CHAPITRE I. -2o5
prendre. Cette fortesesse s'élève du milieud’un vaste et profond marais. Ce fut de la ca-valerie qu’on chargea de l’assiéger.
Autrefois Napoléon n’ordonnait guère qu’a-vec la possibilité d’être obéi ; mais les mer-veilles de la guerre de Prusse avaient eu lieu,et depuis , l’impossibilité ne fut plus admise.On ordonnait toujours, tout devant être tenté,Puisque jusque là tout avait réussi. Cela fitd’abord faire de grands efforts , qui tous nefurent pas heureux On se rebuta ; mais lechef persistait : il s’était accoutumé à toutcommander ; on s’accoutuma à ne pas tout«xécuter.
Cependant Dombrowski fut laissé devantc ette place avec sa division polonaise, que Na-poléon disait être de huit mille hommes, quoi-qu’il sût bien qu’elle n’était alors que de douzecents hommes : mais telle était sa coutume ;s °it, qu’il crût que ses paroles seraientrépétées,et qu’elles tromperaient l’ennemi ; soit quePar cette évaluation exagérée , il voulût fairesentir à ses généraux tout ce qu’il attendait^eux.
Restait Vitepsk . De ses maisons , la vuePlonge à pic dans la Diina , et jusqu’au fonddes précipices dont ses murs sont environnés,flans ces contrées, les neiges séjournent long-temps sur les terres. Elles filtrent au traversde leurs parties les moins solides, qu’elles pé-nètrent, profondément, qu’elles délavent et ef-