ZINC.
ZINC.
l’air seo, mais dans l’air humide il ne tarde pas à se«ouvrir d’une couche de sous-oxyde grisâtre qui formevernis à la surface, de sorte que l’altération marcheensuite avec une lenteur extrême, comme le prouve ladurée des feuilles de zinc employées pour toitures.Vondu, il s’oxyde très rapidement à l'air ; quand il esttrès chaud, il s’enflamme comme un bain de graisse;ses vapeurs brûlent dans l’air avec une flamme blanchedes plus éclatantes; l’oxyde qui résulte de cette com-bustion se dépose sur les corps environnants sous laforme de houppes cotonneuses légères du plus beaublanc, ce qui les a fait désigner sous les noms de lainephilosophique , fleurs de zinc , pompholix . L'oxyde de zincen suspension dans l'air sèche la gorge et laisse dans1 a bouche une saveur sucrée, mais il n’est ni dangereuxni incommode.
Le zinc décompose facilement l’eau à l’aide de la cha-leur; au rouge sombre cotte action est si vive qu’en je-tant de l’eau sur du zinc fondu, il y a explosion. Il estattaquable par les acides les plus faibles, même par lesacides organiques et l’acide carbonique. Les alcalis caus-tiques l'oxydent et le dissolvent également en présencede l’eau. 11 résulte de cette grande affinité pour l’oxygèneque le zinc métallique réduit un grand nombre d’oxydesmétalliques, et même de composés du même ordre, telsque les sulfures, chlorures, etc., par voie sèche et parvoie humide.
Oxyde de zinc. L’oxyde de zinc pur est parfaitementblanc; il est inodore, insipide et insoluble dans l’eau;il est également infusible et fixe. Lorsqu’on le chauffeau chalumeau, après l’avoir humecté de nitrate de co-balt, il se colore en vert (cerf de Hinman ) à l’état d’hy-drate, il se dissout aisément dans les solutions alcalinescaustiques, dans l’ammoniaque et dans le carbonated’ammoniaque.
L’oxyde de zinc est composé de :
Oxygène.0,20 J n
“MO
Son hydrate renferme 0,4 829 ou un équivalent d’eau.
Sels de zinc .
Les sels de zinc sont incolores, presque tous solublesdans l’eau, l’ammoniaque, le carbonate d’ammoniaqueet les alcalis caustiques. Ils ne sont pas vénéneux. Ilssont précipités en blanc par les alcalis et leurs carbo-nates; le précipité est soluble dans les alcalis causti-ques, l’ammoniaque et le carbouate d’ammoniaque, etiusoluble dans les carbonates alcalins. Ils sont égale-ment précipités en blanc par les phosphates, les arsé-niates, les oxalates et les sulfures alcalins. Le prussiatejaune y forme un précipité blanc insoluble dans lesacides, le prussiate rouge un précipité jaune-orangé ;les succinates, benzoates et chromâtes alcalins ne lestroublent pas.
Sulfure de zinc. Le sulfure artificiel pur est blanc. Ilest à peu près infusible et susceptible de former aveol’oxyde des oxysulfures plus fusibles que le grillagedécomposé complètement. La chaleur seule ne l’altèrepas ; il se grille très aisément. Le charbon le réduit aublanc; il se dégage du sulfure de carbone et le zincréduit se volatilise. Il est très facilement attaqué parl’acide nitrique, et beaucoup plus difficilement par lesacides hydrochlorique et sulfurique. On le prépare enchauffant au blanc du sulfate de zinc anhydre dans uncreuset brasqué; on le purifie ensuite en le traitant parde l’acide hydrochlorique, qui dissout tout l’oxyde qu’ilpourrait renfermer et seulement très peu de sulfure. 11renferme :
Zinc. . . 0,667 . . 400 Q
Soufre. . . 0,333 . . 50 f z,n5 '
4.000
Sulfate de zinc. Le sulfate de zinc, aussi connu sousle nom de vitriol blanc, cristallise ordinairement enprismes à quatre pans terminés par des pyramides qua-drangulaires ; il est soluble dans 4 parties d’eau froide,et fond dans son eau de cristallisation qu’il perd aurouge naissant avec une partie de son acide ; il se dé-compose au blanc avec dégagement d'acide sulfureux.Le charbon le réduit facilement. Il renferme, à l’étatanhydre :
Acide sulfurique . . . 0,50 1 „ ,,
Oxyde de zinc. . . 0^50 f
Il contient ordinairement 0,365 ou 5 atomes d’eau decristallisation, mais il peut aussi cristalliser avec 1 ,î et7 atomes d’eau.
Le sulfate de zinc est employé dans la fabrication dequelques vernis pour rendre l'huile de lin siccative,dans I’impression SDR étoffes, et dans la médecinesoit comme vomitif (actuellement remplacé par l'émé-tique), soit contre les ulcérations des gencives, dans lescorbut, etc.
On le prépure en grand, surtout près de Goslar , dansle Hartz, par un grillage à une basse température dusulfure de zino ou blende, lessivant la blende grillée, etfaisant évaporer et cristalliser les eaux de lavage. Onle trouve dans le commerce en masses cristallines d’unblanc brunâtre contenant encore une notable quantitéde sulfate de fer. Pour le puriSer, on le dissout dans 'une faible proportion d’eau chaude, ou fait bouilliravec un peu de nitre pour peroxyder le fer, puis on faitbouillir avec de l’oxyde de zino qui précipite le per-oxyde de fei et entre en dissolution à sa place ; onfiltre chaud et on laisse cristalliser par refroidissement.On peut aussi le préparer directement par la dissolu-tion du métal dans l’acide sulfurique, mais il revientalors à un prix plus élevé.
Chlorure, bromure, iodure de zinc. Ces composés sonttous incolores, déliquescents, très fusibles, volatils etsusceptibles d’être distillés au rouge.
Carbonate de zinc. Se trouve dans la nature. Artifi-ciellement on ne parvient qu’à obtenir un hydro-car-bonate ou sans carbonate hydraté blanc très léger.
A lliagee.
Les principaux alliages de zinc employés dans lesarts, sont :
Les alliages de cuivre et zinc, voyez laiton ;
Les alliages de cuivre, plomb et zinc ;
Les alliages de zinc et étaiu, durcis par un peu d'an-timoine et qui remplacent avantageusement le bronzeponr coussinets, etc., comme étant moins chers, plusdurables et grippant moins par le frottement.
Les alliages de cuivre, zino et nickel, connus sous lesnoms de maillechort, packfong , argentan, que uousavons décrits à l’article nickel.
Minerait de zinc.
Bien qne les minéraux qui renferment du zinc soientassez nombreux, il n’en est que trois qui soient assezabondants dans la nature, et encore l’un d’eux, le sili-cate, ne peut-il servir à la fabrication du zinc :
Calamine, carbonate de zinc anhydre. La calamine estle plus abondant des minerais de zinc, et, jusqu'à cesdernières années, presque exclusivement le seul em-ployé à la fabrication du zinc métallique ou de luitou.Les cristaux blancs ou jaunâtres, demi transparents ouopaques, dérivent d’un rhomboèdre sous 1 angle de4 07"-40’ ; ils ont un éclat vitreux et perlé. La cafaraineest très souvent en masses compactes, souvent mélangéesd’une grande quantité-d’oxyde de fer hydraté ou de car-bonate de chaux maguésiière, ce qui fait qu’elle est sou-vent colorée en jaune, brun et même en rouge, et qu’aupremier abord on la prendrait pour du minerai de fer.Sa densité = 4.44*2 ; elle se dissout aveo effervescence