La fig. 2396 représente en plan la disposition des cham-bres de plomb, que, dans la figure principale, nous avonspour plus de simplicité, supposées placées toutes à lafile.
d
D
X
C
i
f , î
JE
ü
«J
/
/
k El.
- .
r j
= /
7
2396.
A, sont les fours à soufre et chaudières; a,a, les che-minées de ces deux fours se réunissant en une seule serendant dans l'appareil B, qui, par le conduit b, commu-nique au premier tambour C. D, est le deuxième tam-bour ; E E, est la chambre principale qui par le conduit eenvoie les gaz non condensés dans les deux petiteschambres de queue F* et G. f indique le tuyau qui entredans le condenseur, et g le tuyau qui en sort, h estl’entrée et * la sortie du deuxième condenseur. En H estl’appareil Gay-Lussac pour l’absorption des gaz nitreux.
La fig. 2397 est une coupe eu travers des conden-seurs, et la fig. 2398 en est le plan ; Inspection de cescoupes nous dispense de toute autre description.
2397.
*
C.)
2398.
Il est nécessaire maintenant de donner quelques chif-fres sur la fabrication de l’acide sulfurique, produitassez important pour attirer toute notre attention.
La surface de la sole du four en briques où se produitl’acide sul fureux doit être calculée de telle manière qu’onpuisse brûler au moins 66 kilogr. de soufre par 24 heureset par mètre carré. La quantité d’air que i’on doitlaisser entrer dans le four est très importante, puisque nonseulement il sert à brûler le soufre, mais encore il doitfournir la plus grande partie de l’oxvgène nécessaire à
transformer l’acide sulfureux en acide sulfurique; ilfaut de 6 à 7 mètres cubes d’air par kilogr. de soufrebrûlé ; on règle cette quantité au moyen du régulateurplacé sur la cheminée.
Pour que l’appareil se trouve dans de bonnes condi-tions, il est convenable que le gaz de la premièrechambre renferme 12 p. 100 d’oxygène, et celui de ladernière 4 p. 100.
La quantité d’eau est également très importante àdéterminer puisque d’elle dépend entièrement la réussitede l’opération. Si l’on en faisait arriver trop dans leschambres, l’acide sulfurique se produirait bien, mais ilserait trop faible et exigerait dès lors trop de combus-tible pour sa concentration ; si on n’en introduisait pasassez, le rendement diminuerait considérablement etpourrait même tout à coup cesser.
On a reconnu qu’on obtenait les meilleurs résultatsen lançant assez d’eau dans les chambres pour que l’a-cide qu’on tire de la chaudière principale marque de50 à 53° à l’aréomètre. Or, cette quantité est très fa-cilement calculable. Dans l’acide à 66° il existe 1 12d’eau pour 613, c’est-à-dire un peu plus du 5*"* dupoids de l’acide sulfurique ; or, 100 de soufre donnentmaintenant au minimum 300 d’acide sulfurique à 66°qui contiendront à peu. près 60 kilogr. d’eau. L’acide à50° ne contient que les 2/3 de son poids d’acide à 66° ;il faut donc ajoutera ces 300 kilogr. d’acide à 66",
150 kilogr. d’eau pour arriver à 50°. 150 kilogq. d’eau,plus 60 kilogr. existant dans l’acide à 66° donnent210 kilogr. d’eau contenus daus les 450 kilogr. d’acideà 50°. En définitive pour 100 de soufre il faut au moinsintroduire dans les chambres 210 kilogr. d’eau. Le géné-rateur doit donc être capable de fournir 300 kilogr.pour parer aux pertes.
On a aussi reconnu que pour être dans les meilleuresconditions possibles il fallait brûler 100 kilogr. desoufre pour 100 mètres cubes de la capacité totale deschambres au maximum, et 66 kilogr. au minimum.
Maladies des chambres La fabrication de l’acide sul-furique dans les chambres peut présenter des anomalies•qu’il est bon de connaître afin de les éviter.
1 ° Si la température est trop élevée dans le four àsoufre, ou que l’on n’introduise pas une quantité suffi-sante d’air, il se volatilise de la fleur de soufre qui secondense dans les chambres; on produit donc moinsd’acide, et, en outre, le soufre que l’on recueille plustard dans le fond des chambres est imprégné d’acidesulfurique et doit être lavé pour servir de nouveau.
Si l’acide qu’on tire de la chambre principale conte-nait du soufre en suspension il serait essentiel de lelaisser déposer, surtout s’il est destiné à la concentra-tion, car par l’action de la chaleur du soufre, pour passerà l’état d’acide sulfureux, il prendràittoutl’oxygènené-cessaire pour cette transformation à l’acide sulfuriquequi passerait en partie lui-même à l’état d’acide sulfu-reux ;
2° S’il y a excès de sécheresse dans les chambres,les réactions ordinaires n’ont plus lieu, quelle que soitla quantité de soufre brûlé et d’acide nitrique employé ;le rendement peut alors diminuer énormément;
3° Le défaut d’acide nitrique peut amener de gravesperturbations dans la marche de l’appareil ; dans ce cason perd une partie de l’acide sulfureux qui se dégagedans l’atmosphère.
Pour remédier à la trop haute température du four,M. Grouvelle, mettant à profit l’idée émise par ClémentDesormes, a établi il y a plusieurs années, dans l’usinedes Trois-Fontaines, près de Bruxelles , une espèce dequinquet à double courant pour la combustion du soufre.La sole du four est remplacée par des barres de ferparallèles (une espèce de grille) sur lesquelles on placedes caisses de fonte liées l’une à l’autre, mais séparéescependant par un intervalle qui permet à l’acide d’ar-