TISSAGE.
TISSAGE.
des lisses était tel, que celles qui levaient restassentbaissées et tics versa, on aurait un satin à effet dechaîne.
Toutes les variétés de croisements ou d’armures ob-tenus par des lisses seulement, peuvent être ramenéesaux quatre fondamentales que nous venons de décrire.Nous devons cependant dire quelques mots des effets di-vers qu’on parvient à réaliser en variant le remettage.Dans celui qui a été donné, on se borne à passer suc-cessivement les fils les uns après les autres dans les lis-ses, suivant l’ordre de leur position, en commençant àgauche de l’ouvrier, par celle qui s’en trouve la pluséloignée, et en finissant par celle qui en est la plusrapprochée : c’est ce qui lui a fait donner le nomde remettage suivi. On sait qu’après une course, on re-commence de nouveau par la première lisse, et on con-tinue dans le même ordre que précédemment.
Itemeltage suivi à retour. Au lièu de suivre la marcheque nous venons d’expliquer, on peut faire le remettagedans un ordre différent, soient 4,2, 3, 4, les lissesd’une armure ou d’une remise; fff, les fils à re-mettre ; après avoir passé ceux-ci successivement dansles lisses 4,2, 3, 4, au lieu de recommencer la secondecourse par celle 4, comme pour le précédent, on la re-commence, au contraire, par celle 3, puis celle 2, pourrevenir à la première. C’est de cette marche rétrograderégulière qu’est venu le nom de remettage suivi à re-tour; par cette modification on peut obtenir de petitsdessins à chevrons. Le mode d’opérer varie surtout pourles fils destinés à former des tissus façonnés, lorsqu’ona ‘des dessins compliqués à produire.
Remettage interrompu. Souvent le passage des fils nep*ut avoir lieu qu’irrégulièrement de manière que lesquantités pour chaque lisse varient. Tous les remetta-ges de ce genre sont des remettages interrompus.
Dans les armures que nous venons de décrire, leslisses sont destinées à concourir à la production d’unmême effet; elles se meuvent dans un ordre déterminéqui est constamment répété. 11 n’en est pas toujoursainsi.
Remettage par deux ou plusieurs remises. Il y a troiscas principaux dans lesquels les tissus exigent plusieursremises : 4 U lorsque la chaîne contient une quantitéconsidérable de fils, on les partage en plusieurs remisespour faciliter leur mouvement; 2 Ü lorsqu’on veut pro-duire des étoffes doubles ou à poils, il est nécessaired’employer deux chaînes, l’une servant à la manœuvredes fils de fond, et l’autre à celle des fils de la seconde oudu poil ; 3° lorsqu’un dessin présente certains effetscompliqués, chaque remise en produit une partie. Ce re-mettage a été désigné sous le nom de remettage sur deuxou plusieurs remises. Lorsqu’il a lieu par partiesavec des maillons, on l’appelle remettage à plusieurscorps.
La description des moyens employés pour produireles étoffes velues ou à poils dont les velours offrent desi beaux échantillons, nous fournira un des exemplesles plus simples d’un remettage sur deux remises.
Operation* préliminaires des tissus du deuxième genrede la première classe. Les tissus de velours les plus sim-ples .sont formés par la superposition de deux chaînesentrelacées l’une dans l’autre : celle inférieure sert àcomposer le fond ou corps du tissu; la supérieure est
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2475.
destinée à former le poil de l’étoffe. La fig. 2475 donneune coupe faite dans l’épaisseur d’un tissu de velours
pour faire saisir plus clairement les fonctions de cha-que système de fils; a a, représentent la chaîue; lespetits cercles c, indiquent la trame dans la partie tis-sée ; b, les fils de la seconde chaîne destinée à former lepdilou la peluche, et qui se rencontrent avec celle dufond à l'angle e. Le tisserand place dans cet angle unebaguette en cuivre B ou fer , qui occupe toute la largeurde l’étoffe; elle est par conséquent disposée au-dessousdes fils de la peluche et au-dessus de la chaîne du fond.Un des côtés de ce fer est aplati, l’autre a une rai-nure sur toute sa longueur. L’ouvrier est muni d’aumoins deux de ces baguettes placées et retirées suc-cessivement dans les boucles, à mesure qu’on les exé-cute. Il est nécessaire de ne pas enlever les deuxà la fois pour que ces boucles ne puissent se défiler.Lorsque le velours doit présenter une surface à poil,on coupe avec un petit couteau ou rabot spécial lesommet des boucles d d (fig. 2476) avant de retirer
2476.
la baguette. Lorsqu’au contraire on veut produire cequ’on nomme des velours épinglés ou frisés , on ôtela baguette et là bouclé reste formée, comme on levoit en B B (fig. 2476). Les détails succincts que nousvenons de donner sur la constitution des tissus de ve-lours doivent faire comprendre la nécessité d’opérer surdeux chaînes de différentes longueurs. En effet, la pre-mière n’a besoin que de la longueur que l’on veut donnerà l’étoffe, mais la seconde doit être assez longue pourformer l’étendue des boucles. Ce nombre est connu danschaque cas particulier, la hauteur des baguettes étantégalement déterminée. Ce produit du nombre dès bou-cles; par leur développement autour d’une baguette,donnera la longueur totale de la chaîne nécessaire à laformation de la peluche. On conçoit qu’elle sera varia-ble avec la hauteur et le nombre de ces fers, qui sonten général proportionnels à la beauté de l’effet que Tonveut obtenir ; il n’est pas rare de voir des velours ayantvingt-cinq boucles par centimètre. Le rapport le plusgénéralement établi entre la longueur de deux chaînes,pour un velours de bonne qualité, est de un à six, c’est-à-dire que la chaîne supérieure a six fois la longueur decelle inférieure.
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2477.
La fig. 2477 indique à gauche le remettage, et àdroite l’armure ; cet exemple présente le cas d’un coupde fer contre quatre coups de tond ; très souvent on di-minue le nombre de ces derniers avec la force du ve-lours. La figure donne la disposition des remises danslesquelles passent les chaînes f /*, venant des deuxensouples c c*, pour être tissées en B où Ton a simulél’étoffe formée. Elle montre que la course du remet-tage se compose de deux fils de la chaîne du fondpassés dans les lisses L L’pendant que ceux de la chaînede la peluche s’engagent dans les lisses 4,2, 3, 4 de laseconde remise.
Ce que nous venons de dire est surtout applicable