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Tome premier.
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ai4 ' LITRE Y.

» rirait plus facilement, mais qu’il ne s’yn défendrait pas mieux ; qu’il faudrait donc» reculer jusqu’à la Yistule et perdre la Li-» thuanie. Tandis qu’à Smolensk il trouverait,» ou une bataille décisive, ou du moins uneu place et une position sur le Dnieper .

» Qu’il voyait bien qu’on pensait à Char-a les XII ; mais que si l’expédition de Moscou u manquait d’un exemple heureux, c’est qu’ellei> avait manqué d’un homme pour l’entre-» prendre; qu’à la guerre , la fortune est de» moitié dans tout ; que si l’on attendait tou-» jours une réunion complète de circonstances» favorables , on n’entreprendrait jamais rien;» que pour finir, il fallait commencer ; qu’il» n'y a pas d’entreprise où tout concoure , et» que dans tous les projets des hommes le» hasard a sa place ; qu’enfin la règle ne fait» pas le succès , mais le succès la règle , et que» s’il réussissait par de nouvelles marches , oni> ferait d’après un nouveau succès de nou-» veaux principes.

u 11 n’y a pas encore de sang versé, ajouta-ii t-il, et la Russie est trop grande pour céderu sans combattre. Alexandre ne peut traiter» qu’après une grande bataille. S’il le faut ,» j’irai chercher jusqu'à la ville sainte cettea bataille , et je la gagnerai. La paix m’attendn aux portes de Moscou . Mais l’honneur sauvé,u si Alexandre s’obstine encore, eh bien , jea traiterai avec les boyards ; sinon , avec la