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Tome premier.
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179
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CHAPITRE YII. 179

accourut : il contempla pour la première foisce fleuve, sa nouvelle conquête. Il blâmaavec raison et sèchement la construction vi-cieuse du pont, qui lui soumettait les deuxrives.

Ce ne fut point une vanité puérile qui luifit alors passer ce fleuve, mais l'empressement,de voir par lui-même où en était l’armée russedans sa marche de Drissa sur Yitepsk, et s'ilpourrait l’attaquer au passage, ou la devancerdans cette ville. Mais la direction que prenait,l’arrière-garde ennemie, et les réponses dequelques prisonniers , lui prouvèrent quellarclay l’avait prévenu , qu’il avait laisséWittgenstein devant Oudinot, et que le gé-néral en chef russe était dans Yitepsk. Déjàmême , il était prêt à disputer à Napoléon lesdéfilés qui couvrent cette capitale.

Napoléon n’ayant vu, sur la rive droite dufleuve , qu’un reste d’arrière-garde, rentradans Beszenkowiczi. Ses armées y arrivaienten ce moment par les routes du nord et del’ouest. Ses ordres de mouvemens avaient étéexécutés avec une telle précision, que tousces corps , partis du Niémen à des époques etpar des routes différentes , malgré des obsta-cles de tout genre, après un mois de sépara-tion , et à cent lieues du point où ils s’étaientQuittés, se trouvèrent à la fois réunis à Bes-z enkowiczi, où ils arrivèrent le même jour eta la même heure.