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LIVRE V.
» Vitepsk , elle ait manqué à un rendez-vous,u comme s'il eût. été question d'un duel. C’é-» tait une armée terriliée, que sa cavalerie lé-» gère mettrait seule en déroute. » Cet em-portement d’ardeur fit sourire Napoléon ; puis,pour le modérer : « Murat, lui dit-il, la première» campagne de Russie est finie; plantons ici» nos aigles. Deux grands fleuves marquent» notre position ; élevons des blocs-house sur» cette ligne ; que les feux se croisent par-» tout : formons le bataillon carré. Des ca-» nons aux angles et à l’extérieur. Que l’in-» térieur contienne les cantonnements et lesi> magasins. i8i3 nous verra à Moscou , 181 4-» à Pétersbourg. La guerre de Russie est une» guerre de trois ans ! «
Ainsi son génie concevait tout par masses,et il voyait une armée de quatre cent millehommes comme un régiment.
Ce jour-là même, il interpella hautementun administrateur par ces mots remarqua-bles : « Pour vous, monsieur, songez à nous» faire vivre ici ! car, ajouta-t-ilà haute voix,
» en s’adressant à ses officiers, nous ne ferons» pas la folie de Charles XII ! » Mais bientôtses actions démentirent ses paroles, et cha-cun s’étonna de son indifférence à donnerdes ordres pour un si grand établissement. Agauche, on n’envoyait à Macdonald, ni lesinstructions , ni les moyens de s’emparer de |Riga ; à droite , c’était Bobruisk qu’il fallait j