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ZINC.

ZINC.

méthode belge . La calamine est le plus ordinaire-ment calcinée dans des fours continus conduits commeles fours à chaux et qui ont '2*.50 de hauteur. 4 ",50 dediamètre au gueulard et 0“,60 à la base. Chaque fourest desservi par six ouvriers, dont trois seulement sontoccupés à la fois ; on y calcine moyennement 4 35 quint,métr.'de calamine brute par 24 heures; on consommemoyennement 1.333 k de minerai brut et 92 k de houillepar 4.000 k de calamine calcinée produite. On opèreaussi quelquefois la calcination dans des fours à réver-bère : la consommation en combustible est alors envi-ron triple et de 25 à 30 p. 100. La calamine calcinéeest soumise à un broyage sous des meules verticales,disposées comme celles des huileries ou comme cellesemployées à la manufacture royale de porcelaine deSèvres (voyez huile et poterie)

Les fours de réduction sont accolés par deux ou paruatre. La forme générale de chaque four (fig. 2579 et580) est celle d'un berceau cylindrique de 1“,87 d’ou-verture porté sur deux pieds-droits tels que la distancede la sole à la clef de la voûte soit de 2“,60. La partiepostérieure est fermée par un mur plein présentant huitbanquettes saillantes, sur lesquelles vient reposer lefond des creusets a; à la partie antérieure sont dispo-sées huit assises de briques dites chapeaux de prêtre,d’une forme particulière, et huit taques ou plaques defonte, destinées à soutenir la partie antérieure descreusets ; des carneaux e, e, placés au sommet de lavoûte servent à régler le tirage; enfin, au-dessous dela sole, sur laquelle reposent la rangée de creusets in-férieurs, se trouve le foyer 6, qui en est séparé par unevoûte percée de quatre ouvreaux.

Les creusets sont cylindriques, fermés à leur partiepostérieure et ont, après la cuisson, 1 m ,10 de long sur0“,15 de diamètre intérieur et 0 m ,03 d’épaisseur; cescreusets sont faits en terre réfractaire d’Andennes ; ondonne 0",04 d’épaisseur à ceux des 3 rangées inférieu-res; on a toujours été en augmentant le nombre de ceuxque l’on place dans un même four; autrefois on n’en

plaçait que 20 comme l’indiquent les fig. 2579 et 2580 ;actuellement chaque four en renferme huit rangées, lessept premières de 6 et la supérieure de 4, en tout46 creusets par four. Les taques sont disposées de tellesorte que chaque creuset présente une inclinaison totalede 0*,20 de l’arrière à l’avant.

Le séchage d’un fourde réduction dure de 4 à 5 jours.Lorsque le four est arrivé au rouge-blanc, on démolitsuccessivement les petits murs que l’on avait construitsprovisoirement et on introduit au fur et à mesure, dansle four, les creusets préalablement portés au rouge dans

un fonr particulier; on introduit en même temps, dansla gueule des creusets, des tubes coniques en fonte quidoivent servir de condenseurs; ces tubes ont 1“,40 delong sur un diamètre extérieur de 0*,10 à la base et de0"\06 au sommet, et une épaisseur qui varie de 0“,01à 0~,02 ; ces tubes entrent par leur gros bout dans l’in-térieur des creusets où iis pénètrent de 0“,06 à 0“,08 ftandis que le petit bout repose sur les taques de fonte.

Au bout de vingt-quatre heures, ouenlèveles tubes enfonte pour introduire dans les creusets une premièrecharge, composée de poussières et de crasses de zincmélangées de leur poids de mena charbon ; on remetensuite les tubes en fonte et on les lute avec de la terreréfractaire. Ce n’est que quatre ou cinq jours après, quele four est arrivé & son état normal; les charges secomposent alors de 2 parties de calamine calcinée enpoids et de 1 p. de charbon maigre et menu : la chargede toutes les cornues dure 3 heures ; dès que la flammequi se dégage des tubes, d’abord rouge et bleue, prendune couleur verdâtre, on prolonge les tubes en fonte eny adaptant des allonges en tôle de 0®,002 d’épaisseurqui ont la forme de troncs de cône de O", 62 de lon-gueur, et dont les bases ont respectivement 0",075 etU",020 de diamètre. 5 heures après le moçnent où acommencé le nettoyage et le chargement des creusets,on fait une première coulée : à cet effet, un ouvrier,les mains garnies de vieux chiffons de toile, saisit parle petit bout une allonge de chaque main, les secouefortement dans un étouffoir en tôle, et les dispose entas à quelques pas du four; la poussière qui en tombeest un mélange d’oxyde de zinc et de zinc assez chaudpçur s’enflammer en partie au contact de l’air. Ensuite,avec un grattoir, les ouvriers raclent les tubes en fonteet font tomber le zinc qui s’y est condensé dans despoêlons en tôle, puis le coulent dans des lingotière-s ;ils replaceut de suite après les allonges. On fait troisnouvelles coulées, 7, 10 et 12 heures après le commen-cement de l’opération. Aussitôt après la dernière onprocède au nettoyage des creusets, c’est-à-dire à l'en-lèvement des résidus de l’opération précédente et onprocède à une nouvelle charge. Pendant le nettoyage,on répare les creusets un peu endommagés avec des pe-lotes d’argile que l’on introduit et bat avec un ringard ;lorsqu’ils le sont trop fortement, on les retire et on lesremplace par des creusets neufs préalablement portésau rouge-blanc.

Nous n’avons rien dit de la conduite du feu ; elledoit être telle que l’intérieur du four soit constammentau roage-blane ou rose, et que les creusets soient chauf-fés aussi uniformément que possible.

En douze heures ou un poste, on charge, dans lesquarante-six cornues, 500 k de calamine grillée et 250 k decharbon maigre menu, et on en retire ordinairement300 k de zinc et 20 à 25 k de poussières zinciferes. Onbrûle sur la grille environ 6 parties de houille à longueflamme d’excellente qualité pour 1 partie de zinc ob-tenu.

La campagne d’un four dure environ deux mois ; onla termine par deux autres charges dépoussiérés de zinc,mélangées de 1 /4 ou au plus 1 /3 de leur volume de char-bon fin, après avoir laissé la température s’abaisserdans les creusets jusqu’au rouge sombre, pour éviterles explosions qui pourraient résulter d’une réductiontrop rapide ; on ne fait qu’une charge de poussières parvingt-quatre heures et on coule fréquemment.

La durée des creusets est très variable suivant leurposition dans le four ; ceux des quatre rangées supé-rieures durent fort longtemps, quelquefois même deuxcampagnes; ceux des rangées inférieures sont détruitsbeaucoup plus rapidement.

Le tableau suivant, extrait du mémoire de MM. Piotet Murailbe, sur la fabrication du zinc en Belgique (Annales des mims % 6 e série, tome Y, 1844), indique