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Tome premier.
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CHAPITRE VIII. i 9l

dans les périls imminents, ils se regardent«ntre eux , les plus jeunes , leurs anciens, ettous , leurs officiers , cherchant à lire dans leurc ontenance ce qu’ils devaient espérer, crain-dre ou faire : ils se virent pleins d’assurance,et tous comptant les uns sur les autres, cha-cun compta plus sur soi-même.

On s’aida du terrain avec habileté. Les lan-cers russes , embarrassés dans les broussaillese t arrêtés par les crevasses, alongcaient env ain leurs longues lances ; pendant qu’ilsPerchaient à pénétrer, atteints par les bal-les , ils tombaient blessés ; leurs corps et ceuxde leurs chevaux s’ajoutaient aux obstaclesT'c présentait le terrain. Enfin ils se rebu-tèrent ; leur fuite, les cris de joie de notrearmée, l’ordre d’honneur que l’empereur en-v oya sur-le-champ même , aux plus braves ,s es paroles que l’Europe a lues, tout apprita ces vaillants soldats leur gloire , qu’ils n’ap-Préciaient pas encore , les belles actions pa-lissant toujours simples à ceux qui les font.Üs s’étaient crus près d'être tués ou pris, ilss e virent presque au même instant victorieuxc t récompensés.

Cependant, l’armée d’Italie et la cavaleriede Murat, que suivaient trois divisions du pre-mier corps, confiées, depuisVilna, au comtede Lobau, attaquaient la grande route, et lesk°is où s’appuyait la gauche de l’ennemi.^ engagement fut d’abord vif, mais il tourna