VENTILATION-
VENTILATION.
ration ; les yeux n’éprouvent pas le moindre picote-ment; enfin, la température, comme l’air lui-même,diffère à peine de la température extérieure.
« La ventilation est si complète que nous n’avonspas hésité à mettre le gaz dans les citernes. An centrede chaque profil est un bec d’Argand . Un fumivore em-porte vers la bouche d’aérage les produits de la com-bustion. La flamme brûle vive et blanche. Le gaz aremplacé les chandelles qui ajoutaient une infection depins aux miasmes qui s’échappaient autrefois. Chaquecellule va posséder une bouche d’eau, un bec de gaz,et deux bouches d’air. Ce système, simple et naturel,où Ton n’emploie comme agents que l’eau, l’air et lalumière, a rendu le dépotoir Tune des usines les moinsinsalubres peut-être de la Villette. Toutes les plaintesélevées d’abord par les habitations.voisines ont disparu.La santé des ouvriers est excellente; leur moral estrelevé par la puissance même des moyens de propretéet de salubrité mis à leur disposition. »
Des expériences ont été faites pour déterminer lapuissance totale du ventilateur et régler l’appel des cel-lules à peu près également entre elles. Le débit totaldu ventilateur, installé comme il est aujourd’hui avecune vitesse de 700 tours à la minute, à laquelle il n’aété rien changé, a été trouvé de 8109 mètres cubes parheure.
Ce volume d’air, réparti exactement entre les neufcellules d’un rang, donnerait 900 mètres cubes parheure pour une cellule qui cube 80 mètres. La répar-tition obtenue après un premier essai de règlement parles coulisses des bouches d’appel, a donné 960 mètrescubes pour la cellule la plus éloignée du ventilateur,et toutes étaient parfaitement assainies.
M. Mille, en terminant, observe avec beaucoup deraison que la question de désinfection, est une questionmécanique, bien plus qu’une question chimique, et doitêtre résolue par les procédés les plus simples, avec del’eau et de l’air en abondance.
L’intérêt qui doit s’attacher à un dépotoir que nou9n’avons vu décrit nulle part, l’importance du travaild’assainissement dont il a été l’objet, sa nouveauté etson originalité, et les résultats si complets qui ont étéobtenus à peu de frais, motiveront les développementsque nous avons donnés et qui peuvent servir d'exempledans beaucoup de questions de ce genre.
VENTILATION DES LIEUX D’AISANCE.
L’assainissement des lieux d’aisance par la ventila-tion est très-important-dans une maison particulièreou un hôtel ; mais dans un établissement public, un
nécessairement très-rapprochés des salles de malades,et sans autre intermédiaire qu’un vestibule clos, où desdéjections putrides de toute nature sont jetées dans lesfosses, où des salles, élevées, bien aérées et souventventilées par aspiration , exercent un appel énergiquesur les sièges d’aisance et sur les fosses, il faut com-battre cet appel ascendant par an appel de ventilationdescendant, sans variations et très-puissant, afin d’êtrecertain que jamais les gaz méphitiques ne puissentrentrer dans les cabinets et dans les salles.
L’appel doit agir sur la fosse même et non pas sousla cuvette, pour que les gaz, développés par la fermen-tation des matières dans la fosse, ne soient jamaisexposés à se. dégager brusquement par le siège.
Dans un bâtiment d’hôpital, on a toujours à sa dis-position an moyen énergique, régulier et très-écono-mique d’appel, dans le foyer d’un fourneau d’office à feunu A (fig. 15}, on fait passer la fumée de ce fourneaudans un tuyau de fonte qui monte de 4 à 5 mètres dansun coffre en brique de grande section C, que Ton met encommunication par un oanal souterrain D avec le des- •sus de la fosse E ; cette cheminée d'appel C doit montersans rétrécissement jusque snr le toit et être recouverted’un chapeau en métal ou en pierre, qui est destiné àempêcher la pluie de refroidir l’intérieur du coffre, carcelui-ci n’a pour résister au refroidissement ni unehaute température ni une grande vitesse d’air. Il estimpossible d’avoir un appel plus simple, plus constantet plus fort.
Dans les bâtiments de Thôpital Lariboissière, chauf-fés par notre système, la ventilation des cabinets d’ai-sance FF' est ainsi disposée, et nous avons compté surun volume d’air de 20 mètres cubes par heure, oude 0“ ,e , 055 par seconde pour une bouche. Comme cesbouches ont ordinairement O^jlO de diamètre et 0“,0078de section, la vitesse y sera de 7 mètres, garantie très-large contre tout retour eu arrière.
Le volume total de l’air débité pour les neuf bou-ches* placées là sur une fosse, est donc de 180 mètres.Le canal souterrain et la cheminée montante d’appelsont calculés à 0 n “i,125 de section, ce qui donne unevitesse de 0“,400 par seconde, que Ton peut prendrepour base.
A Thôpital Saint-Louis, d’Arcet n’ayant à sa dispo-sition aucun fourneau d'office près de salles infectéespar des cabinets plftcés sur des escaliers qui, faisantappel sur les fosses . les a assainies et a ventilé puis-samment les cabinets en établissant, dans le haut dela fosse même, un tuyau qui montait jusque sur le toitet au milieu duquel il plaça une lampe qui déterminaun appel très-fort et en même temps éclaira l’es-calier à travers une vitre placée devant la lu-mière.
On peut aussi faire monter dans le coffre d’unelarge cheminée de cuisine, qui est toujours chauf-fée, un tuyau métallique partant du dessus de lafosse. 11 y a seulement danger d’un retour d’o-deur dans la cuisine.
Dans les prisons où il y a une cheminée d’ap-pel , le tuyau que Ton fait partir d’une fosse ven-tilée se rend dans la cheminée à une certainehanteur.
Dans les théâtres, les cabinets d’aisance don-nent forcémeut sur les corridors dos loges et sontà chaque instant ouverts. Ces corridors sont encommunication assez directe, par les portes desloges, avec la salle dans laquelle le lustre avec lacheminée qui le recouvre déterminent un appeldes plus puissants, même dans les théâtres qui nesont pas ventilés. Cet appel réagit avec force surles sièges et les tuyaux de descente des cabinets, et as-pire dans les corridors l'odeur des fosses, malgré lesdoubles portes de ces cabinets.
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collège, une pension, une caserne, un théâtre, un hôpi- |tul, elle est une des conditions fondamentales de salu-brité. Pans un hôpital surtout, où les cabinets sont >