CHAPITRE VII. 181
effroyable succéda le plus profond silence.
Ce rassemblement, les ordres multipliés quiarrivaient, de toutes parts, la rapidité avec la-quelle tous les corps s’étaient portés en avant,même pendantla nuit, tout annonçait un com-bat pour le lendemain. En effet, Napoléon n’a-Vait pas pu prévenir les Russes dans Vitepsk ,il voulut les y forcer , mais ceux-ci, après yêtre entrés par la rive droite de la Diina, avaienttraversé cette ville, et venaient au-devant de luipour défendre les longs défilés qui la couvrent.
Le 2 5 juillet, Murat marchait vers Os-t.rowno avec sa cavalerie. A deux lieues de ceVillage, Domon, du Coëtlosquet, Carignan ,et le huitième de hussards, s’avancaient encolonne sur une large route, marquée par undouble rang de grands bouleaux. Ces hussardsétaient près d'atteindre le sommet d’une col-line , sur laquelle ils n’entrevoyaient que laplus faible partie d’un corps, composé de troisrégiments de cavalerie de la garde russe, etde six pièces de canon. Pas un tirailleur necouvrait cette ligne.
Les chefs du huitième se croyaient précédésPar deux régiments de leur division, qui mar-chaient à travers champs, à droite et à gau-che de la route, et dont les arbres qui la bor-dent , leur dérobaient la vue. Mais ccs corpss étaient arrêtés, et le huitième, déjà bien ena vant d’eux, s’avançait toujours, persuadélue ce qu’il entrevoyait au travers des ar-i. 16