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Tome premier.
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i8o LIVRE IV.

Aussi le plus grand désordre y régpait ; denombreuses colonnes de cavalerie , d’infante-rie, d’artillerie, s’y présentaient de tous cô-tés ; elles se disputaient le passage ; chacun ,irrité par la fatigue et par la faim, était impa-tient d’arriver à sa destination.

En même temps, les rues étaient obstruéespar une foule d’ordonnances, d’officiers d'é-tat-major, de valets, de chevaux de main etde bagages. Ils parcouraient tumultueusementla ville , cherchant, les uns des vivres, d’au-tres des fourrages, quelques-uns des loge-ments : on se croisait, on s’entre-choquait,et l’affluence augmentant à chaque instant, cefut bientôt comme un chaos.

Ici, des aides-de-camp, porteurs d’ordrespressés, cherchent vainement à s’ouvrir unpassage ; les soldats restent sourds à leursavertissements, même à leurs ordres; de làdes querelles, des clameurs, dont le bruit sejoint aux roulements des tambours, aux ju-rements des charretiers, au bruit des caissonset des canons, aux commandements des offi-ciers, même aux combats qui se livrent dansles maisons, dont les uns prétendent forcerl’entrée, et que d’autres, déjà établis, dé-fendent.

Enfin, avant minuit, toutes ces masses quis’étaient presque mêlées, se débrouillèrent;cet amas de troupes s’écoula vers Ostrowno,et dans Beszenkowiczi ; au tumulte le plus