TISSAGE.
TISSAGE.
ane première cause de variation dans la tension. Il enexiste une autre encore, c’est l’enroulement intermit-tent dn tissu sur son ensouple. Il ne se fait que lorsquel’ouvrier en a produit une certaine quantité. La distanced’où il frappe avec le battant augmentant, ie bras dulevier diminue relativement, et si l’impulsion reste lamême, le serrage des fils va en s’affaiblissant dans l’in-tervalle d’un enroulement à l’autre. Cet envidage dutissu se fait généralement au moyen d’un encliquetageou d’un levier qui entre dans des trous du cylindre quel’ouvrier fait tourner à la main.
Métier à cylindres multiples. Le métier à double cy-lindre pour faire mouvoir les lisses peut être considérécomme intermédiaire entre les métiers à marches dontnous venons de parler et ceux à la Jacquart dont nousaurons à nous occuper plus loin. Il en existe plusieursbasés sur le même principe, dus encore à Vaucanson ;mais celui qui nous a paru le plus simple, le plus pra-tique, et le plus économique, est celui qu’a inventé, en<844, M. Pesnel , ouvrier mécanicien.
Supposons qu’il s’agisse de faire une étoffe qui exigeun grand nombre de lisses, 25, par exemple, et quel’armure soit telle que chacune d’elles ait besoin d’êtremue alternativement; dans le système des métiers à
dépenses qu’jl occasionne ; c’est principalement dansles endroits où l’on produit des étoffes façonnées, peucompliquées et avec des matières communes. Il en estainsi pour les articles façonnés de Roubaù r, 'de Fiers ,d'Alsace * beaucoup d’espèces de rouenneries et mêmedes étoffes de fantaisie en laine à la fabrication des-quelles les métiers à la marche peuvent être employésavec avantage. Le but de celui de Pesnel est de rempla-cer très favorablement les complications des leviersdans toutes ces circonstances.
Principe du métier. Soit un certain nombre de lissesmontées comme à l’ordinaire sur une chaîne ; au lieud’attacher chacune d’elles à une corde fixée à un leviercorrespondant, on la lie par sa partie inférieure à unetige ou lame métallique que l’on voit en détail en k(fig. 2494 et 2495). Ces lames portent une saillie oumentonnet mm, passent dans une plaque horizontalepercée d’autant de trous qu’il y a de tiges. Cette dispo-sition maintient les lisses bien parallèlement dans desplans verticaux; le mouvement leur est imprimé aumoyen d’un cylindre C placé en avant des lames et quiporte des vis dont la tête forme came et vient s’appuyersur les saillies m des tringles qu’elles doivent fairebaisser.
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2494.
2495.
marches, il faudrait avoir recours à 25 leviers, con-tre-leviers et à leurs cordages correspondants. Si pouréviter ces complications, l’usure et l'entretien des cordes,ainsi que les erreurs auxquelles l’ouvrier est exposé, onveut employer le mécanisme de Jacquart, le lisage dudessin, le secours des cartons et le montage dn métier,qui en sont la conséquence, deviennent indispensables.Quoique le métier à la Jacquart soit bien répandu, ilexiste cependant encore des pays où l’on est pea fa-miliarisé avec son emploi, et où l’on recule devant les
Il s’agit maintenant d’expliquer comment la positiondes vis sur le cylindre doit être déterminée, par quelmoyen s’effectue son mouvement, et enfin le but desdeux cylindres.
Quant à la détermination des places des cames puvis sur la périphérie du cylindre, il sera r ac:le de com-prendre comment on y arrive. Supposons qu’à la placed'un cylindre on ait une plaque verticale portauf des di-visions verticales et horizontales dont les intersectionscorrespondent aux lames, que cette plaque chemine ver-