VENTILATION.
VENTILATION.
de ventilation, et les 7000 calories qae dégage chaquekilogramme do houillo en brûlant, suffisent pour
échauffer de 20 degrés 1076 mètres cubes d’air. Tandisqu’au contraire, si on emploie pour appareil d’appel
la chaleur développée par le combustible, c’est-à-dire40 pour 100 au moins de la chaleur totale, est emportée avec la fumée de l’appareil chauffant, et ne sertpas à la ventilation. Un kilogramme de houille nepeut donc plus échauffer de 20 degrés que 646 mètrescubes d’air environ.
Il faut, déplus, des surfaces métalliques considé-rables pour chauffer l’air de veutilation qui passe troprapidement, et qu’on ne peut pas faire circuler dans lescarneaux , autour de ces appareils , parce que sa forcevive est très-faible.
Dans le système d’appel de M. Léon Duvoir, cesdéfauts se trouvent réunis; l’appareil ventilateur esten métal et reçoit de l’eau échauffée dans les caves :il est, de plus, placé en haut des bâtiments, et, parconséquent, avec des cheminées très-courtes.
Ainsi, pendant l’hiver, le foyer est employé enmême temps au chauffage, et la quantité de combustibleque l’on brûle étant considérable, la ventilation doitêtre bonne ; mais en été, où la quantité de combustiblebrûlé pour le service des fourneaux d’office est très-faible , la ventilation doit décroître considérablement.
Aussi, quand il y aura une utilité spéciale à choi-
sir, pour ventiler, un appareil de ce genre, il faudralui donner la plus grande surface possible et le des-cendre dans la cheminée aussi bas que l’on pourra.
APPEL PAE LA VAPEUR.
Nous dirons peu de mots sur ce principe d’appel;les résultats des expériences de M. Glépin, consi-gnées dans notre tableau, permettent d’en juger lavaleur : aujourd'hui, du moins, avec le meilleurappareil, l’appareil Mehu,on n’a qu’un rendementutile de 6 et demi de la puissance motrice dévelop-pée par la vapeur, et, à puissance égale, un volumed’air quatorze fois moindre que les cheminées d’ap-pel avec foyer au fond.
Cet appareil (fig. 4) consiste en une série de tu-bes AA, ouverts des deux bouts et fixés dans unevoûte B en communication avec un puits de mineC. Dans l’intérieur de chacun de ces tubes est placéun jet de vapeur manœuvré par un robinet ajustésur un tuyau général de vapeur D.
Le tirage considérable que donne aux chaudièresde locomotives le jet de vapeur perdue qu’on yenvoie, permet de penser qu’il y a encore lieu à denouvelles recherches sur ce point. Il serait toujourstrès-utile, dans quelques circonstances, de pouvoiremployer la vapeur à produire le tirage dans unecheminée d’appel, pour éviter de placer des foyersdans des combles en bois, ou quand on peut dispo-ser de la vapeur non utilisée d’une machine motrice.
APPAREILS MECANIQUES.
La série des appareils dont nous nous occuponsici exige un moteur pour les faire fonctionner :l'emploi de ce moteur a aussi ses nécessités. Presquetoujours il faut ou une force hydraulique, ou unemachine à vapeur avec des fourneaux, des chauf-g. feurs et son combustible. Aussi ces instrumenta
d’appel ne peuvent-ils être employés que pour dedans la cheminée, un système métallique qui reçoive , grandes ventilations, à moins que, comme dans les pri-ou de l’eau chaude ou de la vapeur envoyée d’un I sons, on n’ait gratuitement, par les détenus, la màinpoint éloigné, il est évident qu’une forte proportion de [ d’œuvre motrice nécessaire.
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