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VERRE.

VERRE.

ment, et, par un léger choc, la détache de la canne ; unaide la reprend à l’aide d’une fourche, et la place dansle four à recuire dans une position verticale. Les vitresainsi préparées offrent au centre un noyau épais d’un ef-fet désagréable ; si on fait disparaître ce noyau en le cou-pant, on n'obtient que des vitres de faibles dimensions,mais jouissant d’un éclat parfait qu’on ne retrouve pasau meme degré dans les vitres faites par le nouveau pro-cédé, bien préférable d’ailleurs sous tout autre rapport.

Dans le nouveau procédé usité en France , l'ouvrier,après avoir cueilli au bout de sa canne une quantité deverre dépendant de la grandeur et de l’épaisseur de lafeuille qu’il veut fabriquer (A, 15, C, fig. 2544), lasouffle d’abord sous forme de sphéroïde (D) ; puis, con-tinuant à souffler en tournant la canne sur elle memeet la balançant simultanément dans un plan vertical, ilproduit un cylindre de plus en plus allongé (E, F), ter-miné par deux calottes hémisphériques. Dès que cecylindre a atteint les dimensions voulues, l’ouvrier sé-pare la calotte antérieure,' soit par l’application d’uncorps froid, soit en réchauffant lapièce avec le soin d’appliquer le doigt*en travers du bout de la canne : dansce dernier cas, l’air renfermé dans lemanchon de verre se dilate, et, netrouvant pas d’issue pour s’échapper,presse sur la calotte ramollie et lacrève. Quoi qu’il en soit, l’ouvertureétant faite et la pièce réchauffée, l’on*vrier la balance de nouveau en mêmetemps qu’il imprime à la canne uumouvement de rotation sur elle-même,de manière à lui donner la forme d'uncylindre ouvert à l’une de ses extré-mités (G), qu’il sépare enfin de lacanne à l’aide d’un fer froid, et, aubesoin, par l’application d’une goutted’eau. Il nettoie ensuite sa canne etrecommence le même travail.

Les cylindres ou manchons de verreobtenus comme il vient d’être dit, sontfendus dans toute leur longueur (H) 2544.

dès qu’ils sont refroidis, àl’aide d’une tige de ferportée au rouge, que l'onapplique suivant une deleurs génératrices. On lesintroduit ensuite dans lefour d’étendage c (repré-senté en coupe et eu plan(fig. 2542 et2543), parlecanal ff t en les faisant glis-ser peu à peu sur deux lon-gues tiges en fer. La soledu four d’étendage est or-dinairement formée d’uneplaque d’argile pouvantglisser sur des ornières enfer j usque dans le four à re-cuire d, annexé au four d’étendage. Le plus souvent onrecouvre cette plaque d’une feuille de verre dite ladre(la première de la fournée), qu’on saupoudre d’un peude verre d’antimoine; pn jette en outre de temps entemps dans le foyer a un peu de chaux, qui est entraî-née par le courant d’air à travers les ouvreaux b, b, etqui, venant s'attacher en partie à la surface du lagre ,suffit pour prévenir l’adhérence des feuilles à étendre :an bout d’un certain temps, le lagre se dévitrifie et doitêtre remplacé. Le cylindre arrivé sur la plaque et suffi-samment ramolli, l’étendeur affaisse à droite et à gau-che les deux côtés, qui cèdent facilement. Au moyend’un rabot en bois qu’on fait glisser avec vitesse à lasurface du verre, on étend alors parfaitement la plaque

de verre ; cela fait, on la pousse dans le four a recuire,où elle prend presque aussitôt assez de consistance, ense refroidissant, pour qu’on puisse la relever et la placerverticalement, en la soutenant sur des tringles en fertransversales mobiles e, e. Dès que le four à recuire estplein de feuilles de verre, on ferme toutes les issues eton le laisse refroidir lentement. Lorsque le refroidisse-ment est complet, on détruit la porte murée h, et onenlève les feuilles de verre.

On fabrique actuellement de cette manière d’énormesplaques de verre souvent d’une épaisseur suffisante pourêtre dressées à la manière des glaces, et qui sont trèsemployées à Paris pour devantures de boutiques.

Verre à vitre cannelé. Outre les verres à vitre unis, onen fabrique beaucoup, depuis quelques années, surtouteu Allemagne , qui sont cannelés soit dans un seul sens,soit dans deux directions faisant entre elles un anglede 30 à 45°, et présentant, dans ce dernier cas, l’aspectd’une suite de petits losanges accolés. Ces verres ont legrand avantage de rendre à peu près inutile l’emploides persiennes et des rideaux, en dispersant les rayonssolaires au point qu’ils ne puissent plus incommoder, eten empêchant tout regard curieux ou indiscret de plon-ger dans l’intérieur des habitations. On produit cescannelures lors du soufflage des manchons. Pour lesverres cannelés suivant une seule direction, il suffitd’employer des moules .cylindriques creux d’une pièce,en bois ou métalliques, et cannelés à l’intérieur suivantles génératrices. La seule différence dans le cas où l’onveut obtenir deux systèmes de cannelures, se croisantl’un l’autre, consiste dans l’emploi d’un moule pluscompliqué et formé de deux parties que l’on séparepour en retirer le manchon.

Cloches; globes elliptiques. Les cloches se soufflentcomme les manchons de verre à vitres, à cela près que,loin d’en crever la calotte antérieure, on cherche aucontraire à la rendre très régulière et d’une épaisseurbien uniforme.

Les globes elliptiques se commencent de la mêmemanière ; on les termine ensuite soit en les comprimantentre deux planches, soit an moyen d’un moule deforme appropriée, ce qui donne de meilleurs résultats.Dans ce dernier cas, comme il faut insuffler à la foisune grande quantité d’air dans la canne, on se sertd’un procédé particulier inventé en France par un ou-vrier de la fabrique de Baccarat : ce procédé consistedans l’emploi d’un manchon creux fermé par un bout,au fond duquel est fixé un ressort à boudin, attachépar l’autre extrémité à un piston annulaire qui se meutdans l'intérieur du manchon, qu’il suffit de renversersur la canne, et d’abaisser brusquement pour chasserdans celle-ci tout l’air qu’il ienfermait. Ce procédé estaussi très fréquemment employé dans la fabricationmixte de certains objets en cristal par soufflage elmoulage, pour obtenir des pièces chargées de plus oumoins d’ornements. La cloche ou le globe sônt ensuitedétachés de la canne, et, après le recuit, on en terminel’ouverture par la taille.

Tubes de verre creux à section intérieure circulaire.Pour obtenir ces tubes, l’ouvrier souffle d’abord uucylindre creux comme dans la fabrication du verre àvitres, seulement il lui donne une épaisseur de paroisbeaucoup plus considérable ; puis, après l’avoir ré-chauffé, il eu présente l’extrémité libre à son apprenti,qui y fixe une seconde canne à l’aide d’une goutte deverre fondu, puis tous deux l’étirent en s’éloignant ra-pidement l’un de l’autre. Cela fait, il ne reste plusqu’à diviser en tronçons le long tube obtenu, et ensuiteà recuire ces tronçons, dont le diamètre et l’épaisseurdépendent de la quantité de verre employée, du rap-port du vide ou plein dans le cylindre soufflé, et enfindu plus ou moins de tirage qu'on lui a fait subir.

Tubes de verre creux à section intérieure méplate . De-