VENTILATION'.
VENTILATION.
Ces deux roues portent sur leur limbe extérieur deschiffres, indiquant de dix en dix le nombre des dentsde roue. De plus, le support intérieur de l’axe du mou-linet porte une petite aiguille horizontale G qui sertde zéro à tout le système 7 et de point de départ à lapremière roue et devant laquelle, au commencement dechaque expérience, on ramène le zéro de la premièreroue-
Ce meme support présente plus bas une autre aiguille Hqui correspond au zéro de la seconde roue. Ces deuxaiguilles servent à lire les résultats des observations,c’est-àrdire le nombre de tours dont le moulinet a marchépendant une expérience.
Pour opérer avec certitude et facilité, il faut pouvoirmettre l'appareil en marche ou l’arrêter à volonté, àinstants fixes , même dans une capacité close.
L’apparcilde débrayage et d’embrayageI adopté, con-siste en une fourchette qui s’engage dans les bras dumoulinet, et s’en dégage à la volonté de l’observateur.Cette fourchette, attachée an solide .support extérieur dumoulinet, joue sur son centre et est mise en mouve-ment dans un sens ou daus l’autre pour embrayer, oùpour débrayer, par un balancier placé sous le support,et qui reçoit à chacune de ses extrémités des fils K ren-voyés à l’extérieur par deux petites poulies, pour être ti-rés par les mains de l’observateur.
Un cercle de cuivre entoure le moulinet et le protègecontre les accidents extérieurs.
Pour faire une observation anémométriqne, onamène à 0 les deux roues en soufflant sur le moulinetdans un sens ou dans l’autre. Souvent, pour rendre lesopérations plus promptes, l’anémomètre porte unmoyen de débrayer l’axe du moulinet, ce qui permetd’amener instantanément les roues à 0.
Pour que les observations soient exactes, il faut quel’anémomètre soit engagé à quelque profondeur dansl’orifice où l’on veut mesurer la vitesse d’un courant d’airet que cet orifice soit parfaitement régulier sur une as-sez grande longueur ; sans cette précaution , le courantd’air éprouverait dés contractions et des irrégulari-tés qui s’opposeraient à toute certitude dans les résul-tats. Souvent même, quand on a un grand nombred’observations semblables à faire, comme dans uneprison ou un hôpital, et qu’il est difficile d’engager l’in-strument dans les canaux en maçonnerie où l’on veutmesurer la vitesse des courants, on fait préparer untuyau en tôle de section précise , qui s’ajuste par un deses bouts sur les bords du canal où l’observation doitavoir lieu , en ayant soin de garnir le joint pour quePair appelé du dehors ne pénètre pas à l’intérieur sanspasser sur l’anémomètre; celui-ci se place exactementau centre du tuyau au moyen d’une platine qu’onengage dans une ouverture ménagée à la paroi dutuyau, où elle est tenue par une vis.
Les deux fils doivent toujours sortir du tuyau etêtre libres dans leurs mouvements. Un des observa-teurs prend un de ces fils dans chacune de ses mains,la fourchette étant engagée et le moulinet arrêté : unsecond observateur tient à la main une montre ; si c’estune montre qui ne marque que les minutes, il observele moment précis où l’aiguille des minutes passe exac-tement sur une des divisions et il donne vivement lesignal de débrayer le moulinet en tirant un des fils. Ilprolonge l’observation trois ou quatre minutes pour com-penser les incertitudes des fractions de temps du com-mencement et de la fin. Puis, à l’instant précis oùl’aiguille marque le nombre de minutes voulu, il donnele signal d’arrêter l’anémomètre en tirant l’autre fil.On sort l’anémomètre da tuyau et on lit facilement lenombre de tours qu’a faits le moulinet, en comptant, àpartir du 0, de combien les roues ont marché. Si laseconde voue a avancé de 3 tours et la première de 12divisions, cela donne 312 tours d’anémomètre.
Une expérienoe doit toujours être recommencée, eton prend la moyenne des deux observations.
Si l’on a une montre à secondes variables, c’est-à-dire dont l’aiguille des secondes s’arrête à volonté parun ressort, l’observateur met cette aiguille sur 12 et,au moment où il lâche la détente, il commande de dé-brayer l’anémomètre, et à la fin de la minute ou desdeux minutes, il commande l’arrêt.
Pour déduire la vitesse réelle des courants d’air dunombre de tours observés, on se sert d’une formule spé-ciale à l’instrument même qu’on emploie et qui setrouve écrite sur le couvercle de sa boîte; dans cetteformule très-simple, n représente toujours le nombrede tours observés, et via vitesse réelle du courant.
Il y a pour chaque anémomètre un coefficient parti-culier qui se détermine par expérience, en lui fai-sant parcourir un courant d’air d’une vitesse donnée etobservant le nombre de tours qu’il fait. Pour cela, onplace l’anémomètre an bout d’un grand levier en bois,de longueur déterminée, tournant sur un pivot placéà son centre, avec une vitesse que l’on fait varier pouravoir plusieurs observations, desquelles on déduit lerapport exact du nombre de tours du moulinet à la vi-tesse du courant.
Quand on a calculé la vitesse v du courant, en mul-tipliant la section dn canal par la vitesse on obtient levolume d’air débité.
M. le général Morin a fait de nombreuses observa-tions avec un anémomètre qu'il a fait construire sur leprincipe de celui de M. Combes, mais en y ajoutantdeux cadrans émaillés, des aiguilles doubles à godets,une troisième roue à minutes et un appareil de poin-tage, de manière à pouvoir observer jusqu’à 500,000tours et prendre le nombre des tours du moulinet, àdes intervalles de temps déterminés. Cçtte dispositiondonne des observations prolongées, et surtout fraction-nées par intervalles égaux, condition souvent impor-tante à remplir et rend nulle la légère erreur résultant,avec l’autre anémomètre, du temps nécessaire au mou-linet pour prendre une vitesse régulière.
M. Neumann, pour rendre la lecture de l’anémo-mètre plus facile, place aujourd’hui, derrière les rouesun cadran divisé, sur lequel des aiguilles fixées auxroues marquent le nombre de tours parcourus.
Il y a aussi ajouté une troisième roue qui donne les1000 tours et permet de prolonger les observations.
Les anémomètres sont construits et réglés pour don-ner des résultats exacts à des vitesses différentes decourants.
Ceux qui doivent marcher à de très-grandes vitessesont besoin d’être très-solidement établis , sont pluslourds et par conséquent moins sensibles dans les pe-tites vitesses. Quand on veut avoir des instrumentssensibles adx plus petites vitesses, il Àutles faire légerset très-délicatement construits. C’est ainsi que, pour ob-server la ventilation des cellules de la maison Mazas,la commission présidée par M. Péclet a fait exécuter àM. Neumann un anémomètre qui donnait des résultatsexacts dans un courant d’air qui n’avait que 0,16 devitesse par seconde.
Nous sommes entrés dans ces détails sur la construc-tion et la manière de se servir de l’anémomètre, pouren propager l’usage, à cause de l’importance qu’ont lesexpériences faites sur la ventilation, et à cause de lacertitude et de la haute utilité des résultats donnés parun bon anémomètre.
DES CONDITIONS HYGROMETRIQUES DE L’AIRDESTINÉ A LA VENTILATION.
Nous avons dit, dans l’article Chauffage , que, quandon échauffait un volume donné d’air , soit sur despoêles, soit dans des calorifères, cet air acquéraitune grande puissance d'absorption pour l'eau, et que,