TEINTURE.
TEINTURE.
qualités cassa et noona; — 4° mordant, 45 kilogr.alun.
nota. Quelques articles du rouge des Indes se fontsans ce mordant (voir à ce sujet le Mémoire sur ia tein-ture des turbans de Madura ) ;—5° teinture avec 475 kil.chaya-ver diverses qualités, à 45 c., soit 78 fr. 75 c.Pour un rouge analogue de fonds, il faut 75 kilogr. degarance à 4 fr. 50 c. le kil., 442 fr. 50 c. ; — 6° lerouge, selon la méthode indienne, s’avivc par un alcalià froid et l’exposition à l’air et au parquet ; — 7° prixde revient à Madras, 3 fr. 85 c. le kilogr. (page 401du Technologiste t 4846). Ce véritable rouge des Indes ré-siste plus à l’air, à lu lumière, et à l’action des agentsordinaires d’épreuves que les meilleurs rouges de ga-rance et rouges d'Andrinople ; des expériences con-cluantes ont été faites à ce sujet, on en a cité uneau commencement de cet article consistant en sixmois d’exposition à l’air (voir dans le Bulletin de laSociété d’Émulation de Rouen , le tableau des substancescolorantes employées dans VIndé).
La connaissance des procédés de teinture, peinture etapprêts des fils et des tissus de l’Inde , etc., nous a étéacquise par une mission toute spéciale.
Ce fut sur la demande de M. le comte Desbassayns deRichemont, gouverneur des établissements français dansl’Inde , que MM. le ministre de la marine et des co-lonies, et le ministre de l’agriculture et du commerceenvoyèrent, en 4827, en notre colonie.de Pondi-chéry , divers agents industriels pour y fonder desétablissements spéciaux reconnus nécessaires ; maisprincipalement dans le but d’explorer, de connaître etd’importer, dans l’intérêt .de nos manufactures, tout ceque le sol si fécond et si riche de l’Inde , et l’industriesi anciennement et si justement célèbre de ses habitants,pouvaient produire d’applicable au progrès et à la per-fection de quelques articles jusqu’alors incomplètementimités en France .
ROUGE DE GARANCE. BON TEINT (3 e qualité).
50 kilogram. coton.
— 1° Débouilli à la lessive; —2° chlorure de po-tasse faible ; —3° nouveau débouilli ;—4° mordant d’a-cétate d’alumine à 8° Beaumé. On rabat au mordantaprès avoir fait sécher ; — 5° lavage et dégorgeage parun bain bis et blanc contenant 3 kilogr. huile ; chaleur70° centigrades, on manœuvre de quinze à vingt mi-nutes et rince à l’eau courante ; — 6° déblanchi 40 ki-logrammes sumac, bouilli séparément, le clair seule-ment ajouté au garançage; un seau sang 42 h 4/2, ga-rance ; — 7° deuxième teinture, avec 37 kilogrammesbelle garance, vingt à trente minutes d’ébullition ; —8° exposition à la rosée et savonnage à 3 kilogrammes,savon.
nota. Cette couleur ressemble au rouge ordinaire enindiennes.
Prix de revient, 3 fr. 05 c. à Rouen .
Payé selon la réussite, 3 fr. 25 o. à 3 fr. 50 c. lekilogramme.
JAÜXE. BON TEINT (n° 8233) (1).
(40 kil. de coton, Ch. L.)
On se contente souvent de décreuser à l'eau pure lecoton en écheveaux destiné pour le jaune, le bleu, lenoir, etc., de bon teint; cependant comme le débouillia la lessive faible, dont oq a toujours abondammentd’pvance, est très peu dispendieux, il vaut mieux,quand cela est possible, s’en servir aussi pour ces cou-leurs. On les debout ordinairement à vase ouvert, quoi-qu’il vaille mieux opérer aussi à vase clos, dans une
(O Les numéros que nous joignons à chaque couleur sontceux du journal de M. Gonfrevillc.
chaudière autoclave, surtout si on opère sur 4 à 500 kil.de cotou à la chaudronnée. En faisant bouillir seule-ment à vase découvert, 8 à 40 heures même, il resteratoujours quelques parties mal décruées ou sèches, quibringeront lors de la teinture, tandis que dan9 unechaudière convenablement fermée, en 2 ou 3 heuresd’un fort bouillon, toute la masse de coton est bienpénétrée par Peau bouillante et l’opération est parfai-tement faite. Il s’accumule ainsi plus de chaleur, lavapeur agit efficacement et de plus on économiseaussi uu peu de combustible, enfin on peut faire le mêmejour deux opérations dans la même chaudière.
4° Pour le jaune, on lave et, sans sécher, on donnele mordant comme suit. *
2° On mordante en acétate d’alumine comme précé-demment pour le rouge de garance; le degré du mor-dant varie selon la nuance qu’on veut avoir. Pour unjaune plein on l’emploie à 4 0 degrés; pour un jaunemoyen à 5, et pour un jaune pâle il suffit de 4 degré.’On sèche, lave, et dégorge en bain bis, comme pour lerouge précité; on rince au dégorgeage.
3° On teint alors au quercitron dans la proportion,selon la nuance, de 42 à 48 kil. de cette écorce p. 400kil. de coton. Il est préférable pour la pureté du jauned’employer la décoction faite préalablement ou l’èxtraif,puis, si on mettait lequercitron dans la chaudière, commeon le faitpour la garance, il s’attacherait tellement au co-ton qu’il serait impossible de l’en séparer par les lava-ges ; on le met quelquefois dans des sacs, même pourles tissus, à causé de cela ; on y ajoute un peu de gé-latine pour épurer un excès de principe astringent fauvequi ternirait la teinte et on ne fait pas chauffer au-delàde 60° cent. Sur le mordant d’étain on fait un jauneaussi très bon teint.
Pour teindre en beau jaune par la gaude, il suffit dela choisir de première qualité, puis d’en faire la dé-coction à l’eau bouillante, d’une botte de 6 kilogr.par 40 seaux de bain; de passer le coton alcalin, alu-miné, dans ce bain à la chaleur de la main, d’y ajouterun peu de dissolution de verdet et de sel de soude, oude potasse. On n’alumine quelquefois point; avec lemordant seul de verdet le teint est moins fixe; ondonné ainsi au baquet un seul, ou deux à trois bains,selon la nuance. Si on opère au grand bac, on peutmonter de suite à la nuance voulue foncée ou claire,en un seul bain; on obtient par ce procédé le jauneordinaire de la rouennerie. On le rehausse quelquefoisou Vaffleure d’un peu de rocou et de Cnrcuma de fauxteint, il est vrai, mais qui, résistant bien aux acides,semblent lui donner une qualité ; car le jaune de gaude,soit sur mordant d’acétate d’alumine, soit sur celui d’a-cétate de cuivre, ou d’acétate d’étain, se vire toujourspar les acides même faibles. On sait que les alcalis leramènent aussitôt à sa nuance primitive et l’exaltentmême, si l’acide n’a point été trop énergique ou troplongtemps appliqué. On le fixe mieux par un bain desulfate de cuivre, puis de savon bouillant.
On fait aussi un jaune qualifié de bon teint par lechrômate de plomb ; on en parlera au chapitre desCouleur* métalliques.
On fixe et brunit aussi les jaunes de quercitron etde gaude par le bichrômate de potasse pour quelquesteintes mixtes.
Pour un jaune très doré, mais terne, on peut y allierle teint de la garancine, mais généralement on ne con-naît pas d’autre procédé que d’y ajouter du bain derocou, préparé à l’ordinaire avec un alcali; mais cetteteinture n’est pas de bon teint. On a cependant dans lecapilapodie [rottlera tinctoria ) un agent colorant debon teint parfaitement convenable pour la couleurorange, etc. (voir à ce sujet le mémoire précité,page 444 ).