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Tome premier.
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j go LITRE IY.

mêlée, avec les soixante officiers et cavaliersqui l'entourent. Son audace étonne les lan-ciers russes, ils s’arrêtent. Pendant que ceprince combat et que le piqueur qui le suit,lui sauve la vie en abattant le bras d’un en-nemi levé sur sa tête, les restes du seizièmese rallient, et vont se réfugier près du cin-quante-troisième régiment qui les protège.

Cette charge heureuse des lanciers de lagarde russe , les avait fait pénétrer jusqu’aupied de la colline d’où Napoléon donnait auxcorps d’armée leur direction. Quelques chas-seurs de la garde française venaient de mettrepied à terre , suivant l’usage , pour formerune enceinte autour de lui ; ils écartèrent leslanciers ennemis à coups de carabine. Ceux-ci repoussés , rencontrèrent, en retournantsur leurs pas, les deux cents voltigeurs pari-siens , que la fuite du seizième de chasseursà cheval avait laissés seuls entre les deux ar-mées ; ils les assaillirent. Tous les regards sefixèrent alors sur ce point.

Des deux côtés on jugeait ces fantassins per-dus : mais seuls, ils ne désespérèrent pasd’eux-mêmes. D’abord leurs capitaines gagnè-rent en combattant, un terrain entrecoupé debuissons et de crevasses, que bordait la Düna :tous s’y réunirent aussitôt, par l’habitude quechacun avait de la guerre , par le besoin des’appuyer l’un de l’autre , et par le danger q' 1 'rapproche. Alors, comme il arrive toujours