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SUCRE.

SUCRK.

saires à cette fabrication : uno ou plusieurs tarièresd’un diamètre de 0“,02, des petits baquets pour rece-voir le jus ; des tuyaux de sureau ayant 0“,20 à 0 m f 25de longueur et une grosseur correspondante à la mèchede la tarière ; des seaux pour vider les baquets et porterle jus sous le hangar; des chaudières; des formes pourrecevoir le sucre quand il est assez concentré pour pou-voir être mis en pains; enfin des haches pour couper etfendre le bois qui sert de combustible. Le travail a lieupendant le mois de "février et les premiers jours de mars.

On incise les arbres à 0",45 ou 0“,50 au-dessus dusol ; on leur fait deux entailles obliques allant de basen haut et éoartées Tune de l’autre de 0“,12 à 0 m ,15.Il faut avoir soin de ne pas enfoncer la tarière de plusd’un demi-pouce dans l’intérieur de l’arbre, car l'expé-rience a prouvé qu’on obtient plus de jus à cette pro-fondeur qu’en creusant davantage. Il faut aussi fairel'incision du côté du midi.

'Les baquets peuvent contenir de 1 0 à 1 2 litres et sontordinairement en sapin. On en place un au pied de cha-que arbre afin de recueillir le jus qui s’écoule des deuxtuyaux qu’on a enfoncés dans les entailles.

Chaque jour le liquide de tous les baquets est rassem-blé et porté au hangar ; là on le verse dans des barri-ques qui alimentent les chaudières. Il faut toujours fairebouillir ce suc dans les deux ou trois jours qui suiventson écoulement de l’arbre, car il entre promptement enfermentation quand le temps s’adoucit. Il faut l’éva-porer rapidement et enlever avec soin les écumes à me-sure qu’elles se forment. On remplit continuellement lachaudière de nouveau jus jusqu’à ce qu’on en ait trans-formé une forte quantité en sirop ; on passe ensuite cesirop dans une poche de coton pour en enlever les im-puretés et on le laisse refroidir. On transvase alors lesirop dans une autre chaudière, que l’on remplit auxtrois quarts, et on le cuit, à grand feu jusqu’à ce qu’ilait pris assez de consistance pour pouvoir être versédans les formes préparées pour le recevoir.

sucre de raisin ou glucose. Nous avons traité en dé-tail à l’article glucose la fabrication du sucre incris-tallisable préparé à l’aide de la fécule ; nous n’avons pasà y revenir.

Quant à son extraction du jus de raisin, extractionqui n’a pu être tentée qu’à l’époque du blocus continen-tal, et qui a été abandonnée à la paix, elle se réduisait àdes concentrations et clarifications convenables pour leséparer de toute substance étrangère.

sucre de mais. Quelques essais, attirés par l’ana-logie du maïs avec la canne à sucre, ont été tentéspour en extraire du sucre.

M. Pallas obtint pour résultat les chiffres suivants ;il avait opéré sur 7 kilogr. de tiges de maïs qui lui don-nèrent :

500 grammes de sirop à 34° ;

Un produit parenchymeux qui pouvait servir denourriture aux bestiaux ;

Puis une masse gommeuse.

Du reste, aucune application en grand n’a été faitedo ces expériences, et nous l’indiquons ici seulementpour mémoire.

sucre de chataignes. D’après les expérieuces deM. Guerrazi, 100 parties de châtaignes de Toscane ontrendu 40 de sirop, dont il parvint à extraire 10 partiesde moscouade cristallisée.

A cet effet, l’on prend des châtaignes que l’on pile,puis on les dessèche à l’étuve et on les concasse gros-sièrement; cette opération terminée, les châtaignes sontmises à infuser dans l'eau pendant cinq ou six heures,après lesquelles on soutire cette ean et l’on en met unenouvelle quantité.Cette eau est soumise immédiatementà l’évaporation, puis filtrée et clarifiée, et le sirop estensuite versé dans des terrines où il cristallise; de tempsen temps ou l’agile pour activer cette cristallisation. La

moscouade ainsi obtenue est soumise aux opérations duraffinage, et produit un sucre très compacte et trèsblanc.

sucre de miel. Four réduire le miel en sirop, oumieux pour purifier le miel, en le considérant commesirop, voici la méthode à employer. On mêle :

Miel blanc.2 k ,937« r *

Eau pure. 734

Charbon animal lavé et séché. . 184

Eau battue avec trois blancs d’œufs. 367

Craie pulvérisée. . . . En quantité suffisante.

Si le miel est très impur, on peut suivre cet autreprocédé, indiqué par M. Borde :

Miel. 4 k ,895* r *

Charbon végétal en poudre. . . . 0 k ,305

Charbon animal.0 k ,153

Acide nitrique à 32°.0 k ,880

Eau. 0\305

Ce mélange trituré est chauffé dans une bassine éta-mée pendant dix minutes, puis on y ajoute 2 kilogr. delait délayé de deux blancs d’œufs ; on pousse le tout àl’ébullition, que l’on maintient six minutes, et l’on passejusqu’à ce que le sirop soit très clair.

Dans cet état, il peut être considéré comme un siroptrès concentré. On en extrait le sucre, emen faisant unepâte à l’aide de l’alcool concentré, puis l’on le soumet àl’action* d’une presse, après l’avoir préalablement enve-loppé d’une toile ; cette opération, répétée jusqu’à* troisfois, donne un sucre très pur.

sucre de pommes et de poires. On extrait aussides pommes et des poires un sucre d’une saveur agréa-ble. Il résulte des expériences faites par M. Dubuc, que49 kilogr. de pommes donnent 36 kilogr. de moût, quiproduisent 4 kilogr., 805 de sirop à 38°.

raffinage du sucre. Le raffinage du sucre s’o-père par la succession d’un certain nombre d’opéra-tions, savoir : la fonte des sucres, la clarification, unepremière filtration simple, une seconde filtration décolo-rante, Ta cuite, l’empli , Yégout, le clairçage ou le ter -rage; après ces opérations le sucre est duement empa-queté, ficelé et livré au commerce.

Nousa\ons déjà décrit une foule d’opérations qui serapportent au raffinage, tels que : la clarification, lacuite t Vempli , etc. Nous passerons donc rapidement surcelles-ci, pour nous occuper spécialement des opérationsinhérentes au raffinage du sucre.

Le sucre brut, tel qu’on le reçoit des colonies, con-tient une plus ou moins grande quantité de mélasse etde matières étrangères. Il est donc important de luifaire subir ces opérations avant'de le faire cristalliser ;c’est ce que l’on appelle le raffiner.

Pour fondre le sucre brut, on le dissout dans de l’eau ,1 litre d’eau dissout 2 kilogr. de sucre. Il est impor-tant de saturer l'eau de sucre autant qu’elle en peutprendre ; de cette manière on abrège la concentration.

Dans beaucoup de fabriques, on ajouté un lait dechaux à la dissolution ; il en résulte que celle-ci se con-serve plus facilement et s’altère beaucoup moins.

Les procédés employés pour la clarification sont ana-logues a ceux que nous avons déjà décrits ; il est doncinutile d’en répéter rémunération.

La filtration peut se faire à l’aide des filtres Taylor. dont nous avons parlé plus haut. Dans beaucoup de raf-fineries on se sert d’un filtre qui a beaucoup d’analogieavec ceux de M. Taylor, et dont voici la disposition(fig. 2387, 2388 et 2389).

L’appareil consiste en une caisse en bois carrée a, a,qui est placée debout, haute d’environ 2 à 3 mètres, etmanie d’une ouverture ou porte de service. Au-dessousest une citerne qui reçoit la liqueur filtrée, et la dirigeau dehors par un tuyau; au-dessu3 de la caisse est un