une antre concentration, et la disposition Bréant permetde le faire quatre fois plus vite qu’avec un syphon or-dinaire quand l’appareil est en marche continue.
Le robinet r du syphon est ouvert d’une quantitételle que la dépense soit en rapport avec l'arrivée dansla cucurbite.
La fig. 2402 estune coupe en tra-vers de la cucurbitemontrant le serpen-tin de plomb entouréd'eau dans lequel serendent les vapeursd’eau entraînant unecertaine quantitéd’acide et qui s’ycondensent entière-ment ; cet acide trèsfaible est introduitdans les chambres 2402.
de plomb.
Lorsque l'appareil de concentration est continu, iln’est pas nécessaire de mettre d’armature à la cucur-bite, non plus que de la faire poser sur des plaques enfonte; avec une marche continue, on doit veiller avecsoin à l’appareil, car il n’y a alors que la hauteur duliquide dans la chaudière qui sépare l’acide à 66° de l’a-cide à 60° ; une ébullition raleutie suffit pour diminuerle degré de l’acide concentré. L’acide sulfurique est bienréellement à 66° quand les vapeurs qui se dégagentmarquent également 66° ; rarement en pratique on ar-rive à ce terme.
La chaudière en platine pèse, en moyenne, 52 kilogr.,elle peut concentrer 4000 kilogr. en 24 heures. Lorsquela concentration se fait avec intermittence il faut avoirgrand soin de ne jamais syphonner entièrement dans l’a-cide, et d’en laisser toujours un tiers dans la chaudière.Si on ne prenait pas cette précaution, le platine serait ex-posé à de brusques changements de température parl’introduction de l’acide à 60°, et la solidité de la chau-dièi-e serait bieutôt compromise.
Cette chaudière se conserve longtemps sans beaucoupde soudures à l’or, si on évite d’y introduire avec l’a-cide, un métal ou du chlore. Un grain de plomb suffitpour la percer ; quant au chlore, sa présence d’acidesulfurique est due quelquefois à du chlorure de sodiumcontenu dans l’acide nitrique employé dans les cham-bres..
C’est pour remédier aux inconvénients que présententles vases de platine tant pour le prix d'achat que pourles chances de réparation que RI. Kuhlmann a proposé,il y a sept ans à peu près, d’opérer la concentrationue l'acide dans des chaudières de plomb, en abaissantnécessairement la température d’ébullition au moyendu vide opéré incessamment dans la chaudière ; avec cetartifice la température d’ébullition de l’acide à 66° estmoins élevée que la température de fusiou de plomb. Cesavant chimiste a concentré par ce procédé de l’acidedont un échantillon a figuré à l’exposition natioualede4844; mais nous ne savons s’il a adopté ce procédédans sa fabrique de Loos ; si eu un mot il l’a rendu ma-nufacturier.
Le même M. Kuhlmann a fait, il y a une quin-zaine d’années, des recherches sur la formation et lafabrication de l’acide sulfurique par l’action de. l’a-cide snlfurenx sur l’oxygène de l’air, action favori-sée parla force catalytique de l’éponge de platine portéeau rouge, sur laquelle passait le mélange des deux gaz.La réaction est bien nette, bien positive, l’acide sulfu-rique se forme, et il est constant que l acide sulfuriqueainsi formé doit contenir très peu d’eau, qu’on pourraitainsi arriver à obtenir de l’acide presque anhydre ; mal-heureusement la force catalytique de l’éponge de pla-
SULFURIQUE (acide).
tine ne tarde pas à s'émousser, et pour lui rendre sapremière énergie il est indispensable de porter le pla-tine à une température rouge. Aussi l’expérience vintbientôt prouver à RI. Kuhlmann qu'il fallait renoncer àl’idée d’introduire cet ingénieux procédé dans les fa-briques d’acide sulfurique, qui n’ont aujourd’hui, onpeut le dire sans crainte, plus de grands perfectionne-ments a espérer, par suite des améliorations récentesqui ont été apportées dans cette industrie, améliorationsque nous avons fait connaître ci-dessus. Les variationsde prix qui se font sentir sur cet article sont dues prin-cipalement aux variations des prix des matières pre-mières, soufre et nitrate de soude, et à un effet de laconcurrence ou de l’entente qui peuvent s’établir entreles fabricants.
L’acide du commerce, celui obtenu par les procédésque nous venons d’indiquer, n’est pas pur ; il contienttoujours en dissolution quelques sels étrangers, du sul-fate de plomb, et quelquefois du per-sulfate de fer (sul-fate ferrique). Le soufre employé le plus souvent dansla fabrication n’a pas été distillé ; il contient une cer-taine quantité de sulfure de fer que la combustion, dansla chambre de plomb, fait passer à l’état de sulfate.Comme ces sels sont très peu abondants, ils ne peuventnuire ordinairement aux opérations industrielles. On atrouvé, de plus, que l’acide des chambres renferme tou-jours de l’arsenic à l’état d’acide arsénieux et d’acidearsénique, d'après les observations de M. Orfila.
On peut constater la présence et déterminer la quan-tité des sels étrangers, en évaporant 4 00 grammes d’a-cide sulfurique dans une capsule de platine, et il estconsidéré comme bon lorsqu’on n’obtient qu'un résidude 5 millièmes.
Lorsqu’on veut, pour des recherches de laboratoire, seprocurer de l’acide sulfurique pur, exempt de matièresétrangères, on distille celui du commerce dans un ap-pareil distillatoire en verre. On a soin de placer dans lacornue quelques fils de platine, pour éviter les soubre-sauts qui se produisent généralement dans l’ébullitiond’un liquide que contient un vase de verre.
U nous reste, pour compléter ce que nous avons àdire de l’acide sulfurique du commerce, de donner sonprix de revient :
Compte de fabrication de Vacide sulfurique, pour uneconsommation de 4,600 kil. de soufre (4).
Soufre, 4.600 kil. à 16 fr. les 4 00 kil.
Acide nitrique, 434 kil. à 45 fr. les
400 kil.
Houille, 20 hectol. à 2 fr. 50 c. .
Main-d’œuvre, direction, loyer, inté-rêts.1
Réparations.
Frais de concentration.
Transports, escomptes.
Emballages. ... ....
774 fr. 30
Production, 4.800 kil. à 66° :
4.800 : 774 :: 400 : «= 46 fr.
Nous pensons que ce chiffre de 4 6 fr. est trop fortdans l’état actuel des choses, et que pour les bons fabri-cants il doit être réduit de 2 fr. au moins. Ainsi, entre! autres rectifications, signalons qu’au lieu de 434 kil.d’acide nitriqae, on peut par le procédé Gay-Lussac ré-duire cette quantité a 64 kil.
Voici, toujours d’après M. Payen, le coût de la con-
(Q Ce compte a été donné par M. Payen dans son coursdu Conservatoire; nous n’avons modifié que les prix dusoufre, de l'acide nitrique et de la houille, en maintenantIpk 'j-’antilés.
W'rtXtrM
256 fr.
60 30
50
136
35
45
82
107