Band 
G-Z.
JPEG-Download
 

SUCRE-

SUCRE.

une étoffe de laine, et l’on fait bouillir la liqueur ainsifiltrée, dans une chaudière plus petite jusqu'à la réduc-tion de la moitié. Enfin on passe la liqueur une troi-sième fois, et on lui donne la consistance d'un siropclair; il est bon de faire observer qu'en concentranttrop le sirop, on court risque de tout gâter.

« Ce. sirop versé dans des terrines évasées, et qui pré-sentent à l'air une large surface, est entretenu dansune étuve à une chaleur de 20 à 30 et même 40° Réau-mur pour le faire cristalliser. Pendant cette espèced'épaississement insensible du sirop, on brise de tempsen temps la croûte cristalline qui se forme à la surface,ce qui, en aidant à l'évaporation, favorise beauconpla cristallisation. Dès qu’on observe qu’au lieu de lacroûte cristalline il se forme à la surface du sirop unepellicule épaisse et gommeuse qui n'est plus grenue,c'est une marque que la matière ne cristallise plus,mais se dessèche; on doit arrêter l'évaporation; ce quireste forme un mélange plus ou moius épais, d'unesubstance cristalline et d’uue matière fluide et visqueuse.Pour en séparer le sucre cristallisé, on met le toutdans un sac de toile serrée et mouillée, et on le soumetà une pression qu’on augmente graduellement ; le su-cre reste dans le sac et la partie extractive passe par latoile.

« Ce sucre, après la dessiccation, est une mos-couade jaune composée de cristaux réguliers qui. parla pulvérisation, forment une poudre blanche dont legoût est très bon ; par le raffinage on forme avec -cettemoscouade toutes les qualités de sucre que l'onveut. »

On conçoit facilement combien ce mode d’extrac-tion est imparfait et quelle déperdition on éprouve dansun semblable traitement; aussi ce procédé a-t-il été sin-gulièrement modifié. Voici comment on a longtempsopéré. Lorsque le jus est en état d’être déféqué , on y mêlede l’acide sulfurique étendu d’eau dans la proportion de3 parties d’eau pour 1 p. d’acide. Après avoir agité,on ajoute delà chaux vive préalablement éteinte, onagite de nouveau et l’on allume le feu. On pousse lachaleur à 70°; on met ensuite dans la chaudière le char-bon animal et le sang de bœuf; le mélange bien fait,on laisse reposer et on décante la liqueur. On emploiel’acide sulfurique dans la proportion de 1 gramme 1 /2par litre de jus; quant à la chaux, 4 kil. environ suffi-sent pour 1800 litres de jus.

Mais revenons au traitement de la betterave, d’aprèsle mode appliqué aujourd’hui et généralement reconnucomme le meilleur.

Après que la betterave est récoltée comme nous l'a-vons dit, il s’agit de la râper et d’en extraire le jus.Pour cela on lui fait subir plusieurs opérations, que

nous allons décrire. Ce sont le nettoyage , le lavage t lerâpage et 1 Extraction du jus.

Le nettoyage a pour but d’enlever les pierres et laterre qui se sont attachées à la racine de la betterave,les restes de collets et les radicules chevelus que le dé-colletage a laissés. Cette opération est réservée auxfemmes : deux ouvrières peuvent préparer 4000 à4500 racine^ par jour. Si la betterave est grosse,l’ouvrière a soin de la fendre en deux ou plusieursmorceaux, afin de faciliter le travail de la râpe. Ledéchet subi par cette opération est de 7 p. 100 environ.

Le lavage est une opération supplémentaire qui nedevient utile que lorsque le nettoyage n’a pas été faitavec soin. Dans les fabriques où l’on ne peut pas dis-poser facilement d'une certaine quantité d'eau, on évitele lavage en apportant plus de soin au nettoyage. Cetteopération se pratique à l’aide d’une machine composéed'un tambour cylindrique, formé de deux montants cir-culaires, sur lesquels on place des lattes de bois, espa-cées de 0 m ,04 Une manivelle est adaptée à l’une desextrémités du cylindre qui repose sur deux coussinets,de manière à ce qu’il puisse plonger dans une cuve

2381. 2382.

JL? L**

1 > B

d

B 1

2383.

pleine d’eau. Enquelques tours lelavage de 100 ki-log. de bettera-ves, qui sont lacontenance ducylindre, est en-tièrement opéré.

Les fig. 2381,2382 et 2383 re*présentent le cy-lindre à laver deM. deDombasle.

Le cylindre b(fig. 2383) re-pose sur deuxcoussinets fixés aune cuve

en bois ade formeoblongueet dans laquelle il plonge àmoitié. La cuve est garnieà chaque extrémité de deuxbarres de fer, qui formentun coussinet c, qui sert àenlever le cylindre et û levider dans une caisse enbois d, destinée à recevoirles betteraves après l’opé-ration. Une poulie e, surlaquelle s'enroule une cordequi vient s’accrocher auxdeux extrémités du cylin-dre, sert; à l’enlever et à enfaciliter la manœuvre. Lecylindre est formé de lattesattachées sur deux circon-férences en bois ; une porteà claire-.voieg, fixée par des