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Tome premier.
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213
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CHAPITRE II. 2 13

* concevons ni le but ni la nécessité, et que" du moins tout conseille de s’arrêter ici. »

L’empereur se récria : « Le croyait-on un“ insensé ! Pensait-on qu’il faisait la guerre

* par goût ! Ne lui avait-on pas entendu dire11 que la guerre d’Espagne et celle de Russie 8 étaient deux chancres qui rongeaient la" France , et qu’elle ne pouvait supporter à8 la fois.

» Il voulait la paix ; mais pour traiter , il8 fallait être deux , et il était seul. Voyait-on8 Une seule lettre d’Alexandre lui parvenir ?

» Qu’attendrait-il donc à Vitepsk ? Des fleu-8 Ves y marquaient, il est vrai, une position;

8 mais pendant l’hiver, il n’y avait plus de11 fleuves en ce pays. Ainsi c’était une ligne8 illusoire qu’ils indiquaient ; une démarca-8 tion plutôt qu’une séparation II faudrait8 donc en élever une factice, construire des8 villes, des forteresses à l'épreuve de tous8 les éléments et de tous les fléaux ; tout8 créer, le ciel et la terre : car tout manquait,8 jusqu’aux vivres , à moins d’épuiser la Li-11 tliuanie et de la tourner contre lui , ou de8 s e ruiner ; car si dans Moscou on pourra8 tout prendre , ici il faudra tout acheter.8 Ainsi, continua-t-il, nous ne pouvons, ni8 vous me faire vivre à Vitepsk , ni moi vous8 Y défendre ; ni l’un ni l’autre nous ne sau-8 f ions faire ici notre métier.

" Que s’il retournait à Vilna , on l’y nour-