CHAPITRE II 2.i S
» population de cette capitale : elle est consi-» dérable, ensemble et conséquemment éclai-11 rée ; elle entendra ses intérêts , elle com-*> prendra la liberté. » Et il termina en disant:« que d’ailleurs Moscou haïssait Pétersbourg ;•> qu’il profiterait de cette rivalité ; que les“ résultats d'une telle jalousie étaient incalcu-" labiés. »
Ainsi, l’empereur, que la conversation avaitéchauffé , découvrait son espoir. Daru lui ré-pondit : « que la guerre était un jeu qu’ilh jouait bien, où il gagnait toujours, et qu’on“ pouvait en conclure qu il la faisait avec plai-" sir. Mais qu'ici, c’étaient moins les hommes’> que la nature qu’il fallait vaincre ; que déjà,
” soit désertion, maladie ou famine, l'armée“ était diminuée d un tiers.
» Si les vivres manquaient à ATtepsk , que” serait-ce plus loin ? Les officiers qu'il envoie“ pour en requérir, ne reparaissent plus , ou“ reviennent les mains vides. Le peu de farine” ou de bestiaux qu’on parvient à réunir, est
* aussitôt dévoré par la garde : on entend les*' autres corps dire qu elle exige et absorbe" tout ; que c’est commeune classe privilégiée.
* Ambulances, fourgons, troupeaux de bœufs,“ rien n’a pu suivre. Les hôpitaux ne suffisent
* plus aux malades : on y manque de vivres ,
* de places , de médicaments.
» Tout conseille donc de s'arrêter, et d’au-“ tant plus, qu à dater de Vitcpsk , il ne faut