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Tome premier.
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CHAPITRE I. 2o5

leur sort , de leurs souffrances , des actionsoù ils avaient succombé , et ne les quittaitqu’après les avoir consolés par ses paroles etsecourus de ses largesses.

On remarqua pour sa garde des attentionsparticulières; lui-même en passait chaque jourla revue , prodiguant la louange, quelquefoisle blâme , mais qui ne tombait guère que surles administrateurs ; ce qui plaisait aux soldatset détournait leurs plaintes.

Chaque jour il allait visiter les fours, gouter le pain , et s'assurer de la régularité detoutes les distributions. Souvent il envoyaitdu vin de sa table au factionnaire le plus prèsde lui. Un jour on le vit rassembler l'élite deSes gardes; il s’agissait de leur donner un nou-veau chef ; ce fut de sa voix , de sa main , et9vec son épée qu’il le leur présenta : puis il1 embrassa en leur présence. Tant desoins fu-rent attribués , par les uns , à sa reconnais-sance pour le passé-, et par d’autres , à sonexigence pour l’avenir.

Ceux-ci voyaient bien que, pendant les pre-miers jours, Kapoléon s’était flatté de recevoirde nouvelles propositions de paix de la partd Alexandre , et que la misère et l'affaiblisse-ment de l’armée l’avaient occupé. 11 fallaitbienhissera la longue file des traîneurs et des ma-lades , le temps de joindreles uns leurs corps,les autres les hôpitaux. Enfin, créer les hôpi-taux , rassembler des vivres , refaire les clie-

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