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Tome premier.
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67
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CHAPITRE II. 67

» de France : déjà même un tel départ ne» va-t-il pas la laisser solitaire, déserte, sans“ chef, sans armée, accessible à toute diver-“ sion ; qui donc la défendra ? Ma renommée'.

11 s’écria l’empereur. Ty laisse mon nom et laa crainte qui inspire une nation armée ! »

Et, sans paraître ébranlé par tant d’objec-tions , il annonçait : « qu’il allait organiser“ l’empire en cohortes de ban et d’arrière-ban,

“ et laisser, sans défiance , à des Français , lax garde de la France , de sa couronne et de“ sa gloire.

» Que quant à la Prusse, il s’était assuréx de sa tranquillité , par l’impossibilité où il“ l’avait mise de remuer, même dans le casx d’une défaite, ou d’une descente des An-x glais sur les côtes de la mer du Nord et surx nos derrières. Qu’il tenait dans sa main la" police civile et militaire de ce royaume ;x qu’il était maître de Stettin, Custrin , Glo-“ gau, Torgau, Spandau , et de îïagdebourg ;“ qu’il aurait des officiers clairvoyans à Col-« berg , et une armée à Berlin ; qu’avec cesx moyens et la loyauté de la Saxe , il n’avait« rien à craindre de l’inimitié prussienne.

" Que pour le reste de l’Allemagne , une« vieille politique l’attachait à la France , ainsix que les mariages avec les maisons de Bade ,x de Bavière et d’Autriche ; qu’il comptait sur" ceux de ses rois qui lui devaient leur nou-x veau titre. Qu’après avoir enchaîné l’anar-