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SERRURERIE.

SILICE.

donnent les sections des croix de Saint-André et de latraverse inférieure faites par les lignes a 6 et cd de lafig. 31. La barre en E de la fig. 32 a 200 millim.de largeur et 19 d’épaisseur.

Dans tous les exemples précédents, la tôle est em-ployée en poutres droites. Il n’a encore été fait quepeu d’essais d’arcs en tôle. Nous ne mentionnerons icique l’arc de la première arche gauche du pont desArts, qui offre un spécimen assez curieux de l’emploides fers à cornières dans la construction des travéesde ponts.

La fig. 34 donne la coupe en travers de l’arc dontil s’agit; il a 0 m ,180 do hauteur; les lames inférieureet supérieure ont 0 m ,180 de largeur et 0 m ,8l1 d’épais-seur, comme la lame verticale. Les cornières ont O^OSOde hauteur et 0 m .011 d’épaisseur moyenne. Les rivetsont 0“,020 de diamètre. L’ouverture est de 23 m ,70,la flèche de 3 m ,40.

Comme exemples de ponts en tôle àe dimensionsrelativement moins considérables que les précédents,mais fort remarquables par leur simplicité et leur éco-nomie, nous citerons quelques-uns des ponts du che-min de ceinture de Paris récemment exécutés.

Parmi ces ponts, celui qui aété construit sous le che-min de fer de Strasbourg mérite une mention spéciale,en raison des sujétions particulières qu’il présentait.

Le chemin de ceinture passe sous le chemin de ferde Strasbourg , qu’il rencoutre sous un angle de 25°.L’ouverture de ce pont, suivant le biais, est de 14 m ,60.

Il était nécessaire de diminuer autant que possiblela hauteur entre le dessus des rails et le dessous despoutres. Grâce aux dispositions adoptées, on a pu ré-duire cette hauteur à 0 m ,415.

Le tablier, comme le montre la demi-coupe (fig. 35),est supporté par trois poutres, reliées par des entre-toises placées de 2 eu 2 mètres. Les rails sont posés surdes longrines emboîtées dans des caissons en tôle.

Les poutres ont un mètre de hauteur au milieu (fig.36 et 37), et se réduisent à 0 m ,22 aux extrémités. La

36.

37.

Coupe au milieu d'une poutre Coupe au milieu de la poutredérivé. — Echelle de 0,05. intermédiaire.—Ech. de 0,05.

feuille de tôle verticale a 0 m ,1 d’épaisseur, les lameshorizontales ont 0 m ,40 de longueur et 0 m ,0135 d’é-paisseur. La hauteur des cornières est de 0 m ,090 etleur épaisseur moyenne de O m .,OI2.

L’entretoise courante (fig. 38) a 0 m 23 de hauteur;les lames horizontales ont 0 m ,36 de largeur; elles sontformées de deux feuilles de 0 o, ,008 d’épaisseur cha-cune. La lame verticale a 0 n, ,0f0 d’épaisseur. Lescornières ont 0 œ ,080 de hauteur et 0 m ,012 d’épaisseurmoyenne.

L’eutretoise de culée (fig. 39) n’a pas de lames hort»zontides.

38.

i

EJ

Coupe d'une entretoise courante.Echelle de 0,05.

39.

Coupe d'une entretoise de culée.Echelle de 0,05.

40.

Coupe du caisson.Echelle de 0,05.

Le caisson (fig. 40) est en tôle do 0 m ,006, ajustéepar des cornières de 0 m ,08 sur O ra ,OIO. H. M.

SIFFLET D’ALARME. Voyez chaudière a va-peur et machine a vapeur.

SILEX. Voyez pierre a fusil.

SILICATES. Les silicates sont les combinaisons quele silice forme avec les bases ; on en trouve un grandnombre parmi les minéraux constitutifs de l’écorceterrestre. Ils sont tantôt attaquables, tantôt inattaqua-bles par les acides, excepté par l’acide hydrofluorique,qui les décompose toujours. Dans tous les cas, en lesfondant avec le double ou le triple de leur poids depotasse caustique, et môme souvent de carbonate de po-tasse, on obtient un silicate basique qui est décomposépar les acides avec précipitation de silice gélatineuse.Les silicates sont fusibles ou infusibles; on peut poser,comme règle générale, que les silicates multiples sontplus fusibles que les silicates simples. L’étude de la fu-sibilité des silicates est une question fort importantedans la fabrication des poteries, des verres et dans lamétallurgie, où elle permet de séparer les matièresterreuses ou gangues qui accompagnent les métauxde leurs minerais, en les liquéfiant par l’addition defondants convenables.

Voyez docimasie, fer, poterie, verre, etc.

SILICE ( angl . silica, ail. kieselerde). La silice ouacide silicique est composée de *

Silicium. . . . 0,4804 ( ç.

Oxygèue . . . 0,5196 ( 1

Elle est très abondamment répartie dans la nature,soit à l’état de pureté presque parfaite, et elle constituealors l’espèce quarz, soit à l’état de combinaison avecles bases, ou de silicates qui, avec les calcaires, for-ment toutes les grandes masses de l’écorce terrestre.Seule la silice est absolument infusible dans nos four-neaux. La silice à l’état de quarz, ou après calcina-tion, ou même après une forte dessiccation, est toutà fait insoluble dans l’eau et les acides, l'acide hydro-fluorique excepté ; mais à l’état de gelée, et surtout àl’état naissant, elle s’y dissout souvent en grandequantité.

En quelque état qu’elle se trouve, la silice se com-bine aisément, par voie sèche, avec les bases; cettepropriété permet de se procurer facilement de la silicepure et gélatineuse; il suffit de prendre du sable derivière lavé par les acides, de le fondre avec la moitiéde son poids de carbonate de potasse ou de soude, dereprendre le résidu par un acide ajouté en quantitésuffisante pour saturer l’alcali, d’évaporer à siccitépour rendre la silice insoluble, puis de reprendre par