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Tome premier.
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CHAPITRE II. 219

corps. Cette violence, jointe il lajalousie qu’in-spirenl toujours les corps d’élite, mécontental'armée.

L’empereur ignore ces plaintes , mais unchagrin cruel le dévore ; il sait que dans Vi-tepsk seulement trois mille soldats sont at-teints d’une dyssenterie, qui étend ses ravagessur toute son armée. Le seigle qu’ils mangenten bouillie en est la principale cause. Leursestomacs, accoutumés au pain, rejettent cettenourriture l’roide et indigeste, et l’empereurpresse ses médecins d’y chercher un remède.En jour on le voit moins soucieux : « Davout " a , dit-il, trouvé ce que les hommes de l’art’> n’ont pu découvrir; il vient d’en recevoir la" nouvelle : il ne s’agit que de griller le seigle“ avant de le préparer, v et les yeux de Na-poléon brillent d’espoir, en questionnant sonUtédecin, qui s’en réfère à l’expérience. L’em-Pereur appelle aussitôt deux grenadiers de sagarde ; il les place à sa table , près de lui , etleur fait commencer l’épreuve de cette nour-riture ainsi préparée. Elle leur réussit mal ,quoiqu’il y eût ajouté de son propre vin, qu’illeur versa lui-même.

Toutefois , au milieu de tant de privations ,le respect pour le vainqueur de l’Europe , etla nécessité , soutenaient; on se sentaitengagétrop avant ; il fallait une victoire pour se dé-gager promptement ; lui seul pouvait la donner;Puis le malheur avait épuré l’armée : ce qui en

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