TELEGRAPHIE.
TELEGRAPHIE.
M, M électro-aimant près de la machine.
E, E’, les clefs ou manipulateurs.
WW 1 , fil conducteur.
P, P’, plaques qui sont dans la terre.
P communique avec le pôle —, et l’autre P* avecl’extrémité « du fil enveloppé sur l’aimant M . Dansle repos, tant qu’il n’y a pas de correspondance, lesdeux clefs sont fermées, c’est-à-dire que v et g sonten contact. Par cette disposition, le courant de lapile est ausli fermé et circule toujours ; l’armatureest attirée, la pointe t sc relève et presse contre le pa-pier.
La direction du courant suit la marche ci-après.
%
Du pôle -}- à M, il sort par nm’, ç, t, E to’, r,9 ’, tn’, M’, n’ et P’ à la terre, par où il retourne à P.
Quand une station veut correspondre, par exemple S,l’employé ouvre sa clef en desserrant la vis d\ ce quiinterrompt le courant. Sur les deux stations les arma-tures se détachent des électro-aimants.
C’est en répétant ce mouvement rapidement quel’employé de la station S’ est averti qu’on veut lui par-ler. Aussitôt il rend libre le rouage de sa machine, etle papier se met à passer rapidement devant la pointe/, au moyen de laquelle on fait les caractères de con-vention, en faisant des combinaisons de points et de
traits, comme u f o
La pointe qui presse contre le papier exige uneforce assez grande f et l'on ne pourrait, àune grande distance, aimanter suffisam-ment un morceau de fer pour qu’il eûtla force nécessaire à cette pression. Morsea tourné la difficulté en .employant unsecond électro-aimant, auquel il a donnéle nom de relais, parce qu’en effet, quandon lui a donné sa force, il en met une au-tre en activité, au moyen d’une pile localequi est à côté de l’instrument. Et commele couraut de cette pile n’a aucun conduc-teur étranger à traverser, elle dispose dotoute sa force pour l'électro-aimant seul.
Voici cet appareil (fig. 13) :
MM’, autre aimant.
A, l’armature.
C, son centre de mouvement.
S, ressort qui sert à ramener l’arma-ture après la cessation du courant.
B, B’, les deux bras de l’armature.
D, D’, deux vis qui règlent le mouve-ment d’oscillation de l’armature, dont les étendues doi-vent être très petites.
D, porte une pointe en ivoire, et D’ est entièrementmétallique.
L, pile locale.
R, électro-aimant qui représente par lui seul l’appareil.
P, P’, les pôles de la batterie locale.
P communique avec E, et par suite avec la vis D 1 .
P communique avec le ressort S, et conséquemmentavec les bras B’, B de l’armatnre.
m,m’, extrémités du fil de l’électro-aimant MM’.
L’électro-aimant MM’ ayant seulement à faire bais-ser l’armature A en l’attirant, on voit que cela ne peutnécessiter que très peu de force.
Cet aimant est relié directement avec le fil conduc-teur de la ligne électrique.
Voici sa fonction :
Quand la station éloignée envoie son courant, ce-lui-ci passe dans MM’, l'aimantation fait baisser A, etpar conséquent le bras B, quivient appuyer sur la pointe dela vis D’ ; à cet instant le cir-cuit de la pile locale est fermé,et partant du pôle + le cou-rant arrive en P, puis à E, con-tinue par le levier B, et trou-vant le ressort S, il descend,arrive en P’ t et parcourantle fil de l’électro-aimant B,en ressort pour revenir à lapile.
A cet instant l’armature del’appareil a été attirée et elle apressé le papier.
On conçoit que l’on peutdonner à la pile locale toutela force nécessaire sans aucunedifficulté, et qu’une force très faible venant de très loinpuisse la faire fonctionner. Avec cette simple disposi-tion, Morse a pu faire marcher son appareil à toutes lesdistances.
Télégraphe électro-chimique de Bain. Il y a encore unautre appareil dont on fait usage en Amérique , maisbien moins répandu que celui de Morse C’est l’appa-reil électro-chimique de Bain. Nous ne pouvons le pas-ser sous silence.
Là il 11 'y a pas d’électro-aimant ; la clef est la mêmeque celle de Morse , et il y a un rouage pour faire dé-rouler une bande de papier.
Ce télégraphe est fondé sur ce principe qu’un cou-rant électrique décompose un sel métallique, en faisantreparaître le métal au pôle négatif.
13 .
Soient F une bande de papier (fig. 1-S) imprégnéed’iodure de potassium, pa~ exemple, R un rouleau mé-tallique sur lequel elle passe.
P, le pôle négatif d’une pile qui, au moyen d'unressort presse sur le papier.
P* f le pôle positif. ^
F/ W
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