TUNNEL.
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verse sont ébouleuseS. Snr le sol de- la galerie on éta-blit un chemin de fer, qui porte les petits wagons àl’aide desquels on extrait les déblais. Ces chemins defér sont formés de fer plat mis de cl;amp, maintenu aumoyen de coins en bois dans les traverses. Cette dispo-sition permet d’établir facilement la voie, de la réparerpromptement en cas de dégradation, et d’utiliser le ferquand le travail est achevé. Dans les circonstances oùla galerie longitudinale sert d’égout, c’est-à-dire a pourbut l’écoulement des eaux et des déblais, ou ménagedans le sol une rigole de 0”,50 à 0",60 de profondeur,que l’on recouvre d’un plancher sur lequel on établit lavoie ferrée. #
Aménagement des travaux. Les terres provenant de.cette galerie peuvent encore être extrnites, à la rigueur,au moyen de machines, et par les procédés que nousavons indiqués plus haut ; mais lorsque l’on en vient àl’abattage en grand, c’est-à-dire lorsque l’on attaque lemassif dans toute la largeur du tunnel, elles ne peuventplus suffire. C’est à cette époque que l’on établit les ca-bestans à chevaux, manèges à mortier, et tous les ap-pareils nécessaires au boisage et au muraillement dutunnel. Pour donner une idée de l’ensemble et de i’a-ménagement de ces travaux préparatoires, 'qui précè-dent le percement réel du tunnel et qui sont nne desconditions importantes pour la bonne exécution du tra-vail, nous allons exposer les dispositions adoptées ausouterrain de Billy-la-Montagne, sur le canal de l’Aisne à la Marne . La longueur de ce souterrain est d’environ2.400 mètres ; il est creusé dans un terrain crayeux etaquifère : 12 puits, distants chacun de 200 mètres,servent à 1 T extraction des déblais et à la descente desmatériaux propres à la construction des voûtes et pieds-droits. Vers le. point culminant de la montagne et dansun puits spécial, sont placées deux pompes mues par unmanège à 4 chevaux; elles donnent environ 12 à 13®cubes si l'heure, et sont établies comme les pompes demines. Dans le puits qu’elles occupent se trouvent deséchelles, afin qu’elles puissent être visitées de temps àautre. L’eau élevée ainsi est reçue dans un réservoir, etde là distribuée par une série de conduits qui l’amènentaux manèges à mortier établis sur les deux versants dela montagne. Cette pompe n’est pas suffisante pour en-lever toute l’eau qui arrive dans les chantiers, mais lesurplus se rend dans la rigole de l’égout, qui a 0'",50,et s’échappe par l’une et l’autre tête du.souterrain. Ellefournit du reste assez pour qu’à tout instant, et danstous les chantiers, on eu ait constamment une quantitésuffisante. Chaque puits est muni d’un cabestan à che-vaux, disposé à peu près de la façon indiquée fi-gure 2518 : A, est une pièce en bois servant à mainte-
montantc et la corde descendante. D, est l’axe autourduquel se trouve un frein composé de deux segments, .quise manœuvrent au-moyen d‘un levier. Ce frein estutile à la desoentc des matériaux, dans le cas où lacharge montante est moins lourde que la charge des-cendante. G, G, sont des poulies de renvoi. F, sont lespoulies qui supportent directement la charge ; elles sonten fonte. Les puits sont divisés en deux compartimeuta,afin que ies bennes ou tonneaux servant à l'enlèvementdes déblais ne se rencontrent pas. Elles ont la forme decaisses.évasées, munies aux quatre coins de crochetsqui reçoivent les chaînes en fer par lesquelles ou les at-tache au câble. Dans le souterrain, on les conduit jus-qu’au puits en les plaçant sur une sorte de camion quiroule sur un chemin de 1er. Arrivée au-dessus du puitsla benne est enlevée au moyen de la corde, et lorsqu’ellearrive à la surface on amène sur l'orifice, du puits uneplate-forme roulante qui le recouvre. Cette plate-formeporte une voie ferrée sur laquelle se trouve un chariot.On fait descendre la benne, mais cette fois-ci on la sus-pend, au moyen d’axes en fer placés un peu au dessousdu centre de gravjtéj à deux montants faisant partie duchariot. Afin qu’elle ne verse pas, on la maintient avecun crochet en fer. Cette opération faite, on ramène laplate-forme roulante dans sa première position, on con-duit le chariot sur le chemin de fer jusqu’au lieu de dé-part, et on vide la benne en la faisant pivoter autour deson axe. Ce mode de transport des déblais est économi-que et expéditif ; c’est pour ces raisons que nous noussommes un peu étendus dans leur description. Pourcompléter le service des puits, il existe un chemin defer qui règne à l’intérieur dans toute la longueur destravaux, et qui sert à amener à chacun d’eux les maté-riaux nécessaires. De deux en deux, il y a également unmanège à mortier, qui .çoramunique par ce même che-min de fer avec les ateliers spéciaux où se fabrique lachaux hydraulique employée dans ces travaux.
Percement du souterrain dans une roche solide. Aprèsavoir exposé la série des dispositions préliminaires né-cessaires à l’établissement des tunnels, il nous reste àdécrire les procédés de percement et de muraillementusités jusqu’à ce jour, et à donner à ce sujet quelquesdétails, car c’est dans ces diverses opérations que sur-gissent les difficultés. Si le terrain est solide, on attaquele tunnel par les deux extrémités, en établissant deuxchantiers qui vont à l’encontre l’un de l’autre ; ou bien,si le tunnel est pressé, comme dans les circonstance-d’un tunnel de chemin de fer, on creuse des puits à dif-férentes distances et l’on multiplie les chantiers. L’abattage de la roche se fait de la manière suivante : on di-vise le massif en gradins afin que les ouvriers puissent
nir l’axe autour duquel s’enroule la corde, et auquelsont attachés les chevaux au moyen des flèches B ; C,est le tambour ; il a 2®,80 de diamètre et une hauteurde 0“,80 environ. Aux extrémités se trouvent des re-bords qui empêchent la corde de glisser de haut en bas ,au milieu, une bande parallèle aux bases sépare la corde
travailler à différentes hauteurs et en grand nombre.Ordinairement pour une galerie dont la hauteur est de5 mètres, on établit huit niveaux différents. On entamele gradin supérieur au moyen d’un havage, al cd, oucavité faite au pic ou à la pointerolle (tig. 2519 et 2520),puis avec un fleuret on perce trois ou quatre coups de