faire supporter à lafonte plus de 200 kilog. de pression par centimètrecarré de section, on peut, daus les constructions deponts, faire supporter à la tôle une charge quadruple :c’est-à-dire de 800 kilog. D’un autre côté, la fonte sebrise brusquement, sans qu’aucun figue précurseurpuisse faire prévoir un accident; la tôle, au contraire,éprouve, avant sa rupture, des déformations sensiblesqui indiquent le danger. Enfin, l’économie est encoreen faveur de la tôle, puisque son prix n’est qu’un peuplus que double de celui de la foute, tandis que su ré-sistance est quadruple.

L’emploi des métaux dans la construction des pontsest une idée relativement assez récente. Les premiersponts en fonte, construits en Angleterre, datent dela fin du siècle dernier. La fabrication en grand dela tôle elle-même ne remonte pas à une époque plusreculée, et celle des fers d’angle, des fers à T, ou àdouble T, etc., n’est devenue courante que depuis unequinzaine d’années. On comprend, d’après cela, com-bien doit être récent l’emploi en grand, pour des con-structions de ponts, de matériaux de cette espèce.

Les premières poutres en tôle, employées en Angle-terre, paraissent avoir été construites vers 4847.

Ce pont se compose de trois caisses creuses, rectan-gulaires, en tôle , entre lesquelles sont établies lesdeux voies du chemin de fer; la longueur de chacunede ces trois poutres est de 20 n, ,44, et leur portée entrele nu de culées, de 48 m ,28. La tôle de ces tubes a0 m ,0095 d’épaisseur.

Les poutres du pont de l’embarcadère flottant deLiverpool sont construites dans le même système.Elles ont 45",74 de long; leur hauteur est de 4",67aux extrémités, et de 2",59 au milieu; le corps de lapoutre a O m ,64 d’épaisseur. La partie supérieure estdivisée, par une cloison, en deux canaux rectangu-laires, ayant ensemble 0",76 de largeur et 0“,30 dehauteur.

L’un des plus beaux spécimens de ponts, supportés