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CHAPITRE II.tant de malheurs , il est encore aimé par ceux<jui ont vécu dans son intimité
L’empereur, peu satisfait , fit venir succes-sivement plusieurs des généraux de son armée;mais ses questions leur indiquèrent, leurs ré-ponses; et quelques-uns de ces chefs, nés sol-dats , etaceoutumésà obéir à sa voix, lui furent,soumis dans ces entretiens comme aux champsj de bataille.
D’autres attendirent , pour dire leur avis ,l’événement: taisant leur crainte d’un malheurdevant un homme toujours heureux, et leuropinion , que le succès leur reprocherait peut-etre un jour.
La plupart approuvèrent, sachantbien d’ail-leurs , que quand même ils s’exposeraient àdéplaire , en conseillant de s’arrêter, on n enmarcherait pas moins. Puisqu’il fallait courirde nouveaux dangers, ils aimèrent mieux pa-raître les affronter volontairement. Ils trou-vaient moins d’inconvénients à avoir tort aveclui , que raison contre lui.
Mais il y en eut un qui, non content de l'ap-prouver, l’excita. Par une coupable ambition,■1 accrut sa confiance, en grossissant à ses yeux| la force de sa division. Car après tant de fati-I ipies , sans dangers, c’était un grand mériteaux chefs d’avoir su conserver autour de leursa'gles un plus grand nombre d’hommes. Onsatisfaisait ainsi l’empereur par son côté le plusfaible , et le temps des récompenses arrivait.
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